III. Lésions du Du Le — Les ne du péri
carde sont aussi rares que les lésions de l’endocarde.
Le péricarde est rarement le siège. primitif de l’in-
flammation syphilitique ; le plus souvent, il ne devient
malade que-par propagation de la myocardite.… Les lésions du. péricarde sont essentiellement
variables ; on à pu noter de la péricardite partielle ou généralisée des gommes, enfin un cas de myome (Kartzow et Virchow).
Ricord a vu le feuillet viscéral épaissi en un point et recouvert de fausses membranes. Chez un malade de Virchow, le péricarde présentait des taches d'aspect tendinéux et assez étendues, sur la face pariétale; la séreuse était très épaisse et donnait naissance à des appendices veloutés à large circonférence, très vascularisés, formés par du tissu conjonctif, lâche, gélatineux. Dans un autre cas dû à Friedreich, il y avait oblitération complète de la cavité, mais moins peut-être par suite de processus spécifique que par péricardite irritative, fibreuse, chronique, développée sur un fond syphilitique. . Les gommes du péricarde sont extrêmement rares ; elles peuvent être indépendantes d’autres
lésions du péricarde, ou être associées à ces lésions . (Wagner, Lancereaux). Ces gommes ne présentent
‘rien de particulier à noter.
Syplhulis héréditaire. — La syphilis acquise n'at-
teint pas seule le cœur. Les différents tissus de ce
viscère peuvent être frappés également par la syphilis héréditaire. On a noté, dans ces cas-là, la présence
de gommes (Rosen, Coupland), soit de myocardite scléreuse seule ou associée aux gommes (Parrot), soit d’endocardite valvulaire (Wendt).
Es ou
Mracek a noté une infiltration périvasculaire avec épaississement du tissu épicardique. D’après Parrot, la syphilis héréditaire semble avoir une action certaine sur le développement de la péricardite.
Symptômes de la syphilis cardiaque. — S'il est relativement facile de diagnostiquer la syphilis du cœur sur la table d’amphithéâtre, surtout quand on se trouve en présence des lésions spécifiques comme les gommes, par contre il ést extrêmement difficile de faire un diagnostic précis au point de vue clinique, surtout si l’on n’a pas, pour s’aider, les commémoratifs ou la présence d’une lésion syphilitique manifeste.
Il-n’y à aucun signe pathognomonique de la sy-.
philis cardiaque qui peut simuler soit la myocardite scléreuse des affections rénales, de l’artério-sclérose, de la goutte, de l’alcoolisme, du saturnisme, de l’aplasie artérielle, des infarctus myocarditiques ; soit une attaque d'asthme, soit un accès de tachycardie essentielle, paroxystique ; soit enfin des phénomènes
. de bradycardie, comme le fait se trouve noté dans
une observation de Rendu.
Quoi qu'il en soit, la bb cardiaque. possède
* un certain nombre de symptômes qui varient suivant
qu'on à affaire à la “période secondaire ou tertiaire
de l'infection.
me CD le
1° Période secondaire. — AÀ la période secondaire, les Signes sont les suivants : palpitations intenses, irrégulières, venant par accès que peuvent provoquer les mouvements, la marche, un déplacement subit ou la montée d’un escalier ; ces crises de palpitations apparaissent souvent la nuit, et à ses accès, se joignent la sensation d’un choc précordial d’une intensité insolite sur la paroi thoracique, un malaise spécial, véritable angoisse précordiale, avec essoufflement, besoin d'air, dyspnée.
A l'examen physique, le cœur ne présente aucune particuliarité ; l’auscultation, par exemple, ne révèle rien d’anormal : ni souffle anémique, ni souffle vasculaire : les valvules fonctionnent parfaitement. Toutefois, on constate au sphygmographe l'irrégularité des battements et parfois des intermittences qu'on ne soupçonne pas autrement.
À quoi doit-on attribuer ces phénomènes ?
Est-ce à l’anémie syphilitique (Grassi Wilbonchewitch) ? Est-ce à l’angine de poitrine (Hirsch) ? Est-ce à des manifestations de l’hystérie sur le cœur, hystérie provoquée par la syphilis ? Est-ce à un trouble d’innervation provoqué par les toxines ou le microbe inconnu de la syphilis ? Autant de points
inconnus,
2° Dériode tertiaire, — Les signes de la période tertiaire sont encore plus variables. La lésion car-
diaque est fréquemment latente, et se termine, le plus souvent, par la mort subite, soit à la suite d’une syncope, soit à la suite d’une crise dyspnéique, douloureuse.
La période tertiaire de la syphilis cardiaque emprunte ses caractères plus ou moins tranchés, tantôt aux lésions artérielles (d’où ischémie cardiaque et phénomènes d’angine de poitrine), tantôt à la dégénérescence graisseuse du myocarde (d’où dilatation du cœur et phénomènes d’asystolie), tantôt à un anévrysme partiel du cœur ou à une altération des valvules de ce viscère.
Ordinairement, ces troubles coin cdent avec des signes de myocardite chronique.
Les symptômes fonctionnels sont a suivants :
palpitations énergiques, violentes, douloureuses, impulsives, dyspnée, oppression, soif d’air. Si on examine le malade, on le trouve en état plus ou moins accentué d’asystolie : la face est légèrement bouffe ; il ya de la cyanose des lèvres, des oreilles, du nez, avec légère teinte subictérique des conjonctives : les veines du cou sont légèrement dilatées ; on peut y trouver le pouls veineux ; il y a stase sanguine dans tous les organes ne, (râles sous-crépitants aux à bases des poumons ou épanchement pleural ; fote légèrement hypertr ophié, lisse, régulier, légèrement douloureux à la pression ; urines rares, denses, très colorées, Sédimenteuses, légèrement albumineuses). On
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