VU9M£X(B
ques do monde et prineilialeméiit par le fape Félix, sueeeseeur de sani Dénié.
llresti dans sa maison épiscopaled'Anliodie, tant que Zénobie, sa proteetrico, régna à Palmyre. Anrélien, vainqueur de Zènoiiîe, le ehassa de eette maison.
Saint Augustin parle d'une seete de psNiliens, ou pauiianistes, à laquelle Paul de Samosate aurait donné naissance. 11 ajoute qu'ils ne reconnaissaient proba- Mement pas le baptême, puisque le oon« eHe de Nioée ordonne, dans son dix-neovièmecanon, oo'ilsseront rebaptisés dans rÉgtiseeathoiique. Le pape Innoeent V dit clairement, dans son Êpitre 23* > qu'ils ne baptisaient point au nom du Père, du Fils et du Saint*Esprit.
LES ÉYÉQUES TIMBB ET CTBILLB; lESPEBSBCUTIOlfS BU SYBIB. — Tlmée
aoecéda à Uomnus en 374, et gouverna sept ou huit ans, selon la Chronique d*Eosèbe; ou dix, selon Nicéphore. Samt Cyrille, dix>huitièmeévéqued*Antioche, gouverna vingt ans. Un an après sa mort (303) commença la nouvelle persécution de Dioclétien.
- « Parlerons-nous, dit Ensèbe, de ce qui se passa alors à Antioche, et ne de* vons-nous point craindre de remplir l'esprit des lecteurs de trop d'images funestes, et de les fati^er parle récit de tant de cruautés? On étendait les uns sur des grils de fer, on les y laissait expirer peu à peu , et on retardait leur mort le plus qu'on pouvait, pour faire durer plus longtemps leur supplice. On en vit d'autres mettre leurs mains dans les brasiers ardents pour ne les pas souiller par Tattouchement sacrilège des victimes offertes aux idoles. Il y en eut enfin qui , vdyant approcher des soldats envoyés pour se saisir d'eux, se précipitèrent du (taut de leurs maisons, aimant mieux se jeter entre les bras de la mort que de tomber entre les mains de ces ministres de l'impiété. »
MABTYBE DB SAINT LUCIBN. — DC
l'avis des principaux auteurs ecclésias* tiques, saint Lucien, prêtre d' Antioche, est un des plus Illustres martyrs de cette époque. Ne de parentschrétiens, dans la ville de Samosate , il reçut une éducation à la fois chrétienne et païenne , c'est-àdire qu'on lui apprit à comprendre les Ecritures et qu'on l'exerça à écrire la langue des anciens auteurs de la Grèce
et de René. Ajramt pwdfa ■■ ] l'Age de douze ans, il alla Sek étuides à Éphèse, puis earibvassa la vie monastique. Il se donna easuite à l'Église d'Antloehe, où il devint prêtre.
Saint Alexandre d'Alexaadne assure que saint Lucien fiit séparé de la communion de rÉglîse, sous les trois suc- MsseuFs de Paul de Samosate, dont il avait défendu le» opinions avee trop d'ardeur. Il efifoça eette faute en se rétractant et en souffrant le martyre. 11 ^ait à Micomédie , avec Eusèbe (308) , au commencement de la persécalion, lorsque saint AnthynM v souffrit le martyre; car la Chronique d^Alexandrie rapporte ces paroles d'une lettre qu'il écrivit aux fidèles d'Antloehe: « Toute la troupe sacrée des saints murtyrs vous salue. Il faut que j'ajoute encore qu'Anthymea achevé sa course par le martyre. >
Les actes de saint Lucienporteat que, s'étant caché pour éviter la persécution , il fut découvert par un prêtre d'Antloehe, nommé Pancrace, il fut conduit d' Antioche à Nicomédie, où était l'empereur Maximin (SU). Il prononça une admirable apologie de sa fol , devant le magistrat chargé de l'interroger. Après l'avoir inutilement exposé à plusieurs tourments, on l'éprouva pat la laim.
