‹ Syphilis et Paralysie GénéraleChapitre 8 sur 24 · RD · texte numérisé non relu

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» se füt agi d'une profession de foi écrite en pleine li- » berté. »

Evrard (1), croit que la vérole joue un rôle considérable dans l’étiologie de la paralysie générale, ces deux affections ayant fait en même temps leur apparition en urope.

Strämpell (2), qui à trouvé au minimun #5 ‘/, de syphilitiques parmi les paralytiques qu'il a rencontrés, croit que l'étiologie spécifique peut seule expliquer certaines particularités comme l’âge, le sexe des malades atteints, la fréquence dans j’armée et dans les villes. opposée à la rareté dans les campagnes.

Folsom (3) reconnaît la dépendance des deux affections après avoir trouvé 66 °/, de syphilis dans les antécédents des paralytiques.

Mauriac (4), rejette absolument l'action de la syphilis, en convenant « que cette affection peut réaliser comme par » unjeu toul à fait exceptionnel du hasard, un ensemble » de troubles psychiques et moteurs qui reproduisent » sous forme d'ébauche imparfaite et à gros traits la » physionomie si complexe et si caractérisque de la vraie » paralysie générale.

(1) Evrard, Contribution à l'étude 'de la paralysie générale progressive, Th., Paris, 1889.

@) Strümpell, Lehrbuch der Pathologie und Therapre der Inneren Krankheiten, 1889, t. II, p. 412.

(3) Folsom, Transactions of the association of american physicians, sep tembre 1889, n° 26.

(4) Mauriac, Folie et Paralysie génerale syphilitiques. — Gazette hebdom. de méd. et de chirurg., 1889, p. 351.

Tigges (1), dit que parmi les syphilitiques, il y a cinq fois plus de paralytiques que parmi les non-syphilitiques.

OŒbeke (2), a trouvé 62°/, de syphilitiques parmi ses paralytiques généraux.

En 1890, au Congrès de médecine mentale de Rouen (3) les opinions les plus contradictoires sont en présence : les chiffres varient de 1,6 0/0 (Voisin) à 85 0/0 (Régis). — Morel-Lavallée voit dans la fréquente réunion des deux affections une relation de cause à effet, tandis que Voisin nie l'existence d’une relation quelconque. Cullerre croit que la syphilis doit être considérée comme une des causes importantes de la paralysie générale ; pour Régnier, 1l n'existe pas de paralysie générale syphilitique.

Hirt (4, dit avoir trouvé :

Sur 257 paralytiques généraux, 171 syphilitiques soit 66,5 0/0 ; Sur 260 autres malades, 14 syphilitiques soit 5,38 0/0.

Cullerre (5) dit que parmi 39 femmes. paralytiques qu’il a observées, 18 étaient d'anciennes prostituées.

Darricarrère (6), parlant de l’action de la syphilis dont il reconnait la fréquence, dit que « elle peut devenir une

(1) Tigges, Compte-rendu du Congrès de Bonn, 1889. — Arch. de Neurol., août 1890, p. 122.

(2) Œbeke, Comple-rendu du Congrés de Bonn, 1889. — Arch. de Neurol. août 1890, p. 129.

(3) Compte rendu du Congrès de médecine mentale de Rouen. — Progrès

médical, août 1890, p. 113.

(4) Hirt, Trailé des maladies du système nerveux, trad. par Jeanne, 1890, p. 620.

(5) Cullerre, Traité des maladies mentales, 1890, p. 347.

(6) Darricarrère, La paralysie générale dans l'armée, Th., Paris, 1890, p. 55:

cause d’ennuis, d'émotions, de craintes répétées et sans nombre, autant de motifs de congestion encéphalique. Ce qui agit encore ici, ce n’est pas la syphilis maïs bien les influences morales qui occasionnent la crainte de l'avenir chez un vérolé. » D’après lui, le principal agent de paralysie serait le surmenage.

Cuylits(1),d’abordun adversaire de notre thèse,s’estmis à rechercher la syphilis dans les antécédents des paralytiques et a été convaincu par les chiffres que lui ont fournis ses recherches personnelles, soit 73,3 0/0 de syphilitiques hommes et 66,6 0/0 de syphilitiques femmes.

Il arrive à ces conclusions :

1° Que le surmenage, l'alcoolisme, les traumatismes, l’abus du tabac, ne nuisent pas à un cerveau sain ;

2 Que ces causes, agissant seules, peuvent déterminer une vésanie simple chez un sujet héréditairement prédisposé ;

3 Que, unies à la syphilis soit congénitale, soit acquise, elles peuvent occasionner, chez ce même sujet, la paralysie générale.

1891. — D'après Tarnowski (2), la syphilis n’agit dans’ l’étiologie de la paralysie générale, que par son action déprimante et seulement chez des sujets prédisposés.

Charbonneau (3), dit que rien n’autorise à rapporter la

(1) Cuylits, Rapports de la Paralysie générale et dela Syphilis. — Revue de médecine mentale de Belgique, 1890, n° 1.

(2) Tarnowski, Die syphilis des Gehirns und ihre Peziehung zu anderen Erkrangungen der Nervensystems. — Arch. f. Dermatologie und Syphil., 1891.

(3) Charbonneau, Des rapports de la syphilis et de la paralysie générale, Th., Paris, 1891.

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