‹ Syphilis secondaire tardiveChapitre 34 sur 55 · Syphilides périgénitales et périanales · texte numérisé non relu

Syphilides périgénitales et périanales

Finalement, des lésions semblables, voire identiques à celles que nous venons d’étudier sur les organes sexuels ont été plusieurs fois observées sur les régions périgénitales et même périanales. J’en compte 7 cas dans mes notes, relatifs à des sypbilides de modalité tout à fait secondaire ayant fait leur entrée en scène àdestermesdivers du stade tertiaire, à savoir :

4 fois au cours de la 4® année ;

Ces lésions avaient pour siège la face interne et supérieure des cuisses, le périnée et le pourtour de l’anus.

Elles consistaient en des sypbilides secondaires du type papuleuxou papulo-érosif. — J’en citerai un cas comme spécimen:

Un jeune bomme prend la syphilis à vingt-quatre ans. — Chancre induré, roséole, alopécie légère, plaques muqueuses labiales à diverses reprises. Il se traite pendant trois mois, exactement. Toute lésion disparaît, et pendant dix ans rien autre ne se produit. — Puis, à ce terme, c’est-à-dire au cours de la dixième année, explosion soudaine d’accidents incontestablement spécifiques, constitués : l®à la bouche, par des syphilides linguales aussi typiques que possible;

— 2° à la région périanale, par des syphilides papulo-érosives, toutes de forme papulo-lenticulaire, à l’exception d’une seule qui, au voisinage de l’anus, décrit une demi-couronne du diamètre d’une pièce de cinq francs. — Traitement mercuriel par pilules de protoiodure; quinze jours plus tard, disparition complète des accidents.

— Nul accident depuis lors.

Il y a plus. M. le D" Barbe a relaté le cas d’un malade qui, dans la vingtième année d’une syphilis bien authentique, pré-

(1) Journ. des mal. cutan. et syph., 1900, p. 86,

ANOMALIES d’ÉVOLUTION DANS LA MARCHE.

senta autour de l’anus « une éruption de plaques muqueuses hypertrophiques, qu’il était impossible de confondre avec des hémorroïdes fluentes ». Ces plaques furent vues par M. le D'’ Gaucher qui contirma absolument le diagnostic porté par M. Barbe (1).

Page 1