RELIGION DES SYRIENS
Rien ne prouve mieux la'parenté des Syriens avec les peuples qui les avoisinaient que leurs croyances et leurs cérémonies religieuses. Le savant Creuzer, dans un morceau que nous citerons ici , parce au'il se rattache directement à notre sujet, a parfaitement établi les rapports qui existent entre la religion delà vieille Syrie et celles de presque toutes les contrées asiatiques. Il dit : « Isis chercha danjsByblos son époux Qu'elle a perdu. La déesse nous met elle-même sur la voie des rapports certains qui existent entre les religions de TÉcypte et celles de la Phénicie et delà Syrie. En effet , les Phéniciens et les Syriens revendiquaient le dieu de l'Egypte; tous les ans, à la fête d'Atlonis, une tête mystérieuse était, dit-on , portée par mer du rivage égyp»
LDinVERB.
tieo gur la oôte de Byblos. Les monnaies de cette ville phénicienne montrent encore la figure d'isis ; et les cultes et les divinités , et les idées et les images , tout cela , au fond , était identique chez tes Égyptiens et chez les nations de l'Asie moj^enne et antérieure. Voyons donc en
Suoi consiste cette identité ; tâchons de évelopper les conceptions fondamentales qui, étant communes aux religions de tous ces peuples , les ont conduits à rap-
E rocher et même à confondre ensemle leurs dieux. D*abord , nous remarquons en général, dans les cultes de l'Asie occidentale, les deux sexes à côté l'un de l'autre , un principe actif et un principe |)assif , un dieu-soleil , roi des eieux , qui a le pouvoir fécondant; une déesse-lune, qui conçoit de lui, et qui parfois se confond avec la terre fécondée. En second lieu , dans ces religions , une seule et même divinité réunit souvent les deux sexes; tantôt c'est un hommefemme, et tantôt une femme-homme, selon que l'un ou l'autre sexe domine.
Quelquefois enfin , l'une des deux personnes divines disparaît tout à fait dans le culte populaire; souvent, par exem-
Î)1e, c'est le "principe femelle qui fait 'objet exclusif des adorations, mais non sans des rapports plus ou moins évidents avec un principe mâle. Si maintenant nous cherchons comment ces notions et ces combinaisons diverses peuvent se rattacher aux grandes divinités de rÊgypte,le8 noms réclament avant tout notre attention : Bel ou Baal , Belsamen, Moloch, Adon, Baaltis, Astarté ou Astaroth , Mylitta, Alitta, Silitb, Ma , . Ammas, Mitra ,* tels sont les principaux. Or, que nous représentent ces noms ?
trois idées fondamentales : l'idée de j'empire et de la domination ; Tidée de la nuit et celle de la lune, qu'elle emporte avec elle; l'idée de la maternité. Toutes se retrouvent également dans les noms des dieux de TÉgypte, principalement dans ceux d'Athor et d'Isis ; dans le surnom de cette dernière, Moyth, oula mère par excellence, la mère du monde, comme s'appelait encore la lune chez les Égyptiens , selon Plutarque ; enfin , dans rOsiris « dans le Sérapis, seigneur et roi , dans risis reine et maîtresse : attributions si générales, qu'il n'est {presque pas un culte , pas une religion qui ne\es
ait consacrées. Quant aux combinaisons
de ces idées, Isis, le principe femelle, apparaît d'abord comme la grande déesse de l'Egypte, pendant qu'Osiris, bienfaiteur des numains , accomplit sur la terre les travaux, les souffrances et la mort , qui doivent lui mériter l'honneur de partager avec sa divine épouse les hommages des peuples. Voilà donc un dualisme qui se forme peu à peu , mais où le principe femelle est longtemps dominant. Un dualisme d'un autre genre se remarque dans les fêtes religieuses de l'Égvpte, aussi bien que dans celles de 1 Asie moyenne et antérieure. La fête de Thammuz dans la Syrie et dans la Phénicie; celle de CybèledanslaPhrygie, divisées en deux parties distinctes , avaient leurs jours de deuil où Ton pleurait un dieu perdu, et leurs jours d'allégresse où l'on se réjouissait de l'avoir retrouvé; de même en Êgvpte, la fête d'Osiris présentait ce double caractère, les larmes et la joie; un dieu perdu et retrouvé; mais ce n'est i>as tout; la religion des Égyptiens connaissait encore ce singulier accident dont nous avons parlé , les forces actives réunies aux forces passives dans un être unique mâle et femelle à la fois. Isis, ou la lune, se montre sous deux aspects divers , passive vis-à-vis du taureau générateur, du soleil fécondant ; active visà'Vis de la terre qu'elle