NON] RE
Jullien admet l'existence de la sclérose; mais, pour lui, cette sclérose est rare, et même problématique. Virchôw et Lancereaux admettent la sclérose primitive du myocarde d’origine syphilitique.
Cette myocardite peut être totale ou partielle (ce qui est le cas le plus fréquent). Cette disposition particulière de la myocardite syphilitique, à être partielle tient aux altérations vasculaires qui peuvent porter soit sur les gros vaisseaux du cœur, soit sur leurs branches terminales, soit enfin sur leurs vasa-
__ vasorum.
Siège de la sclérose. — Cette myocardite scléreuse peut siéger dans n'importe quelle partie du cœur ; mais son siège le plus fréquent est le ventricule
- - gauche.
Aspect macroscopique de la sclérose. — Au point de vue macroscopique, cette myocardite se présente
ainsi: le muscle est ordinairement hypertrophié ; il
est plus dense : sa coloration est brun rougeâtre ou légirement grisâtre; sa consistance est augmentée : -- ilest dur et crie sous le scapel. Sn OA (+. : La sclérose se présente sous les aspects suivants: : D ir Tractus fibreux dissociant le myocarde dans
difiérents sens. Dans ce cas-là, la myocardite est sur-
| é J Aer LU - tout reconnuë au microscope.
re
2° Plaques lamellaires ou non, d'apparence car-
tilagineuse, d’un gris blanchâtre, dures avec rétrac- :
tion de l’endocarde ou du péricarde. rs 3° Gros tractus fibreux analogues aux HE tions du muscle grand droit de l'abdomen (Lance- à reaux). :RT Ces tractus fibreux peuvent présenter au milieu 2 He
.de leurs fibres des gommes microscopiques sous
forme de nodules d'apparence grisâtre ou gris jau= QC
RAS EN A nâtre ayant tendance à s ’énucléer. J ASE 5 / à 4 Sorte de pyramide grisâtre, dure, à base pee
nee à sommet central. Fe GP SEE De : pie Pape Cicatrices déprimées, grisâtres, pee adhé-. 2 Eds Li . rant plus ou moins au péricarde ou à l’endocarde.… ss Fu | Cesc ‘cicatrices indiquent c des sommes cu
2 T's AL AXE PRES Vire : :
] Fr AA ie Si NS LEZ 4 = Ni x z w4 à ; “* {e ce N 1 RME SR EE AE ; Pret ‘ de PTE: WE ’ < 2 DRE
ne ; NE otaon, dé la sclérose. a Li point dé vue e mi |croscopique 1 la sclérose passe Fi les différents s
As Ée
côté du t ss
De Ÿ UE
Séaux sanguins ou de leurs vasa-vasorum ; elle peut
alors donner lieu à de l’endartérite ou de la périartérite des artères coronaires dont il faut noter ici la
grande fréquence des altérations ; elle peut également |
s'accompagner d'anévrysmes miliaires (Birsch-Hirschfeld, Cvostek, Weichelbaum, Erhlich, Balzer).
Lancereaux résume ainsi l’évolution de la myocardite. Il y a d’abord vascularisation et apparition de noyaux ainsi que de petites cellules arrondies sur le sarcolemme ou dans les travées connectives : de là résulte une apparence ecchymotique du tissu affecté ; puis il y a formation de fibres de tissu conjonctif sur quelques points ; en d’autres endroits, il y a de la mé- ” tamorphose graisseuse des éléments musculaires et cellulaires, d’où coloration jaunâtre des parties atteintes et dont le contenu peut être résorbé.
D'après ce que nous venons de voir, on peut juger qu'iln’y a rien qui puisse différencier cette myocar-
dite, de la myocardite scléreuse en général ; peut-être
pourrions-nous trouver quelques différences dans la
fréquence des altérations vasculaires à tendance obli-
térante, dans la rareté des cellules géantes, enfin dans ce fait que les lésions sont presque toujours partielles, ‘qu’ elles atteignent rarement les valvules, et que rarement aussi elles s’accompagnent de surcharge graisseuse.