SAN ES
he
en NBA rt
PPAIE
NME LATE
rx à |
nutz (4) semble confirmer l'hypothèse d'Huber. Le rôle de la syphilis dans la productian de la splénomégalie initiale est
prouvé dans trois cas. | Mais à l’évolution de la splénomégalie syphilitique peuvent
se joindre d’autres accidents tertiaires non dus à l’altération
même du parenchyme splénique. La splénite peut même ne devenir alors qu’un symptôme — le seul viscéral peut-être
— symptôme important certes, mais perdu parmi une série
d’autres, souvent plus apparents, plus ou moins nombreux,
mais réalisant rarement un ensemble aussi complexe que le
cas de la malade, véritable musée pathologique, présentée à la Société Médicale des hôpitaux par Gilbert-et Saint-Girons le 19 déc. 1919 et dont nous nous bornerons à énumérer les lésions : « Manifestations osseuses multiples, nécrose et perfo-
ration des os du crâne, fractures spontanées du radius gauche
et du cubitus droit, nécrose du 2e métacarpien gauche, ostéoarthrite gorameuse sterno-claviculaire gauche. Splénomégalie (rate dure, volumineuse, grand axe 17 c/m.). » De tels faits sont la conséquence d’une syphilis non traitée et paraissent être d’ailleurs exceptionnels à l’heure actuelle.
En réalité, il ne sera pas toujours aisé de suivre l’évolution telle que nous l'avons indiquée, la phase de splénomégalie pure passant, nous le répétons encore, inaperçue en nombre de cas.
Aussi pouvons-nous dire, pour nous résumer, que l’action du spirochète sur la rate peut produire différents syndromes :
— Soit splénomégalie simple avec anémie, d’une part, l'anémie étant extrêmement variable et ce mot devant être pris ici dans son sens le plus large ;
— Soit, d'autre part, un syndrome hépato-splénique plus ou moins complexe, avec ou sans ascite, avec ou sans ictère,
(1) HANGANUTZ. Presse Médicale, 26 août 1922.
| groupement dont les Hrodlités ‘les ins courantes Sul s cirrhose hypertrophique méta et hypersplénomégalique, le. syndrome de Banti et l’ictère hémolytique AIO ea ER |
20 Soumise au traitement,
en temps utile, la splénomégalie tertiaire peut guérir. La régression est même de règle quand elle est absolument iso-
lée et qu’à ce symptôme ne s’ajoute aucun trouble hépatique.
Il est cependant des cas où la rate garde son volume et où
le traitement paraît n’avoir aucune action. Il est rare même
qu'en cas d'action, on obtienne la restitutio ad integrum : la rate reste souvent plus grosse que normalement. Mais ce sont là choses sur lesquelles nous reviendrons plus ere ment à l'article Traitement.