« Son persécuteur, dit saint Jean durysostome dont nous reproduisons le récit , s'étudia à inventer une torture où la longueur et la cruauté se trouvassent réunies, afin que l'âme dû martyr, ébranlée par la violence du supplice, achevât d'être abattue par sa dnrée, et perdit tout le mérite desa œastance. Voici donc comme il s'y prit. Il exposa le saint prêtre à toute la ri^eur et toutes les suites horribles de laraim. Ëst-celà, me direz^ vous, ce supplice si affreux? Demandezle à ceux qui l'ont éprouvé, ils vous diront que de tontes les nMNrts c'est la plus horriole. On laissa doue longtemps le saint sans lui apporter à manger; et lorsqu'on vit qu'en une si grande ejLtrémitë il ne se relâchait points on mit devant lui des viandes qui avaient été offertes aux idoles. On ne doutait nullement que l'extrême nécessité où il se trouvait, et la facilité qu'il avait d'y remédier, ne remportassent enfin sur toutes ses résolutions. Il est certain que la présence réelle des olyetsa tout uneauUelbvoesur nos
SYRIE AmiERHE.
«iprlK 4iiè la sknple fiiiâge ifM nom nous eft ftvmiHM. Le saml^aityf scviit cepeadMit ▼îetorieox (fan danger afi»si pressant , et€e qoe le diaMe eroynt élra propre à le terrasser ^fot cela même ooi^ lui releira le courage et hii fadKta ia vie-^ foire. Car, bien foin oœ la Tue de cet viandes le teudiât, elle ne faisait^ ail coniratre, que lui donner pour elles une plus forte avenîeii. Il enhatesait encore i^s et les idoles et Tiddâtrie. Ainsi que m vue eontinnened'un ennemi entoetient 6t fortifie en nous la haroe que nous lut portons, de même plus Lucien Jetait les yeux sur ees offrandes impures et sacrilèges, plut il «entait augmenter en lai le dégoât et 11iorreurq«'tl aVait pour elles. I^a hàm avait beau la sottietter, te presser de porter la main «Hr c» mets défendus, fi fermait Poreilie à cette voix importune, il la faisait taire; et, n'écoutant que la voix de ilien qui lui défendait d7 toucher, il ôuUittitsafaiblesse, et ne sentait {IIqs la faim. Cette table sonilleé et ce patn^exécraMe qu'il y apercevait ne servaient qu'à renflammer «nvantage du désit #étre assis à la table de Jésu»* Christ, de pouvoir manger 4e ce pain eéleste dont le Saint-Esprit nourrit les fidèles; et cette pensée le soutenait de telle sorte , qu^il ptoiestait qu'il était prêt àeodurer tous les Urarmenls ima^na- Mes , ptutdt que de prendre un seul mor'< ceau sar la table des démons. Il se remettait aussi d«is la mémoire la condaitedes troisjeunes Hébreux qui , dans on âge ÊiHule, se trouvant captifs dans une terre étran{;ère, sans appni et au n^lieo d'^nenalion barbare, montrèrent one sacesse si grande et si sublime, que leor fioélitéà l'observation de leur loi les rend encore aujourd'hui Padmiration de toute la terre. Ces diverses réflexions que fatsaif notre saint prêtre l'affermissaient de plas en plus dans le dessein de demeurer fidèle à Dieu. Il se riait de ta maliœ impuissante du déijkm, il méprisait ses rases , et il déconcertait tous ses artifices par une paiieniee infatigable. Cet ennemi déclaré des hommes, voyant donc qa'il n'avan^T»ni avec tous ces efforts, et qu'il ne pouvattabattre le saint, le ra^ mena une seconde fois an tribunal des jages ; il tâcha de le fatigner par les divers interrogateires qn'il lui fit subir, et de le faire snoeoiiiber sousia rigaeor des
