‹ Syphilis secondaire tardiveChapitre 47 sur 55 · III. — Cas de M. Mauriac · texte numérisé non relu

III. — Cas de M. Mauriac

X... contracte la syphilis à dix-neuf ans. Il entre dans le service de M. Mauriac, en décembre 1876, pour roséole et plaques muqueuses. Plus tard, il présente divers accidents d'une infection peu grave, mais rebelle. — En mai 1885, neuf ans et six mois après son chancre, il se marie, sur le consentement qui lui en est accordé par M. Mauriac, avec une jeune fille sur la moralité de laquelle il n’est pas de soupçon à élever.

Quatre mois après son mariage, la jeune femme éprouve divers accidents suspects : maux de tête, douleurs vagues, puis éruption cutanée. « Effrayé à juste titre, le mari l’amène chez M. Mauriac, qui constate sur elle, à la date du 20 septembre 1885, un gros chancre induré en partie cicatrisé sur la grande lèvre gauche, une roséole confluente, des croûtes dans les cheveux, etc. — Or, informations prises, la contagion paraissait avoir été la conséquence d’un rapport «ôorc, car les mari racontait qu’il avait eu, quelques semaines après son mariage, une petite lésion au bout de la langue, lésion par laquelle il avait dù contagionner sa femme. Il conservait encore, à l’époque où eut lieu cet examen, une petite fissure médiane entourée d’un cercle de desquamation épithéliale. D’autres cercles analogues, mais sans fissures, étaient disséminés sur la face supérieure de la langue, etc. » — Age de la syphilis au moment de la transmission du contage : neuf ans et neuf mois.

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