STATISTIQUES
Tout d’abord, comme résultat le plus général de cette enquête, je placerai sous vos yeux la statistique à laquelle elle a abouti, statistique très expressivement figurée par le graphique inscrit sur le tableau noir de cet amphithéâtre.
Ce graphique représente la fréquence relative, auxdivers âges de la diathèse, des manifestations secondaires tardives que j’ai observées sur mes malades, au delà de la quatrième année de l’infection.
Les colonnes verticales, marquéesdes chiffres 4, 5, 6, etc..., figurent l’âge de la maladie par années, à dater de la quatrième jusqu’à la trente-quatrième. — Et le tracé qui les parcourt représente la fréquence relative des invasions secondaires tardives pour les diverses années de la maladie, cela d’après une échelle numérique placée à la gauche du tableau.
Ue la lecture de ce tableau ressortent aussitôt, et cela en pleine évidence, trois résultats majeurs, trois véritables révélations que voici :
I. — Un premier point est relatif à la fréquence absolue des invasions de syphilis secondaire au delà de la troisième année de la maladie.
Cette fréquence, je ne puis vraiment la qualifier autrement que de considérable . Jugez-en par les chiffres suivants.
J’ai dépouillé environ 19.000 fiches, relatives naturellement à des cas de syphilis de tout ordre, de tout âge, de toute provenance. Or, sur ce nombre, je n’ai pas colligé moins de 1.096 cas où j’ai trouvé notés des accidents de syphilis secondaire entrés en scène au delà de la troisième année. — Près de 1.100 cas sur 19.000 ! La proportion est énorme.
Énorme, d’autant qu’il est à tenir compte en l’espèce des deux considérations suivantes :
D’une part, sur ces 19.000 observations, il en est bon