‹ Syphilis et Paralysie GénéraleChapitre 20 sur 24 · LAON · texte numérisé non relu

LAON

Clauss (1), avait déjà en 1882, signalé la fréquence des lésions tabétiques dans la paralysie générale (63 0/0).

Kœæberlin (2), 10 fois sur 23 autopsies, trouva des dégénérescences des cordons postérieurs. |

Thomsen (3), sur cent paralytiques, en a trouvé :

66 avec des lésions des cordons postérieurs 25 — — latéraux.

9 seulement sans lésions médullaires.

62 0/0 de ces malades avaient eu la syphilis ; parmi eux dominaient les paralytiques avec lésions des cordons postérieurs.

Fürstner (4), sur 118 cas de paralysie générale, a rencontré :

73 fois des altérations des cordons postérieurs et latéraux.

28 — — postérieurs seuls.

17 — ses latéraux seuls.

Nageotte (5), croit que la lésion tabétique légitime existe chez les paralytiques dans les 2/3 des cas.

Or, on saitcombien la syphilis est fréquente dans les antécédents des tabétiques. Fournier, Raymond, Marie, en France, donnent des chiffres variant entre 90 et 95 0/0. Erb, Strümpell, Mœbius, Rumpf, en Allemagne, arrivent à 85 ou 90 0/0.

(1) Clauss, Die Verænderungen der Ruckenmarks bei Dementia paralytica. — Allg. Zeitsch. f. Psychiatrie, XXXVIIT, 1882.

(2 Kœæberlin, Allg. Zeitsch. f. Psych., 1890, cité par Nageotte.

(3) Thomsen, Importance pratique de la question de la paralysie générale syphilitique. — Arch. de Neurol, 1890, t. I, p. 451.

(4) Fürstner, Zur Pathologie und pathologische Anatomie der progressive Paralyse, etc., Arch. f. Psych., 1892, Helît. I, p. 80.

(5) Nageotte, Tabes et paralysie générale, Th., Paris, 1893, p. 153.

Dre

L'analogie des symptômes nous permet de penser à l’analogie de la cause, et s’il est vrai que la syphilis peut provoquer le tabes, pourquoi nier son action sur le développement de la paralysie générale que Mœæbius n'hésite pas à qualifier de tabes du cerveau ?

ES

Réponse aux principales objections à la théorie de

l’origine spécifique de la paralysie générale

Mais, disent les adversaires de l’origine spécifique de là paralysie générale, les aliénistes principalement, nous ne trouvons pas à l'autopsie dans les autres organes de lésions syphilitiques ; si nous instituons le traitement spécifique, il reste sans action et enfin, malgré toutes nos recherches, nous n’arrivons pas à un chiffre concluant de syphilitiques.

À la première objection, nous répondrons que le plus ordinairement, chez les paralytiques comme chez les tabétiques, et chez les syphilitiques nerveux en général, l'infection initiale a affecté la forme dite bénigne, que souvent les accidents secondaires ont passé inaperçus et n'ont pas laissé de traces. Fournier, Marie (1-2) et de nombreux syphiligraphes ont depuis longtemps signalé cette particularité.

Mendel (3) aussi s’est occupé de cette question, à propos d’un travail de Reinhardt. I convient que 10 0/0 à peine de paralytiques généraux dont il fit l’autopsie, présentaient des lésions des autres organes, mais il ajoute

) Marie. Leçons sur les maladies de la moelle, 1892, p. 220.

) Marie. De La syphilis médullaire. — Semaine médicale, 25 janvier 1893, p.34 (3) Mendel, Berliner Gesell. f. Psychiatrie und Nervenk. Berliner Klinische Wochens. 1885. Page 570 et 607.

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