OBSERVATIONS
Il semble que les cas bien caractérisés de syphilis splénique tertiaire soient rares. Peut-être cette rareté d’ailleurs estelle plus apparente que réelle, la réaction de la rate à une infection quelconque étant, en règle générale, comme nous =
l'avons dit déjà, silencieuse et indolente et ne se traduisant que par une hyperplasie plus ou moins accentuée de l'organe 5
qui bien souvent évolue insidieusement et demeure inconnue jusqu’au jour où de nouvelles localisations se déclarent ou qu'une affection intercurrente quelconque provoque un exa-
men général du malade. Ou bien, c’est l’autopsie qui montre
des lésions spléniques ayant évolué sans qu'aucun signe extérieur ait permis de les diagnostiquer. On peut citer comme exemple de cette dernière éventualité le fait de Neumann (Syphilis, Wien. 1899) qui trouva à l’autopsie d’une femme une rate de 1500 grammes contenant une gomme dure, nettement limitée.
Mais nous ne nous occuperons que des cas cliniques de syphilis tertiaire de la Rate.