DEUXIÈME PARTIE
Nous allons, Messieurs, continuer et achever notre étude sur les rapports de la syphilis avee le mariage.
Jusqu'ici nous avons envisagé la question avant le mariage. Aujourd'hui, il nous reste à l’étudier
Le mal que nous voulions prévenir est accompli. Un homme syphilitique et non guéri de sa syphilis s'est marié.
Quels dangers peuvent résulter de cette situation ? Et quel rôle avons-nous à jouer médicalement pour conjurer ou atténuer ces dangers? Tel est l’ordre
de questions qu'il nous faut aborder actuellement.
Questions pratiques, s’il en fut jamais. Questions fécondes, comme vous ne le verrez que trop au cours de eet exposé, en embarras, en difficultés de divers genres, en situations équivoques, délicates, complexes, etc. Questions que l’on n'a presque jamais l’occasion de rencontrer à lhôpital, mais qui, en ville, dans la clientèle, se présentent et s’imposent fréquemment au médecin. Il ne sera done pas sans intérêt, je pense, de soulever et de diseuter devant vous ces problèmes de pratique courante, ne serait-ce que pour vous en épargner un apprentissage personnel. |
Le mal est fait, vous disais-je. Un homme syphi- litique s’est marié, bien que non guéri; et le voici actuellement en ménage, avec une syphilis en pleine vigueur, en pleine activité de manifestations.
Situation déplorable, qui ne laisse pas d’être fréquente à des titres divers : soit que le malade se croyant guéri (ce qui est le cas le plus commun), se soit engagé à la légère dans un mariage prématuré; — soit que, conseiemment et volontairement, il ait bravé les dangers d’un mariage en pleine syphilis; — soit qu'il ait ignoré sa maladie véritable, en prenant le change sur la nature des lésions dont il a été affecté avant son mariage.
Et même, si vous le voulez, nous rapprocherons des faits de ce genre deux autres ordres de eas qui, très différents de ces derniers à coup sûr comme