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valvulaires, mais nous lui attribuons la déchéance rapide et profonde du myocarde .
« La clinique nous montre quotidiennement avec quelle fréquence se crée l'insuffisance ventriculaire gauche au cours des aortites spécifiques et l’affinité vasculaire de la syphilis, avec ses atteintes parcellaires de la circulation intra-cardiaque, nous rend parfaitement compte de la fragilité du myocarde, mal irrigué et tout préparé à la faillite ».
Enfin, après l’observation que nous citons : (N° 9) endocardite infectieuse chez un rhumatisant syphilitique, ils écrivent : « là encore il s’agissait d’un hybride syphilo- « rhumatismal et nous estimons que la syphilis avait pré- « paré, dans le myocarde, les raisons d’une telle défail- « lance.
« Ainsi, à propos de ces deux observations (8 et 9), « nous sommes amenés à envisager la part de l’insuffi- «.sance cardiaque dans les endocardites infectieuses se- « condaires à évolution lente. La syphilis suffisait am- « plement à expliquer le tableau de grande asystolie que « nous avons notée à deux reprises.....».
Ainsi, ces deux auteurs pensent :
1° que la syphilis valvulaire peut être un facteur prédisposant à la localisation secondaire d’une endocardite infectieuse ;
2° que la syphilis précipite l'insuffisance cardiaque en affaiblissant la tonicité du myocarde.
Dans leur première observation, ils s’écartent de
DUT. Len
Thayer qui considère la syphilis comme pratiquement négligeable : les lésions valvulaires syphlitiques pré-existantes, dit-il, furent étonnamment rares.
Mais ils s'en rapprochent avec leur deuxième observation. Thayer, en effet, écrit dans son Mémoire, page 185 : « La syphilis est une cause importante de lésions
aortiques et touche souvent les valvules aortiques, en
déterminant une insuffisance aortique et ses conséquences.
« Elle est probablement associée à une myocardite grave plus communément qu’on ne l’estime en géné- « ral ».
Personnellement, nous avons trouvé 4 observations d’endocardites infectieuses vérifiées à l’autopsie. Les sujets présentaient une syphilis nette dans les antécédents mais pas de lésions syphilitiques nettes à l’autopsie, sauf un.
On a pu essayer de rapprocher la syphilis primitive du cœur, de l’endocardite secondaire, et se demander si la syphilis n'avait pas favorisé largement l’éclosion de l'affection endocarditique. Dans cet ordre d'idées, on n’a du reste trouvé que quelques rares observations. Gérald rapporte 6 observations dans sa thèse et, dans un seul cas (observation 1), le début s’est manifesté par une embolie. Une seconde embolie s’est produite au cours de l'évolution de l’endocardite. La mort est survenue dans un tableau d'infection générale plutôt que d'insuffisance cardiaque.
Il relève l'infection générale non seulement dans l’ob-
MMA
servation 1, mais aussi dans les observations 3, 4 et 6.
Dans l'observation 3, le malade hyposystolique au début s’est légèrement amélioré, puis est mort avec un syndrome de grand infecté.
Peur le malade de l'observation 4, l'infection à& été précisée par une pneumonie qui a précipité l'issue fatale. Là non plus l'insuffisance cardiaque n’a pas été la cause directe de la mort.
Chez ce malade, le pneumocoque n'a pas pu être identifié.
Dans l'observation 6, l’infection reste généralisée.
Mais.elle passe au second plan dans les cas 2 et 5.
Il s’agit là d’une insuffisance cardiaque nettement prédominante avec une rapidité de la défaillance cardiaque inusitée.
| Ces deux cas sont à rapprocher des cas de Marchal et Jaubert et justifieraient leur interprétation du rôle de la syphilis, aussi bien que l'interprétation de Thayer.
L'hémoculture a été négative dans les cas 1, 2, 3, 4, 5, 6 et 8, positive à streptocoque dans le cas 9. Elle n’a pas été faite dans le cas 7.
Dans certains cas, l’évolution trop rapide de la maladie n'en a pas permis la repétition.
La réaction de Bordet-Wassermann a pu être positive, mais nous verrons plus loin que nous ne croyons pas pouvoir attribuer à ce fait une valeur absolue.
Enfin, dans tous ces cas, on a trouvé des lésions végétantes ou ulcéreuses presque toujours uniquement à l’o-
ns PO VE
rifice aortique (sauf dans le dernier cas où l’on n’a pas pu faire l’autopsie).
La valvuve mitrale n’a été touchée que deux fois.
Et dans un cas où co-existait une insuffisance mitrale (cas 5) et une lésion aortique, la valvule mitrale est indemne.
En considérant l’ensemble de ces faits, on peut être -amené à penser que la syphilis joue un rôle possible dans les déterminations de la lésion primitive et peut être comme point d'appel pour l'infection secondaire de l’endocarde.
Cependant, même en considérant toutes ces observations, le rôle de la syphilis est difficile à affirmer, au moins autant qu'à apprécier.
Nous ne croyons pas qu’on puisse tenir compte des antécédents syphilitiques chez ces malades. Nous pensons qu'il s’agit, au niveau du cœur, d’une lésion cicatricielle qui perd sa personnalité et qu'il est difficile de faire intervenir désormais dans la production d’un tableau d’endocardite infectieuse.
On pourrait tout aussi bien soupçonner telle ou telle autre infection, parfois bien déterminée, survenue quelquefois plusieurs années avant la maladie actuelle.
Pour ce qui est de nos observations, nous constatons que deux de nos malades sont arrivés dans un état d’asystolie, l’un manifeste, l’autre moins évident, mais ressortissant d’une insuffisance ventriculaire gauche commençante. Deux autres sont entrés avec le syndrome d'in-
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fectiion générale qui caractérise souvent les endocardites infectieuses.
Chez tous nous avons trouvé des antécédents nets de syphilis, mais la réponse du Wassermann a été irrégulière : 3 réponses positives pour une négative.
Nos observations permettent encore de montrer que la valvule mitrale est peut-être plus souvent touchée qu’on ne le pense en général ; en effet, pour nos 4 observations, il s'agissait de lésions valvulaires mitrales, alors que dans les observations que nous avons pu recueillir, il s'agissait surtout d'atteinte des valves sigmoïides de l’aorte.
En aucun cas, on n'a trouvé des lésions pouvant permettre de penser à l’origine syphilitique de Finfection algué.
Enfin, le traitement dans chacun des cas a été illusoire.
Ces observations nous confirment dans notre opinion qu'il ne saurait s'agir de syphilis active au niveau de l’endocarde pour expliquer l’endorcardite infectieuse. L’hémoculture négative, dans tous les cas que nous apportons, n’élimine pas forcément toute autre infection.