Guerarpr. Sem. méd, Juin
LA SE en ville et s’élevant à 2.600 cas, n’a pas mentionné les lésions spléniques.
Néanmoins, il semble acquis que les accidents terliaires s’accompagnent fréquemment d'une tuméfaction de la rate, qui est ordinairement légère, et exceptionnellement considérable.
Il ne faut pas généraliser et croire qu'il en est toujours ainsi : ce serait une erreur.
Un certain nombre d’autopsies, entre autres celles de Gaïllard-Lacombe montrent qu'au dernier degré de la cachexie syphilitique, on peut trouver une rate très normale et même petite.
Ces faits négatifs n’empèchent pas la réalité des faits positifs et n’enlèvent rien à leur valeur. Mais la tuméfaction splénique tertiaire ne s'accompagne pas toujours d’autres accidents syphilitiques.
Il existe des cas où les accidents spléniques sont tels qu’ils paraissent le phénomène principal et la cause de la maladie.
Et de même que nous avons trouvé, chez l'enfant, une « forme splénomégalique de l’hérédo-syphilis » caractérisée par la présence seule d’une hypertrophie considérable de la rate ; sans aucune lésion concommittante, nous allons voir s'établir, grâce aux observations ( intéressantes suivantes une syphilis tertiaire à prédominance splénique.
Thomas a publié en 1897, une observation d’un homme à gros foie et à grosse rate: cette dernière remplissait tout l’hypocondre jusqu’à l’épine iliaque anté-
risure et inférieure, aucun acccident syphilitique actuel
n'apparaissait. Le sang était normal. A la suite du traitement spécifique les deux viscères diminuèrent et l’état général s’améliora.
Jullien et Mauriac (1)citent dans leurtraité, une observation de Guiseppa Ritta, dans laquelle il s’agit d’une hypertrophie splénique énorme, considérée par beaucoup, comme le résultat de la malaria, lorsqu'un jour éclatèrent les plus formidables accidents syphilitiques du côté de la bouche et du pharynx. |
M. Guérin de Bordeaux (2) cite, enfin, une observation dans laquelle l'importance de la lésion splénique, est telle qu’on porte presque uniquement son attention sur ses symptômes. Il n’y a pas d’autres accidents syphilitiques et c’est le doute dans lequel on est resté très longtemps sur l’origine d’une splénomégalie qui
fait l’intérêt de l’observation suivante résumée :
Un homme de 58 ans entre à l'hôpital Saint-André en août 1899. Sans antécédents héréditaires, ayant eu la variole et des fièvre intermiltentes graves. Rien du côté des organes génitaux : il n'a jamais eu de maux de gorge, pas d’alopécie.
Érar acruez. — Cachexie, tumeur énorme du côté gauche, qui atteint la crête iliaque par sa partie inférieure, l'espace de Traube en haut ; il y a matité dans toute l'étendue. Le foie est petit. On note une périostose du tibia : le malade raconte ävoir eu là, autrefois, un trou pendant trois ou quatre mois. Le traitement spécifique est appliqué le 29 août. Le 15 septembre la rate ne se sent plus. La périostite a disparu.