OBSERVATION XXXI
M. le Professeur Landouzy dans une de ses cliniques de la Charité (1886) a rapporté le cas d'un colonel qui avait contracté la syphilis pendant les guerres d'Italie. Trente ans plus tard, il fit une chute de cheval au cours de laquelle la crête d'un de ses tibias vint heurter le bord d'un trottoir. La syphilis qui était restée latente jusque là évolua au point lésé sous forme d'une gomme. Le diagnostic erra pendant quelques semaines, puis M. le professeur Landouzy consulté fit celui d'accident syphilitique tertiaire, Le traitement en eu rapidement raison.
OBSERVATION XXXII (personnelle) ;
D.., A.., entre dans le service de M. le professeur Gaucher
le 17 juin 1914. F
À l'examen elle présente sur la face dorsale du pied droit une ulcération à peu près arrondie, à bords circulaires, et taillés à pics, creusés en profondeur et qui paraît être une gomme ulcérée. Le fond est sanieux et bourbillonneux. I existe une rougeur diffuse sur toute la périphérie. Les dimensions dépassent celles d’une pièce de deux francs. La malade dit qu’il y a quinze jours elle a reçu un coup de pied de cheval sur la région actuellement ulcérée. Il se forma presque aussitôt un gros hématome à la face dorsale du pied qui s'ulcéra il y a seulement six jours. La malade nie toute syphilis an<érieure. Elle est divorcée n’a pas eu d'enfants, n’a jamais fait de fausse couche.
Le Wassermann est négatif. Le traitement par les injections de benzoate et l’iodure est institué. L'amélioration est rapide.