‹ Syphilis secondaire tardiveChapitre 46 sur 55 · II. — Puis, écoutez les deux cas suivants · texte numérisé non relu

II. — Puis, écoutez les deux cas suivants

Le premier, dû à M. le professeur Spillmann, est intéressant à trop de titres dilférents pour que je ne le cite pas avec quelques détails :

Un jeune homme contracte en 1871 une syphilis qui se caractérise ainsi : chancre induré, roséole, syphilide papuleuse, alopécie, plaques buccales, etc. Il se traite très correctement pendant quatre ans (pilules de protoiodure, puis iodure de potassium). — Il se marie en 1876, après avoir fait un nouveau traitement de deux mois au sirop de Gibert. — Naît un premier enfant, qui reste exempt de tout accident syphilitique et qui est aujourd’hui âgé de vingt-six ans. — Vers cette époque le père prend le goût de la boisson et du tabac. Constamment il a le cigare à la bouche. Bientôt il est affecté à nouveau de mani-

festations spécifiques linguales [syphilides érosives). Averti à plusieurs reprises des dangers auxquels de tels accidents exposent sa temme, il n’en continue pas moins à fumer, et naturellement les syphilides pullulent de plus belle. — Enfin, la prévision de M. Spillmann se réalise en 1880, époque où la femme du malade vient à présenter un chancre induré de la lèvre inférieure, bientôt suivi d’accidents secondaires. — Comme elle était enceinte à ce moment, elle avorte.

Epilogue ; Un an et trois ans plus tard, deux nouvelles grossesses donnent naissance, la première à un enfant hérédosyphilitique (gros foie, grosse rate, dents d’Hutchinson, kératite, puis tuberculose suivie de mort), et la seconde à un enfant dégénéré {nanisme, dystrophies dentaires, etc.).

Page 1