‹ Syphilis. Poème en deux chantsChapitre 32 sur 37 · NOUVELLES PUBLICATIONS · texte numérisé non relu

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maladies syphilitiques, ou Etudés comparées des principales methodes de traiter les maladies venériennes, contient. un grand nombre de recherches intéressantes sur l’origine de la syphilis, ‘que l’auteur prouve n'être pas d’une origine aussi moderne que l’on est généralement disposé à le croire.

» M. Giraudeau de Saihfi Gervais etudie 'ensuile les différentes manières dont se transmet la syphilis. Sans contredit , la voie des organes génitaux est la plus fréquente, mais l'on voit malheureusement trop souvent qu'elle se contracte par l'allaitement ; l’omawu des familles entières infectées de syphilis par l'arrivéed'un seul nourrisson. Un procès encorependant au tribunal de per sailles met de nouveau cette triste vérité en relief. Abordant ensuile l’étiologie des symptômes primitifs et secondaires de l'infection , l’auteur les décrit avec une grande exactitude et surtout une grande lucidité. Gette partie du livre est remarquablement faite, et partout on rencontre le praticien observateur. S'il en était autrement, il aurait fallu que l’auteur eût une organisation bien vicieuse pour ne pas mettre à profit la grande quantié de faits qui, ont passé sous ses yeux. Aussi, cette partie du hvre a-t-elle frappé ceux qui ont été chargés avant moi de l’analyser ; déjà le spirituel rédacteur de la Gazette des Médecins praliciens avait écrit à l’auteur les paroles suivantes : « Quiconque lira ce chapitre » vous trouvera bien coupable, Monsieur, d’avoir cherche en dehors de la » science une réputation qu’il vous était si facile d'obtenir par elle. Le procès » que vous faites au mercure est dans toutes ses formes; rien n’y manque : » raisonnement, expérience, observation, etc. » En lisant le livre de M. Giraudeau, l’on s'aperçoit aussi qu’il est plutôt Fail pour les gens du monde que pour les médecins : les articles Génération, Fécondation, Onanisme, Prostitution , sont autant de hors-d’œuyre appetissants, destinés à faire passer le cortège peu agréable de tous les maux qui résultent de la mise en œuvre des ptticles susmentionnés. Ce livre rendra plus d’un service au public , car il sera facilement compris, « grace à la pureté du style, la précision du langage , l’amenité des » formes et la parfaite convenance des discussions. » En somme , cet ouyrage restera dans la science; c’est une nouvelle pierre ajoutée au grand édifice thérapeutique des affections syphilitiques. Puisse M. Giraudeau se contenter de cet honneur et se renfermer dans cette seule voie de célebrité !

« CarroN pu Vizzarps, professeur d'ophthalmologie. »

Gazette des Hôpitaux du 13 octobre 1838.

M. Giraudeau a ‘vu sans contredit un très grand nombre de malades ; il a pu

“étudier la syphilis sous toutes ses formes; en suivre les métamorphoses, ap- “precier les resultats des divers traitements, tenir notes des récidives. Les opi-

-nions de l’auteur sont bien tranchées. Partisan sinon exclusif, du moins très ardent, du traitement par les sudorifiques et: les laxatifs , qu'il appelle méthode dépurative, il admet l'emploi fréquent de la diète , des délayants et dés émissions sanguines, et rejette absolument l'usage du mercure. Il croit du reste à la contagion héréditaire, médiale ou immédiate de la syphilis, à l'existence du virus.

Passant ensuite à l’examen de la thérapeutique , l’auteur s'attache à faire ressortir les inconvénients de l’ emploi du mercure ; et, parmi tous les moyens mis en usage, donne , comme de raison, la préférence au traitement végétal dont il trace avec minutie les règles.

Après quelques propositions aphoristiques , qu’il nomme e Conclusions théra= peutiques, et qui, il faut en convenir, ont un cachet pratique bien marqué, l’aueur a eu l’heureuse idce de joindre ‘à son livré une Notice historique sur Ta prostitution ét sur son état actuel à Paris,

En résumé, nous regardons ce Traité comme un ouvrage qui peut être con=

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