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K8 MisnhrjlkmtîtévtMw daqot intenrogatolre. Mais te martyr, à toutes les demandis qui lui étaient faites , ne répondait autre chose, sinon : Je suis chrétien. De quel pays étes-vons.' lui dw mandai^on. Je suis clwéliett, répondait^* H. Dennellc profession? Je suis chrétien<f Votre ramille , tos parents ? Je suis chré* tien. Cétaient là les seules armes dont il ss servait pour se défendre du démon; pour l'attaquer à son tour, et pour le vaiaere. Quoiou'il joignit les sciences étrangères à l'éloquence de son pays, il ne crut pas devoir s*en servir en cette reneootre; et il savait fort bien que dans un pareil combat ce n'est pas l'étoquenoè qui remporte ht victoire, mais la foi ; et que le moven le plus sûr pour vaincre n'est pas de savoir bien parler, mais ds savoir bien aimer... Enfin cette parolq fat la dernière qf^'û prononça, et ce fut en disant , Je suis chrétien , qu'il finit sa vie. Il fut égorgé secrètement dans la prison par l'ordre de Maximin, qui n'osa 4 à cause du peuple, le faire mourir pu** bliquement. »
« Ainsi, ajoute Eusèbe, ce saint ef savant homme, après avoir annoncé le royaume de Jésus-Christ par ses paroles, et l'avoir dé&ndu par une éloquente ap»» logie , en confirma encore la vérité par sa mort. L'on compte ensuite pamri les martyrs de Phénicie, Tvrannion , évéquo de T)[r, Zénobius^ prêtre de Stdon» et Sylvain, évéque d'Èmèse : ce dernier fui exposé aux betes dans sa viUe épiscopale, et les deux premiers rendirent un uJu»* tre témoignage à la foi chrétienne dans Antiocbe : Tvrannion fut jeté dans la mer ; et Zénonius , leuuel à la science de la religion joignait cefle de la médecine, expira au milieu des tourments. »
SA.111TB PBLÀGix; HiSToinn nn
SAINTS nOMMINS ET DB 8SS DEUX VU/* LBS BBBBNIGE ET PAGSDOGÉ. — An-
tiocbe avait une telle importance, au.
temps de Dioclétien, que cet empereur y fit conduire beaucoup de condamnés chrétiens pour donner plus d'éclat à sa vengeance. Les fidèles qui habitaient cette ville, au bruit de la persécution qui les menaçait, se tuèrentengraod nombre pour se soustraire aux tortures. Parmi tes plus célèbres exeinples de ces morts volontaires 9 il faut citer celle de sainte Pélagie. Gettejeune vierge, âgée alors dn
vîmpmM.
|Kir saiiit L|tDicii. A pîiioe suto<dJe ^m U persémiiion allail «dnmeMfii, ^'eUci •'«tfeDkna thai^eUe ^ «p^ot aduver ^ mémetienpsetfa foii|sfa¥ie. fiiealât iMifa trmifi» iHratili'ieilïidats vint la «orpiv»* dre Mule^aaat aUoQB «ootini; le niQinh 4n màl^a^lle pouviit «Uendmik nei soldais était é'toatiatiiée air tribunal c» r«a jugeait les eht^ieas. Mfiia la amiatè de parare sa aiifinilé^ et aassl te dén»^ pair, lui firent pienidilB Ja ckplutiontite Ée dow^eiallMiénie ia aèart. PatraissBiit an seuil de la perte^ elle danlaBdiii d'u^aÎB enjoué aux soldats da la laiases aban^^ de vêtements « afin qa^eHe parûli dav^nS Ses jugea soos un coatumapltis oonireÉa** Me. Les soldats la laisfèfènt entrer dan^ aèGbaflibce. Li, après avoir' kmgiteiiipa plié I^iefi , elle mbnta sur le. toit de la aaàison et «^ piéoipilajiui pieds de seâ paiaéouteups.
