AFFECTION DE LA VAGINALE
a) L'Hématocèle est, elle aussi, très difficile à différencier d’un gros testicule syphilitique ?
Sans doute a-t-elle pour elle, quand elle est récente, sa surface lisse, dure, peu élastique. Sans doute présente-t-elle quelquefois à sa partie postérieure une zone de sensibilité spéciale, qui répond au testicule refoulé, tandis que fréquemment sur sa surface antérieure le scrotum manque d'élasticité.
Sans doute le mode de formation de la tumeur : très lent, suite de vaginalite chronique, ou très brusque, suite de torsion testiculaire, signe d’une hématocèle. Mais l'on sait qu'il y a des Syphilômes Hypertrophiques lisses et des Hématocèles se faisant dans une vaginale irrégulière, que des zones de sensibilité se retrouvent dans la Syphilis, qu'elles peuvent complètement manquer dans une Hématocèle avee atrophie de la glande. Le manque d’élasticité du scrotum en avant, se rencontre assez fréquemment dans la Syphilis, et il existe dans cette affection des formes à évolution très lente ou des formes à poussées aiguës.
Il n’y a donc pas de signes physiques permettant de différencier Syphilis et Hématocèle.
Îl y a, par contre, des signes de localisation. Nous voulons parler :
1° Du pincement de la vaginale et 2° du pincement de l'Epididyme.
En principe, la vaginale ne peut être pincée dans une Hématocèle, elle devrait l'être dans un gros testicule.
En pratique : Je le pincement peut donner de fausses sensations ; 2° étant donnée la fréquence de la vaginalite au cours de
la Syphilis et la possibilité de vaginalite adhésive totale, le pincement perd de sa valeur.
Le pincement de l'Epididyme est un moyen beaucoup plus précieux. Il suffit de regarder les schémas pour comprendre que la
hi
Fig. 9. — Schéma de coque vaginale.
tête épididymaire est cachée par une coque vaginale tandis qu'elle persiste au-dessus d’un gros testicule. Quand on sait rechercher ce signe, 1l nous paraît excellent.
Malheureusement il peut être en défaut :
1° Il peut y avoir de fausses impressions : prendre pour une tête épididymaire ce qui n'est pas ; 2° Les trajets de la vaginale sont quelquefois capricieux
(Sebileau) ;
3° La tête épididymaire peut être effacée par des adhérences, par une grosse funiculite ou un noyau funiculaire syphilitique, ou par une lame d’hydrocèle très tendue.
Deux exemples parmi plusieurs :
À) Dans le premier, il s'agissait d’une Hématocèle découverte à l’intervention pour un soi-disant Néoplasme chez un Syphilitique traité. Et, cependant, on avait senti, collé au pôle supérieur du Testicule, un cordon ressemblant à une tête épididymaire.
) Dans le deuxième, le malade présentait une tumeur piriforme, dont toute l'extrémité supérieure était masquée par une poche d'Hydrocèle localisée très tendue. On intervint avec le Diagnostic de Néoplasme ou de vaginalite… et on trouva plusieurs gommes testiculaires typiques (Observations 87).
Que conclure ?
Que quelquefois le Diagnostic est impossible, d'autant plus que l'Hématocèle peut accompagner un testicule syphilitique.
Alors ?
Il reste les quelques nuances que nous avons schématisées : il reste l'examen complet du sujet ; il reste la question de fréquence :
l'Hématocele est rare, la Syphilis testiculaire beaucoup plus fréquente ; il reste surtout comme pour le Néoplasme le traitrement d'épreuve.
À côté de l'Hématocèle, il convient de placer la :
a) Pachyvaginalite chronique d’un Diagnostic également très difficile et que l’on confond souvent à tort, avec l'Hématocèle pure et simple. Or, l'Hématocèle est une complication de la Pachyvaginalite ou une de ses formes cliniques, la Pachyvaginalite, étant, à l'origine, séreuse, séro-hématique ou même sèche.
Mais cette Pachyvaginalite, dont la nature est encore mal connue, formant le plus souvent une coque irrégulière (le feuillet pariétal de la séreuse étant davangage pris que le feuillet viscéral) on la confond davantage avec les cas où la Syphilis réalise non pas une tumeur solide, non transparente, comme dans le chapitre précédent, mais une tumeur d'irrégulière consistance comme dans le chapitre qui suit.
c) F. moyennes et typiques ou certaines formes hypértrophiques.
, , / Œ= C'est une tumeur présentant un mélange de zones dures, fluctuantes, opaques et transparentes :
Dans ces cas, le testicule syphilitique, soit dans sa forme hypertrophique, soit dans sa forme moyenne, mais anormale, doit être différéncié de plusieurs affections :
5 : : ( La Pachyvaginalite ou 1° Affections de la Vaginale.. ; la simple Vaginalite chronique.
/ Le plus souvent : Tuberculeux.
Rarement gonococcique chro- 29 Gros Epididyme :....... { nique. | Exceptionnellement urinaire ou \* infectieux chronique.
Le Néoplasme, dans les cas peu fréquents où il présente des zones ramollies, des poches kystiques et une réaction vaginale.
Nous avons suffisamment insisté dans le chapitre précédent sur le Diagnostic du Néoplasme pour nous permettre de le citer, sans le rappeler.
30 Gros Testicule ..........
Nous allons considérer ces différentes éventualités :