‹ Syrie ancienne et moderneChapitre 16 sur 63 · VÀLBIVTIN ET LES VALENTINIENS · texte numérisé non relu

VÀLBIVTIN ET LES VALENTINIENS

-^Valentin, que l'on croit originaire d'Egypte, et probablement disciple de l'écoled' Alexandrie, était très-versé dans la philosophie ancienne, et particulièrement dans celle de Platon. Ce qui le jeta dans l'hérésie, ce fut le dépit de ne pouvoir arriver à l'épiscopat malgré tout

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L'UNIVERS

soù g(^hie et soa étoqueûcé. tl imagina ut) système de religion iSlont. les Quatre éléments principaux étaient la Tnéorie des Idées de Platon , tes Sombres dé Pytbagore, |a théogotile d^Hésiode et rËvangileae âaint Jeanj lé seul quH tov- \ùt reconnaître. On voit que Son hérésie reposait sur les mêmes bases que celle dis Basijide et des gnostiqueâ. Cést en définitive récole d'Alexandrie qui s'efforce de lutter par son mysticisme avec les mystères cfe la i^ellglôn chrétienne.

"Valenlin reconnaissait léProon (itpô'ov), le préexistant, qu'il désignait aussi sous les noms de npoitoéTnp et deBôôoj, profondeur, pour le père de tous les êtres : fivvota, la pensée; Si-jin, le silence, habitaient avec lui. Le Sigé Bythos avait engendré Nous ( NcO;), qui était égal à lui. C'est ce ûh qui avait créé totitès choses. Les personnes divines que nôqs venons de nommer étaient oesisnaées sous le nom général ù*Éons ou d'êtres.

De Nous et d'AXiiôeia, la Vérité, sa sœur, étaient sortis deux autres Éons 'r aô^oç, le Verbe et Zo'yj, là Vie, qui étaient pères d'XvOptoTro; , et d'ÉxxXwia, l'homme et l'Église.

Ml est inutile de suivre plus loin la généalogie. Il suflQt de savoir que lé nombre total des Éons était de trente, dont la réunion formait le nxiipo^ia du plénitude spirituelle. Tous les Éons ^''étaient réunis pour donner naissance à Jésus, qui était comme la fleur de tout le PUrome, et portait à lafbis le nom de tous les Éons, et particulièrement celui dh Christ, l'un d'entre eux, et celui de Verbe, parce qu'il procédait d'eux tous. C'est ^insi que Valentin et ses disdples ext)liquaient cette parole de saint Paul, que tout est rassemblé en Jésus-Christ (*).

Infiniment au-dessus des'Éoris et du Plérome était le Démiurgue (Anueoop.

Y^;, créateur), dont il est inutile de suître la descendance. Il avait créé le dé^ mon et tous \éi esprits méchants , ainsi que l'homme. Ce n^était pas le véritable Chrî&t qui afait soaffert; maisrun autre Ohrisl , que le véritable avait ctéé à son image. Lesconséqiiencesdela moi^aledes vaientîm*éBSétéitunfaitallsmepuf,direotemerit dpposé atix enseignements de l'Église. Ils divisaièa[it les lâmmes en trois

• OOotei.!.».

câté^ries-JeflChanield, qdlfcièMWMiiènt iamals être sauvés, qàùi qoils flIfeeAt « et a'^âi les pénitettees étalent lil«lil«t$ let bsychiques, tels qu'aient', sidbn w», les catholiques, qui ne politident Jamiftii arriver à la jfnoi^ea fielenoe pémiie, et à qui là fdi et M mwm» titaîmtnéce»^ «aires pour étreBavvés; et les fittirilHels, parmi lesqnels ils fte MtDptaiibti Ceui^ ci , à la différence de» psy^biqoN et des charnels, ne poutiiie&t jamais étl« damnés , ' quelle^ que* Âiteent ielirs OHiives. Aussi, 4eur vleétait^llerenipliede scandale et ne diff^ait-elle ea riea^é» «elle des païens:

Cette hérésie^ fiiv^iMrfa^ parle myslèra dont ses doetemi l'enteloppaient, se r^ pandit rapidement dan^ la Syrie et eut Beaucoup de partisana 2 elle fttt otaibat^ lue tadtân»n!)ent par «aint Irénée^ saint Justin^ et parTèttullièn.

Le système dont nous venons» de pam 1er était coitipliqué et obscur en bien des peints; mais, on ne teurait le niéooiinfiiUre, il était/jpleîii d'art et même de vuiiKie.

^lentin enseignait à Alenandrie vers fan 183. D'Egypte il viftt à Reme, 00 il M ex^lu penaant ptueieors années de la communion des fidèles.

Tertulllen parle d'un diseiple de Va* itntlh, nommé Axioniqtie, qiii;de sei| temps enseignait encore à Antioche la doctrine de son mettre sans l'avoir altérée. L'hérésie des valentinienft se propagea principatemeiit à partir.de Tan 140.

