SA FRÉQUENCE
d’autres depuis dix, vingt, trente et quarante ans. C’était là, je m’en souviens, un véritable trésor pathologique.
Je fus si vivement frappé à la vue de telles richesses, que je me fis aussitôt imitateur en fespèce. Autrement dit, je me fis, du coup, collectionneur en curiosités de syphilis, tout comme d’autres curiosités spéciales invitent tels autres à se faire collectionneurs en tableaux, en livres, en japonneries, en autographes, en tabatières, etc., etc. La collection souffre tous les genres.
Et de cela, d’ailleurs, je n’ai pas eu à me repentir, loin de là! Car bien des fois j’ai été trop heureux de faire appel à ces notes écrites pour venir en aide aux défaillances nécessaires de ma mémoire. C’est ainsi grâce à ces notes que j’ai pu me convaincre, moi d’abord, puis convaincre ensuite mes confrères des rapports pathogéniques qui relient à la syphilis et le tabes et la paralysie générale et la leucoplasie et les dystrophies hérédo-spécifiques, etc. Eh bien! de, même pour la question qui nous occupe actuellement, c’est encore à ces notes écrites, recueillies au jour le jour et forcément impartiales puisqu’elles n avaient aucune visée, que j’ai pu faire appel pour rassembler en nombre des documents depuis longtemps effacés de mon souvenir. Tout simplement, donc, en vue du sujet qui nous touche, j’ai procédé de la sorte. Fouillant dans mes paperasses, j’y ai cherché tout ce qui avait trait à la syphilis secondaire tardive; j’ai relevé, réuni tous les documents que j’ai pu y trouver, et je suis arrivé hnalement à des résultats qu’il me reste à vous faire connaître.