‹ Syphilis et Endocardites infectieusesChapitre 12 sur 19 · THÉRAPEUTIQUE · texte numérisé non relu

THÉRAPEUTIQUE

Il est indispensable d'envisager les divers agents thérapeutiques qu’on a opposé à la progression de l’endocardite infectieuse.

On a essayé des médications anti-infectieuses : septicémine, salicylate de soude, uroformine (Tayer, Vaquez, Achard, Debré) ; des médications de choc : électrargol, collargol, etc... ; médications plus récentes : mésotho-

rium.

On à employé également les auto-vaccins, les filtrats microbiens. On n'a jamais obtenu de résultats probants ou durables.

Il était fatal qu'on pensât au traitement anti-syphilitique, notamment dans les cas où l’endocardite infectieuse était apparue chez d’anciens syphilitiques.

On a tout essayé.

Nous avons vu, dans l'observation de Spilmann, que le traitement avait été entrepris avec du néosalvarsan. Les résultats qu'il apporte seraient en faveur des arsénicaux. Mais nous avons vu que l’endocardite aiguë de Spillmann n'avait pas été prouvée (hémoculture négative) et que l’origine syphilitique l'avait été encore moins.

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L'arsenic n'aurait donc agi là peut-être que comme traitement de choc et perdrait ainsi toute valeur spécifique.

Pourtant, on a eu recours aussi au Mercure : les frictions, le cyanure de mercure n’ont donné aucune amélioration, n’ont pas modifié la température ni les symptômes cardiaques et n'ont pas enrayé l’évolution de la maladie,

Outre que tous ces médicaments peuvent être dangereux à employer chez des malades présentant des lésions cardiaques, hépatiques et rénales, ils n'ont donné aucun des résultats qu’on attendait d’eux et leur emploi semble bien devoir être abandonné.

Il en est de même pour le bismuth et ses composés qui n’ont jamais donné, non plus, d'amélioration même passagère.

Par conséquent, savoir que le malade est syphilitique

ou non n’est d'aucune importance au point de vue thérapeutique.

Il semble bien que tous les efforts doivent être portés vers la réalisation d’une thérapeutique plus biologique qu'anti-infectieuse et l’on peut espérer des résultats avec une thérapeutique de choc judicieusement conduite et appropriée à l’état de résistance générale du malade.

Pourtant, nous avons vu que dans les 4 observations

que nous apportons, ce traitement n'a pas été bien heureux.

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