I. Lésions du myocarde. — Ces lésions du myo
carde peuvent être divisées en deux groupes:
1° Lésions produites directement par la syphilis.
2° Lésions consécutives au développement de ces
lésions spécifiques.
SD
À, — Lésions syphlitiques proprement dites.
Ces lésions peuvent se présenter sous. deux aspects : |
a, — Lésions gommeuses,
b, — Lésions de myocardite scléreuse..
. Ces deux ordres de lésions peuvent être isolés ou associés. | . LT
1°. Lésions gommeuses. — Les gommes ont une ES signification certaine, spécifique, bien que le diagnos-
tic anatomique en soit quelquefois diffficile.
| Les observations de Ricord, Lebert, Virchow, Morgan, Caylor, Graffner, Teissier peuvent être prises comme types. Toutes les parties du myo- carde peuvent être intéressées par ces néo- formations spécifiques qui sont ordinairement situées - dans Pé- es
paisseur des parois des. ventricules, surtout du gau-.
che (Jullien, Mracek).
On ena signalé au niveau des dre (Lhon-
et neur) et de la cloison interventriculaire (Virchow. Ra 2H a Wilks). Souvent elles sont réparties sur. plusieurs seg- Hé tments du myocarde (Virchow, Newton, Pitt), là où les gommes peuvent faire saillie vers le péricarde ou
| l'endocarde. En pareil cas, l’endocarde ou le péri- 4
de carde participent toujours à la lésion et presentent
| un. épaississement blanchâtre, scléreux, ou des adhé-
rences plus où moins | éténdües Lits SR CT à
re AL pi faut noter Lite les orifices et rs valvules du se LES
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cœur sont ordinairement repectés par les gommes. Celles-ci peuvent être multiples ; elles sont alors isolées les unes des autres, ou bien réunies en constituant des groupes.
Macroscopiquement, la gomme cardiaque est comme toutes les gommes des autres organes : c’est une tumeur solide, une masse sphérique, de consistance ferme, homogène, sèche à la coupe, compacte, de coloration grisâtre ou jaunâtre, à contenu caséeux, parfois de la grosseur d’une tête d’épingle, d’un grain de chènevis. La gomme, en d’autres cas, atteint le volume d’un haricot, d’uné noisette, d’une noix, d’un œuf ce pigeon, d’une bille de sue (Wilks).
Ordinairemént, il n'y a qu’un petit nombre de gommes ; on en trouve deux, trois, quatre, rarement -plus de six à huit; dans ce dernier cas, les tumeurs sont groupées, serrées les unes à côtes des autres, reliées par du tissu fibreux, véritable tissu scléro-. .
Chaque tumeur gommeuse est entourée .
ue d’une LE qui la sépare du parenchyme avoisinant, paroi épaisse, Ébreuse, résistante, nacrée; condensée, vasculaire. en
Il n’est pas toujours facile au. simple aspect ma croscopique, de distinguer une gomme des autres Jésions pouvant Ja simuler au niveau du cœur. \Îl-est
souvent difficile de différencier une gomme d'un
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tubercule du cœur (Virchow, Forster), d’un sarcome (Lhonneur), ou d’un infarctus (Oppolzer),
Ce dernier point est d'autant plus difficile à élucider que récemment on a cru pouvoir attribuer à la syphilis la production, dans le cours de la myocardite, de certains foyers de ramollissement consécutifs à une artérite oblitérante. (Birsch, Hirschfeld, Chwostek, Weichelbaum, Erhlich).
Histologie de la gomme. — Histologiquement, la gomme est constituée, au début, par un amas de cellules embryonnaires constituant un nodule (nodule syphilitique de Brissaud).
La gomme adulte est constituée par trois couch®s
concentriques (Malassez) :
1° Au centre : un tissu fibroïde en dégénérescence granuleuse, présensant de petits corps très réfrin-
gents se colorant en rouge par la purpurine.
2° À la partie moyenne : une zône de tissu fibreux disposé en couches concentriques avec des cellules géantes.
3° À la périphérie : une couche de cellules embryonnaires se continuant avec les tissus avoisinants.
Les lésions artérielles qui accompagnent ou pré-
cèdent la gomme (Balzer, Marfan, Toupet) consistent
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