- Tv^aipés dans tear attente, iesSoldals païens ohercbèrent isatiite Donnioe et ses filles ftéréinoé et Praydo^é^ que saint Ambroise suppose avoir été la mène et Iss scaurs de «dnte Pélagie, fionmine, ai*aî|9naBt qie* la beauté de ses filtea «s les désigiiit $fM përséoatétits i sTétçit mirée à Édesee, eo MéAopêtanlé^ • « jàu ttHliett des malbauvatée TÉgiisev ees trois iltàetrea fiâmes donnèisant, dit saint Chrjniosidnie, un ekèiuple inoai d'una gftrtadeur d^âitie plws qu-héraf(|ue; si tonteftris Pu doit' donner le nom ie fefltmer à c6S adtainsbles eréatures qfa4, dans un esvps et sous la fl^pire de fem>' mes, non-seélemént renfermaient un aaur«r^ ritit, mftis qui, s'élevant au^Jesi* iàs des forées oîdinaires de là iiature ^ fitent pafiaître une vertu dont les itii;elli^ gences eélesiee seat seules capables. £!• las abandevi»èl!«nt léuc patrie, leur fanfifle, leur propre maison, pour aller chercher dans un pays éloigné la Hbetlé^ <p»'on letirreftisait aahs leleù^ d'adoret» m âe^HtJÎi Jésus-Christ. Ce fut par un Motif si noble et si relevé que la fidèle et
Êiérevisa JDonrinine avee ses deox fiM, rénice et Prosdocé, quitta letteu de sa aalssanee. ArMtdns^no'nis d'abord etebn^ sfdéroui; des leMiMes de qualité, élevées délicatement et ^aiwii testes les commoi dft^sdela vi«, dbi vont s^xposet^àtoQtes 1^ suite;; f^h^uëes d^n lon^ m pé* i^iblevtyysgë. 9idea bORHnes robustes •
aaaaatiwsés à aayagsr^ na laïaseai pas d^épraaver daaisi h eôura da;ki|i^ voyages d'asîi^a graïuka fadii^^es* «wiiqu'iis aiwt des loitores « q»*ila aient à lein suite plusieurs esoki ves, qtia ia route soit bonne, sAia» ai«^ à ttanir, que la traita aa soit pas ioi^e^ qu'ils aifoi eafia toute liberté de retoumer abea, mv; Quelle doit fitite la foi de DooMiinav ss dssalutîon , sait amaur poar JésusHCbrlst, iarpKiue oous la iro^OQS avuniNr à pieé, saas satta^ eaibwrassée delà jevaesse «t da la bastttéida seafilles« abaadaaaésde assiamia^ trahie pfr sas praehtps» en?iraaaaa é*ai|iisniia , sa sauvar far das s^ tiaraddtawmés , li traf ets milla dangers, araigqaptp^aa sas fillesv paur a^^ pour urAaMSiH-,
kurAMiâjSiH', pQuraania^ imi ^^côati^ auallea aismas^ dans l-a^préliansioB d'4tre sufvia» déaaavmrte^ t!e<y>mi}e, reprisa? £|l»9QPt de Boa p^S'^Miit ^ M vjili^^ da sa ftiaisaq,:et aile asè»e avas elle daHJt AlkMUm inarireîUéHsa beauté; coiaraieiis et oà les oacbier^Qaî sera le gferdian d« la vir^nitada asa filles? Ge a^.la deil Ck ssrfl' JésptCbrist luimèml Tpoift brebis «a^nspumi^at ée traverser éespajw aoui^rta ^eJlau|«,ide$ déèertaibaM téis iwf des jioas iisans que ai tailixlfla ni leskiupaaasptsaiil^aefitlsar disfi^diasidi^fisaga* Voiif les^awnesant pgHirakleis laayauxiohaslâSraMplutétDieu saepcHd en lent favaua, difraDI^tqut le ebemin qit'altes oitf i Hftmi, lea ^U^ naliiirela^ la beauté. 4QaBhiafiitfi m terannD enfinà ÊMie» Qitt^ ^irilte est, à la vérité^ bicp moins aivilisée qm plusieurs autres; a^s m peut dira aussi, à sea avama^a, que ia fdété f asl< Jbae«ea«p plus estiméa qu'aiUeura. Aussi, aos illuetrès voyageuses y trauvèrsotH^les un asile eontre ks poutaintes é^ Fimpiété, et un pou où efies arasent paiiYOir at^ tondre ea sûreté le retaur d'iua tempe phis aalme. €elie viUa fiauU saii^ re* outdonolailièae et lesHUes^ non comme des étrangères, nais comme des eitsrfennes dit eiei , es alla sa.bhargea d'ellei oomme^l'un dépôt aB«ré ^ae Dieu hû oonfiait.' Qne panlQBt»e, an reste, n'aaouse «sa saintes feofunaa de peu es aaarage, paar atair piia aîaaî U. fuite déliant èsurspeKséôiitQani ; ai^a m firent eh aalte sf naaatrs qil*ebéiv an préesple da âaigaenr^ qui vaut «m^ iassan'an est peisséaat^daiisuna viila, 1-an isia dans
