‹ Syphilis et déontologieChapitre 18 sur 29 · SYPHILIS ET MUTUALITÉ · texte numérisé non relu

SYPHILIS ET MUTUALITÉ

rvîoler le règlement — qui, lorsqu'il formule uneexcep-

[lion, porte presque toujours « maladies vénériennes »^ —

[que de leur faire délivrer les médicaments nécessaires^

et il faudrait qu une société de secours mutuels fût bien

mal conseillée pour s'y refuser.

En cas de manifestations tardives, le médecin serait encore en droit d*assurer le traitement; la syphilis déjà ancienne n'intervient souvent que pour une part dans le développement de ces manifestations; les auteurs du règlement n'ont voulu atteindre que les maladies directement liées à la contamination vénérienne^ ils ignoraient la longue durée de rinfection syphilitique, ses conséquences multiples et variées; ce règle* lent et Tentrée du malade dans la société remontent lême souvent à une époque où on ne soupçonnait pas 'que la syphilis pût engendrer tant de manifestations , viscérales tardives.

Parfois encore, le traitement syphilitique est le seul loyen qui permette de déterminer si raffeclion relève >u non de la syphilis, et la société de secours mutuels le peut refuser les soins médicaux à un de ses mem- >res parce qu'il est atteint d*une maladie qui simule une maladie vénérienne- Dans ces différents cas encore, il faudrait un mauvais vouloir excessif de la part des conseils de la société pour que le médecin n'eût pas la liberté d'action que lui commandent rbumanilc et l'équité-

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