‹ Syphilis et mariageChapitre 54 sur 82 · TRAITEMENT DU MARI · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DU MARI

I. — « Quant à vous, monsieur, eontinuerezvous, il faut vous traiter le plus activement possible et tout faire pour vous guérir le plus tôt possible. Car c’est de vous en somme que rayonnent toutes les conséquences qui peuvent retomber sur les vôtres.

« Dans ce but, voici ce que je vous conseille, ete. »

Mais, avant d'aller plus loin dans cette scène, permettez que je vous arrête sur un point particulier. Qu'allez-vous conseiller à ce malade, à ce mari syphilitique dans les conditions susdites ?

Certes, comme nature, comme qualité de remèdes, vous lui preserirez ee que vous prescririez à tout le monde, car 1l n’est pas, bien entendu, de remèdes spéciaux à l'usage des maris syphilitiques.

Mais, comme intensité, comme vigueur de médication, c’est une tout autre affaire, à mon sens. Notez que vous êtes en présence d’un z72ari, d'un mari vivant au Contact d’une jeune femme, exposé à contagionner cette femme dans les mille rapprochements de la vie commune, sans parler même des rapprochements sexuels.

I y a donc là une situation parüculière d’où dérivent nécessairement des érdications particulières, indications dont vous comprenez à l'avance les visées et dont vous prévoyez les utiles résultats.

Ces indications (à ne parler que des principales) se résument en ceci :

. — Tout d'abord, supprimer séance tenante les foyers de contagion; — et les supprimer par une cautérisation suffisante, énergiquement modificatrice; — et les supprimer de la sorte autant de fois qu’ils se reproduiront.

S'agit-il, par exemple (ce qui est de beaucoup le cas le plus commun), d'accidents secondaires de la bouche, de la gorge, de la verge, etc., détruisez-les immédiatement par une cautérisation vigoureuse. Le nitrate d'argent, caustique faible, risquerait de rester insuffisant. Choisissez de préférence le nitrate acide de mercure, caustique plus intense et bien autrement sûr comme résultats.

Que si cette cautérisation n’a peut-être pas pour effet (ce que j'ignore) de corriger, de neutraliser la nature contagieuse des accidents, du moins à coup sûr aura-t-elle pour résultat d’en provoquer la eicatrisation à brève échéance; et c’est là ce que nous désirons.

Inutile d'ajouter qu’à la cautérisation nous adjoindrons l’emploi des topiques les mieux appropriés à déterminer la guérison rapide de ces foyers de contagion. Tout cela va sans dire.

1. — Seconde indication : Couper court, par une médication d'une intensité particulière, aux accidents contagieux de la période secondaire.

Dans les circonstances les plus habituelles où l’on est appelé à traiter la syphilis, e’est-à-dire sur

un jeune homme, sur un garçon, la médication

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