MABOfon sv Lss MAmciomTts. -* Quelques années plus tard^ vers 14$, se produisirent tes «arcionHes^ autre secte dont les doctrines se eompoeaient d'opinions philosopAiiqueset obrétienties, Mareion, ne pouvant expliquer rcorigiue du mal, se langea à Popinion, di eon»niun« en Asie, de deux dieui ennemis, l'un auteur du bien, l'autre auteur, du mal. Les écrivains qui font combattu « parmi tesquels il faut compter taiut Irénée* teint Denys, saint Épiphanei saint Cyrille de Jérusalem, TertuJlien, kii attribaerea| ut)0 foule d^autres erreurs. Ce oui paraii oanstant, c'est fulladdiettiiit les fions de Valentin^ tturis sa morale était lort dtffiéoente : il coMbmaeit le mariage, ne bsfitiseiit que oeuxr^ui fsîeaient profession de «ontioenoei» crdonnait uft jeûne rigoureux , et enseignait à ses dl&eipiea :

SYRiB AffCieifJME.

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courir au-4eY4pt4ii| martyr^. Cette hérésie, qui àvM las dehors «us^ère» de la cro^Aïuie vrdimi^tchrélieQii^, ou plu* tôt qui (^ ex9^r9iU «ut un grand U0Q|«i bre de ^icKa^eom et4^ martyr», «t dur»

plusieuim suèdes.

Le me dfi Marcion était é véque da Si- Dope. CTétait liiî-mêmè qui avait exclu son fils de la cpoimuni^ de$ tidèlos.

MarcioQ viptàRome, ou il a*aj^ocia à un gaostiqué $ijrien | et ce fut alors qu'il inventa son système. Suivant certaine^ tradinoofi, il ^rentra, à ta oa« dao« le «eii^ (le l'Église,

L6 SYQISN «iJpiSSAJXBS; M09TÀIf

ET SES DISCIPLES. — Avaut d*arrîyer àMoptau, et sap parler dune foule (Tbéresîes semhtaple^ à celleus que noiiç venons d^ signaler,' oui se produisirent et subsistèrent en nieme temps dans la Svrie, nous devoqs dire un mot du Syrien Bardésanes. C'était un gnostique profondémeai; versé ^^ns les questions de philosophie et qui écrivait avec abondance. Il se déclarait orthodoxe , et cependant, à Édesse, dans des réunions secrètes, i) faisait de^prosélytes au gnosticigme. !( propageaiJÎ surtout ses idées à Faide d^yo^nes religieux qu'il répandait parnriî les populations syrieunes.

tphraîra le coippattit avec &es propres armes, en recourant à son tour à la poésie pour le réfuter. Egsèbe, dans sa Pré-^ paration évangéfique, nou$ a conservé un fragment considérable d^un livre présenté par Bardésanes à l'empereur Anton! nus Ter us.

Montap eut cela de commun avec Marcion, quMl poussa Taustérité au point le plus exagéré. C'était un eunuque de Pbrygie , nouvellement converti , qui , plem d'ambition et irrité de ne pas arriver aux dignités ecclésiastiques, se mit à prophétiser. Deux femmes, qui, elles aussi, se disalent prophétes^es, se joignirent bientôt alui. lisedonniait cômmeleParaclet promis par Jésus-Christ tl prescrivit de nouveaux jeûnes , établit trois carêmes au lieu d'un, et interdit comme une débauche le^ seconds mariages. Comme Marcion, i] ordonnait de chercher le martyre. Montan ne recevait presque point depécheurf . a ia pénitence. Ù paraît cependant q^je les prophètes étaient moins austères qu'ils ne le paraissaient ; un auteur, ecclésiastique

du^emps, Afiolkinîua, leur MpE<i«i|B de ta couper la barbe et U& eh^veux, de a^ peindra les soureils,da prêter à usuroide jouer aux dés et de recevoir des présenta. On croit que Montan et $9s deux prophé* tesses, pessédéa, disent certaine^ traditions, dp malin esprit. ^ pendirent. Ce qui n'empéclia pas leur do<^i9e de se.

répandre, partieul^rement eff Sjfie ; et , nous verroqs, au siècle suivautt samt Sérapion, éYéqjie d'AutiocH 4erire eontre . les montauiste^ qui trombi^jent son Église.

Tels étaiept les dangers sans non^br§ , t}, incessanta dant la croyance cbrétieane était entourée 4^s le pays mé^me où les apôtres Tav^ie^t içplus soU- , dément établie ; telles furent aussi les capses des nombreux oonoiles qui se.

tinrent en Asie dès que 1^ fin des persécutions eût permis aux chrétiens de se réunir publiquement. MaiSj si les.

hérétiques se multipliaient , les docteur* . de l'Église paraissaient en^pssi gr^nd* nombre. Les Ignace, les Justin, = les.

Clément d'Alexandrie, les I renée, égaux en science aux principau]^ de» hérésiar-

3ues, et instruits comme eux aux^i^poles e l'ancienne philosophie , ne cessèrent de lutter pour faire triompher la {\qc' trine des apôtres, tls réussirent ; et, il importe de le remarquer, jamais en Sy-, rie les sectes même les plus infli^nte^ . ne purent balanfcer la prfpoHdérance de l'Eglise mèire.

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