IT. TRAITEMENT CHIRURGICAL
Nous ne parlerons pas de la ponction d’une forme liquidienne, qui, par la diminution de l'épanchement, active et facilite le traitement médical. La ponction est moins le premier temps du traitement qu'un moyen de Diagnostic.
Nous parlerons pour mémoire de ce que l’on peut appeler la chirurgie ( conservatrice » du Testicule syphilitique.
En effet, pour activer la guérison des cas qui cèdent lentement au traitement, des auteurs ont proposé le curettage, l’excision (Neve) ou la thermocautérisation (Terillon) des gommes à ciel ouvert.
On devine les arguments dont est passible cette méthode de faire ; ; on n’en voit pas les avantages.
La seule chirurgie applicable au Testicule syphilitique reste donc en dehors de l’ exploration sanglante (moyen de Diagnostic) la castration.
Que faire, en effet, de ces formes suraiguës douloureuses simulant le Néoplasme ? Que faire de ces testicules scléreux douloureux ? point d'appel possible à une dégénérescence. Que faire de ces gommes géantes du testicule dont le tissu noble n'existe que pour mémoire ? Que faire de ces cas où l'on a épuisé vainement toutes les ressources actuelles’ du traitement ?
Qu'on abandonne à lui-même un testicule scléreux, nul mais indolore, afin de laisser au malade « un testicule moral », c'est défendable.
Mais qu’on laisse en place une glande atrophiée et douloureuse ou grosse et gênant le malade, morte fonctionnellement, cause de troubles physiques et moraux, source de complications Up cela ne se discute pas.
Dans ces cas la castration (faite avec les précautions d'usage,
après avoir pris l'avis du malade, lui avoir exposé le pour et le contre) non seulement est autorisée, elle est nécessaire. Ainsi donc, conservateur longtemps sans trop, interventionniste quand il le faut, le Traitement de la Syphilis du Testicule, comme celui de toute autre affection, doit être toujours opportuniste !