CHOIX DES MÉDICAMENTS
même suffirait-il d’augmenter les' doses pour obtenir des résulta ts complets et plus-durables.
L’emploi de ces capsules est utile pour prolonger, par un traitement ambulant, les effets d’une cure de piqûres; pour en maintenir les bons résultats, il est pratique de faire prendre aux malades systématiquement pendant quelques jours par mois, plusieurs de ces capsules.
Nous avions même, en 1Ü16, pi’oposé cette médication à titre préventif, en faisant prendre aux porteurs de germes sains, ou aux individus susceptibles de se contaminer des capsules de novarsénobenzol ; ce traitement préventif serait comparable à celui du paludisme^ par la quinine. Cette idée a été reprise depuis par M. Noc qui a proposé les comprimés kératinisés de poudre d’ipéca; dans ce but également Dali avait proposé, peu après nous, l’emploi de l’jodure d’émétine.
Chéz quelques malades, nous avons constaté la disparition de vers intestinaux comme les oxyurès sous l’influence du novarsénobenzol en ingestion, mais ces faits demanderaient une étude plus spéciale et plus complète.
A plusieurs reprises nous avons remplacé le novarsénobenzol, dans un but économique par l’atoxyl. Par la voie sous-cutanée l’action n’est pas comparable à celle du novarsénobenzol; elle n’est pas supérieure à celle des cacodylates, mais, par prudence, nous n’avons peut-être pas employé de doses assez fortes. Par la voie buccale, î’atoxyl, sous forme de pilules de 0 gr. 10, est bien toléré par l’estomac et exerce aussi une action sur les porteurs de kystes, mais moins constante que le novarsénobenzol. A défaut de ce dernier l’on pourra ' employer l’atoxyl en pilules, mais les résultats sont bien moins bons.
Ainsi que nous le constatons depuis trois ans, la médication arsenicale peut donc rendre de grands services dans le traitement de l’amibiase et, comme il s’agit de faits nouveaux, nous avons cru bon de les développer assez longuement et de fournir quelques documents.