SYRIE AUCSIBNNE.
une aotw. Bien loin <|«e eeit& finte leur fOt hodtdUM , elle le» |NNMiira 4 aueon* train», iule émitwiiiit«£tffHell»iourDmie f Celle qili est p#oiniie a ceux qai mé* prisent toim 1m avantages àa nMe..j En. un ioMant tOQtaa let villes ae reaipH» rentctetrattras, de meurtrière^ ie pam ricides. LîbIs pèfw offiratent leurs mata^ aux ju|!M pour é^otgar teura enfoota ; ies enfanta traÎBaiént leurs pète» aoi pieds dea tribunaiit, les frèna vendaient le sang de leurs frènea, tout était plein de tumulte et de oonluaion. Édease né M pas ejteropte de cet orage , pendant lequel nés saintes feitimes jouissaieDi d'une profonde tranquillité. £UeAnese re^rdaieut paâ ooinnie ftigitiv^ et exilées de l^^tli* paya ; etlea ne s'apercevaient pas qu'elles étaient dans la disette de là plupart deé ebosiBa qui rendent la vie agréable; Fespérance des bfena futura leur foiirvlisiait abofidaniment tout ee qui leur était néeessaire ; la foi était leur patrie, et la charité leur servait de forte» resse pour les mettre à couvert des inaul-' tes de Tennemi «anàmun des liommea.
Affermies dans des trois vertus, elles vi*^ rent sans émotion arriver à fid esse, Fune son mari , les autres leut' père , aceom^ pagné de soldatb pour les enleva de leur retraite ; ai du tnoins nous devons don» ner des tioms si doux et si lionoroblea à un homme qut s'était diargé d'une ai cruelle et si honteuse mission. Éprsnons^le toutefois en faveur d use épouse et de deux filles martyres, et n^augmentons point psr nos reprochée la peine qu'il ressent peut-être de se voir obligé, malgré lui, de livrer ee qu'il a de plus eher au monde. Considérons plu* tôt la sage conduite de Domnine. Ijore*qu'il a fallu éviter la persécution ^ elle s'est prudemment retirée; maintenant:
qu^l faut combattre, elle ne songe plus à fuir. l.a voilà prête à suivre ceux qui l'emmènent ; elle les suit sans contrainte, quoiqu^eile sache bien quUls lia oondui«sent a la mort. Apprenons de là , nous autres , ce que nous devons faire dans les différentes conjonctures oil nous noua trouvoTis; car comme nous ne Aëvona point témrérairement aller an-devant du péril , aussi ne devons-*nous pas f eeuletf lâchement lor^'il se prés^te. Hfaii' smvons nos saiàtes martyres. On leur fit prendre le ehemin de HiérapeiKa. Ce
hit «afin d'un endroit proche de cette ville qu'ellea partirent potr arriver à k viMe qui doit aeuk porter le nom df sacrée, c'est^tà-dire à la céleste Jérur lalem, et qn'^ke termiBèreet glomu* sèment toutes leuri couraea de la ma^ nidreque je? ais raoontea en peu de mota. Use rivière ootoie le grand «iitmin d'Hdeaee à Hiérapolis. f^es soldats qui les conduisaient s'iatrélerent pour manfier aMB quelques arbres qui se trouvaient là'perhaaÎNPd. Pendant qu'ils prennent leur-repas, et qu'ils ne songent qu'à b«ire, nos sahitta femmes penseut a ae mettre en liberté. On dit que le mari de Domnine y donna les mains, etc^u'll lei^ aida à tromper leurs gardes ; je tuis asaea; de ee sentiment, et il y a bim c|e Tappar fC9ce qu'il en usa ainsiv afin de pouvoir la mettre en qudque sorte à eocrvert de ta éolèreëo SctaveraÎA juge, et d'avilir quelque cbose à alléguer au jour du jugft* mèntv qui pdt le décharger en partie du erime de irebiso« qu'il avait commis ea HVrant-sa femme H ats Ailes aux tyrans. Il esa certain qu'il- amuBait les soldats pendant qoe les saintes, e'éloignant in« seMiMoMcnt dMux, entrèrent dans le 4ea«e po«r s'y noyier. Que les mères, prêtent l'oreille, que IsS filles soient attentives, que les unes et les autres apfwnnent ici leura devoirs. Quenelles* 01 comprennent Jusqu'oà doit aller ks»
