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positions tant qu’on n'aura pas pu prouver de façon sûre la présence du tréponème ou l'impossibilité de celle-ci dans le spermatozoïde sous forme peu virulente. Et si l’origine maternelle de la syphilis fœtale semble de loin la plus fréquente, on ne peut penser, jusqu'à plus ampleinformation, que la syphilis germinative donnée par le père soit d’une impossibilité absolue.
Dans le cas où la mère est seule syphilitique, le problème est peu différent. On n’a pu établir avec certitude la présence du tréponème dans l’ovule et de même beaucoup d’auteurs nient, pour un tel ovule, la possibilité d'être fécondé et de donner un embryon. La plupart admettent que le fœtus qui a reçu son hérédité syphilitique de sa mère seule, recevra ultérieurement, d’elle également, le tréponème par voie transplacentaire.
Là encore, de même que lorsque les deux procréateurs sont syphilitiques la question n’est pas résolue,
En résumé, nous voyons la différence capitale qui oppose les deux catégories d'enfants issus de parents syphilitiques.
Le congénital à été conçu par des cellules saines et ne possède donc pas d’hérédité syphilitique. Il sera contaminé dans le cours de sa vie intra-utérine et cela toujours par voie transplacentaire. Ce n’est qu'à partir de ce moment que les tréponèmes secrétant leur toxine vont être pour lui facteurs de dystrophies. Mais il est facile de comprendre que ces toxines, agissant
pendant un laps de temps plus court, agissant sur un
organisme déjà en partie ou totalement formé, agissant surtout sur un organisme constitué de cellules saines, donneront dans la plupart des cas des dystrophies peu importantes, bénignes. Et même lorsque la syphilis à été contractée par la mère dans les tout derniers mois de sa grossesse, elle ne donnera souvent aucune dystrophie. C’est ce qui explique que jusqu’à la découverte des examens sérologiques les auteurs aient cru que l'enfant était indemne de syphilis lorsque la mère avait contracté celle-ci après le sixième ou le septième mois de sa grossesse.
Le syphilitique héréditaire lui, a été conçu par des cellules tarées, cellules qui chacune était, en puissance, génératrice de dystrophies.
Il semble que lui aussi recevra son tréponème par voie transplacentaire, mais il n’est pas prouvé qu'il ne puisse le tenir directement de l’ovule ou du spermatozoïde ou même des deux.
Cette syphilis héréditaire préexistant à la première segmentation, à l’ébauche de tout organe, va avoir souvent une influence dystrophique importante. A celle-ci va s'ajouter l'influence de la toxine tréponémique qui, agissant pendant toute la grossesse sur un terrain déjà sujet aux malformations, va augmenter
l'importance des dystrophies.