‹ Syphilis Tertiaire De La RateChapitre 6 sur 35 · NOTIONS DE PHYSIO-PATHOLOGIE SPLÉNIQUE · texte numérisé non relu

NOTIONS DE PHYSIO-PATHOLOGIE SPLÉNIQUE

Nous ne nous attarderons pas à décrire longuement l’Anatomie de la Rate. On sait qu'elle est située chez l’adulte dans la partie supérieure de l’hypocondre gauche, au-dessous du diaphragme, en arrière et à gauche de l'estomac, au-dessus du rein gauche et de l’angle splénique du colon. Entourée par le péritoine qui la relie aux organes voisins en formant divers ligaments, la rate, à l’état normal, se traduit cliniquement à l'examen par une matité, très inconstante d’ailleurs, s'étendant du bord supérieur de la XIe côte jusqu’à.la IXe sur une largeur de 3 centimètres environ et contrastant avec le tympanisme gastrique et colique qui l'entoure.

Son bord antérieur est souvent marqué par des incisures plus ou moins accentuées et que l’on peut sentir en certains cas d'hypertrophie de l'organe.

Le rôle physiologique de la rate est assez mal connu. Elle semble avoir une certaine action sur la digestion, la nutri-

tion générale, la composition des sérums et la résistance glo-

bulaire ; jouer un rôle dans l’immunité. Sa fonction hématopoïétique — fabrication de leucolytes granuleux et d’hématies nucléées — est certainement la mieux définie. Elle n’existe normalement que chez l'embryon et le nouveau-né mais peut

etes chez l'adulte sous l'influence de causes diverses : hémorragies, certaines maladies... La rate conserve d’ailleurs

toute la vie un rêle de régularisation du fonctionnement éry-" throblastique de la moëlle osseuse. ”

En dépit de ces rôles divers, la rate ne paraît pas avoir une fonction vitale indispensable et la splénectomie n’est suivie d'aucun trouble appréciable ; les modifications sanguines notées à la suite de cette opération (lIymphocytose, éosinophilie modérée, abaissement passager du nombre des globules rouges...) n’ont qu’une importance relative ; il sem-

ble y avoir hyperplasie compensatrice des autres organes hématopoïétiques.

De ce fait que la rate ne possède pas une fonction indispensable découle aussi cette conséquence qu’il n’y a pas de syndrome d'insuffisance splénique analogue aux syndromes d'insuffisance cardiaque, rénale ou hépatique que sont l'asystolie, l’urémie, ou l’ictère grave. La splénomégalie est, dans l'état actuel de nos connaisssances, le seul signe appréciable de souffrance splénique. Cependant, à cause des connexions très importantes de la rate avec d’autres organes, en parti-. culier le foie et l'appareil hématopoïétique, les splénopathies se manifestent souvent, de plus, par une symptomatologie d'emprunt.

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