obéissance , et que oeUes-là considèrent qaelle foroe ont leurs exemples. Dom* nine entre donc dans le fleuve , tenant ses deux filke par la main; elles se lais* aent toutes trois aller au courant de l'eau qui les emporte 4 les sufilaque, H les baptise d'un baptême nouveau et peu iiatté ^ de ce baptême dont parlait Jésus* Christ aux deux fils de Zébédée, Inrat, qu'il disait i Vous boire» le ntiênie ealÂeé que je boirai , et vous aerçs baptisés du même baptême dont je serai bsaptisé.
Ainsi nette admirable fbmoM fut trois fûla ÉKirtm ; une fois par elle^nléme, dt detuc fiiis dans ses filles. »
liE mabtyhe ns saiirt bomabi. -^ Koos emprunterons encore à Euièbe no récit du même eenre :
« L'Église d'Antiocbc était exposée à une vio4ente persécution^ Jorsqnq Romain , qui voyageailen Asie , y arriva^ Il fat sensiMeHSent touché de ï'étpt oà M I» vit. H Mxowm que ptosienni cbré«
L'UNIVERS
tl«ns Arsiient déjà donné de tristes mar* ques de la faiblesse humaine , et il ne put souffrir que le démon triomphât plos Jonetemps des serviteurs de Jésus* Christ. Il aborda hardiment le juge, qui s'aj)plaadissait de la Tietoire qu'il venait de remporter. Asclépiade, lui ditil (c'était le nom de ce magistrat), votre victoire n'est pas complète. Dieu a encore de braves soldats qu'il ne vous sera pas si facile de vaincre. Asclépiade, qui se voyait ravir par un noaveau venu sa gloire , qu'il croyait avoir mise en sâreté, fut un peu ému de ce premier début de Romain; toutefois, jugeant, par le peu de résistance qu'il venait d'é* prouver dans quelques-uns , que celui-ci n'aurait pas plus de fermeté, il le fil approcher; et il n'était pas juste que Jesus-Christ se retirât devant son ennemi sans avantage; il fallait qu'il se trouvât quelqu'un oui combattît pour loi , et qui triomphât en son nom. Le juge méditait déjà en lui-même de faire souffrir à cet étranger tous les supplices au'ii avait destinés aux .autres, pour le punir d'être venu troubler son triomphe. En effet, il le fit tourmenter cruellement; d'abord il se contentait d'animer ses bourreaux du geste et de la voix ; mais , comme ils ne le servaient pas à son gré , et que leurs bras semblaient se relâcher , il descendit de son tribunal , et sans avoir égard à la honte qui en rejaillissait sur sa dignité , il se mêla parmi eux, et tâcha par son exempte de ranimer leur vigueur. Mais enfin il fallut que lui et ses bourreaux se retirassent confus et épuisés de forces, mais pleins de rage, et qu'ils ce* dassent la victoire à Romain : le fer même fut bien contraint de la lui céder. Après auelaues nouveaux efforts que fit Aselepiaoe, mais toujours inuUles, pour vaincre la constance du saint, le soldat de Jésus-Christ lui cria : Cessez enfin de vouloir tenir contre celui qui est tout-puissant ; quoi ! prétendez- vous résister a Jésus-Christ, qui est le véritable et le seul roi de tout Tunivera?
