X0TES
inspirait presque autant de terreur que le mal contre lequel on l’administrait. En parlant du traitement mercuriel, ce médecin reproduit à peu près les mêmes observations que Ulrick de Ilutten. « Ce genre de mé- « dicament, ditFcrnel, est si cruel que la plupart des « malades aiment mieux périr de leur mal que de s’y « soumettre.... Chez ceux qui s’y résignent, un étal « de langueur se fait bientôt sentir ; les dents s’é- « branlent, elles deviennent livides, des coliques sur- « viennent, la gorge s’ulcère, la langue et le palais « s’enflent, la salive coule perpétuellement de la « bouche, les crachats sont infects et tellement exci- « tants que les lèvres et les parties internes des joues « sont parsemées d’ulcérations ; les maladesrépandent « uneodeur si désagréable qu’on ne peut en approcher; « l’air qui les environne en est infecté ... beaucoup « ont des vertiges et deviennent fous; plusieurs, pen- « dant quelques années et même durant toute leur « vie, tremblent des mains, des pieds et de tout le « corps; nous en avons vu mourir au milieu du traite* « ment. »
Malgré le hideux tableau exposé par Hulten et Fernel des accidents que produisait le mercure, on n’en continua pas moins l’usage, parce que, comme je l’ai dit déjà, loin de les attribuer au médicament, la plupart des médecins n’y voyaient que les symptômes ordinaires de la syphilis, et, dans leur persévérance à croire aux propriétés du mercure, au lieu d’en proscrire l’usage, s’attachaient à en régulariser l’application.
NOTES
Tî»
Note U.)
Un homme cependant dont la philanthropie N’était pas une abstraite et superbe utopie.
Le docteur Boyvean a annoncé que dans l'origine il s’élait déterminé par des motifs particuliers à présenter son remède sous le nom de Lafl'ecteur; mais depuis •1793, des actes authentiques prouvent qu’il a repris son nom, et toujours signé Boyveau-Laffecteur.
Voici en quels termes il est rendu compte de son Rob antisyphilitique dans le grand Dictionnaire des Sciences médicales de Panckouke.