Le juge l'entendant parler de la sorte, et croyant qu'on faisait injure à l'empereur d'appeler un autre que lui roi et maître du monde, condamna sur-lechamp le saint à être brûlé, ajoutant ainsi ime troisiènse couronne aux deux
premièreB dont sa cmauté venait de le couronner. Romaîa, plein de joie , coiv vert de son sang qui brillait de toutes parts sur ses hamts, et portant sur ses épaules, sur ses côtés et sur son front le signe royal de la croix, est conduit hors de la ville. Il y trouva le bûcher préparé pour servir d'autel. On apporta quantité de sarments et de roseaux secs , qu'on mêla avec le bois, ^fin que le feu se communiquât plus aisément et plus vite, et sur cet amas de matières combustibles on plaça la victime qui devait y être consumée. Comme ce lieu n'était pas éloigné de la ville, plusieurs juifs y étaient accourus conmie à un spectacle qui ne leur était pas moins agréable qu'aux païens. Où est maintenant leur Jésus-Cnrist, disaient-ils; que ne vientil, ce Dieu des chrétiens, délivrer celuici du feu ? Pour le nôtre, on sait qu'il sauva les trois enfants de notre nation delà fournaise deBabylone; mais le Dieu des chrétiens les laisse brûler.
Comme ils disaient cela, ce même Dieu, dont ils ne veulent pas reconnaître le pouvoir, commanda aux nuages de se joindre ; le ciel s'obscurcit, les nuéess'ouvrent, et une pluie mêlée de crêle tombe avec tant de force et d'abondance sur le bûcher, qu'elle arrête tout d'un coup le progrès mie la flamme faisait déjà. Le peuple, enrayé, s'enfuit; on vient dire à l'empereur, qui pour lors était à Antioche, que le ctel se déclare pour Romain, qu'il a marqué sa colère par cet orage si soudain. L'empereurenvoyadireà Asclépiade d'abandonner cette affaire; qu'il ne voulait rien avoir à démêler avec ce Dieu du ciel qui lui défendait de se commettre davantage avec lui, et qu'il n'était pas sûr de faire périr un homme dont le ciel prenait si hautement le parti. »
LES BYÉQUBS TYBÀNNUS, YITALIS
ET PHiLoeoNB. — La tradition ecclésiastique place tous ces faits sous Tépiscopat de Tyrannus , qui avait succédé a saint Cyrille , en 308. Y italis fut le successeur de Tyrannus , et prit possession I du siège d'Antioche en 314. Il mourut | en 319 ou 330 , après avohr assisté aux i conciles d'Ancyre et de Néocésarée, et i les avoir peut-être présidés. On sait aussi qu'il rétablit à Antioche la plus ancienne de toutes les églises, qui | était tombée en ruine, et que les dire- I
SYRIE ANCIEKI^E.
ti«nscbérissàieiitpanîeQKèrèineRt, panse oue les ApôUres l'avaient fondée. Cette église fut aebevée par son successeur, le patriarche Pbiiogone.