féconde à son tour, en lui communiquant les germes producteurs qu'elle a reçus. Le rapprochement des deux sexes' engendra partout, comme nous le verrons , un triple ordre de symboles. Faisait-on ressortir l'idée de la puissance virile , alors un dieu mâle présidait à la nature; dans le cas contraire, une déesse figurait comme la mère universelle des êtres. Iraaginait-onde rassembler les deux propriétésdans une divinité unique, on la représentait sous la forme et avec les attributs d'un androgyne. Les hermaphrodites ne sont pas moins fréquents dans les religions de l'Asie occidentale que dans celles dont nous avons déjà traité; seulement, nous devons ajouter que cette figure bizarre , qui , dans les systèmes théolosiques de la haute Asie, renferme des id&s sublimes, par exemple, celle de la toute-puissance divine , se suffisant à elle-même , n'a pas , à beaucoup près , dans les cultes populaires dont il s'agit
STRIE ANCIENNE
id, an sens aussi releTé ; elle exprime simplement Funion toute phystaue des deux pnîssancesqui eoacourent àlasénératioadesétres. les religions de la haute et de la moyenne Asie se frayèrent de bonne heure un passage dans les contrées les plus occidentales de cette partie du inonde. L'Asie antérieure , en y comprenant la Syrie, la Phénieie et la Ju<dée/éuit comme la grande route par où circulaient continuellement, et les earavanes et les armées des nations puis* santés de rintérieur. Les Assyriens, les premiers, firent de ces contrées le but de leurs expéditions guerrières ; des peuples entiers furent transplantés par eux au delà de TEuphrate et du Tigre. L*enipire ayant passé dans d'autres mains, Ton vit les Bak^loniens, les Mèdes et les Perses se succéder tour à tour 8ur«le trône de F Asie; tous ces vainqueurs en* voyèrentdes colonies dans les pays qu'ils venaient de conquérir, et avec elles s'y na* turalisèrent des coutumes et des croyances ou assyriennes ou médiques, comme on les nommait dans TanUquité. Vint ensuite la grande domination des Perses. Les satrapes, suivis d'armées nombreuses , allèrent tenir leurs cours dans T A<- ■ sie Mineure. Mais T Europe parait sur la scène; et l'Asie, bouleversée par des conquérants nouveaux, vit tour à tour les longues dynasties des rois grecs se perpétuer dans son sein; et, quand elles furent tombées, les armées romaines établir leurs quartiers en Asie Mineure, en Syrie, et dans les eontrées voisines» Ajoutez les relations si anciennes et si diverses que le commerce avait formées entre toutes les parties de l'Asie , et tourtes les influences qui devaient en résulter sur les mœurs et les idées des peuples. Ici même, dans l'Asie antérieure,étaient le grand marché des esclaves et l'entrepôt général des marchandises de l'Assyrie, de la Babylonie, de l'Inde; les Phéniciens en furent les fondateurs. De là cette Biultiplieité et ce mélange des langues que Straboa remarque en Asie Mineiure, au commencement de son douzième livre. De là aussi cette multiplicité de évites et de religions , dont le mélange forme un tissu smgulîèrement divers. Toutefois , dans ce tissu merveilleux, l'on peut saisir comme une chaîne mystérieuse qui en unit les fils nom-
breux , et oui rattache à la fois aux religions du tond de l'Orient, et les cultes populaires et les systèmes religieux des oontrées plus rapprochées de nous ( *). »
C'est ainsi cfueCreuzer a signalé d'une manière générale les rapports qui existent entre les cultes et les religions, en apparence très-divers, qui se sont sucoé" dé dans la plus grande partie de TAsie connue des anciens. Nous allons maintenant parler spécialement de la religion des Syriens. .
La cosmogonie et la théogonie des Syriens sont , à coup sdr, moins connues
âue celles des Pliéniciens et des Chaléens. Nul renseignement bien précis ne nous a été transmis sur la religion et le culte oui ont dominé dans le pays situé entre i'Amanus, l'Euphrate, le Liban et la mer Intérieure. Toutefois, quelques savants modernes, parmi lesquels nous citerons Selden , Hyde , Hager, Gœrres, Creuzer et Guigniaut, sont parvenus, à l'aide de rapprochements ingénieux et d'analogies , et surtout par une habile critique des textes anciens , à donner sur ce point important quelques notions qui , dans ce livre , paraîtront peut-être suffisantes.
Le mot BaeUchez les Syriens , comme Bel chez les Ghaldéens , Adon chez les Phéniciens, semble avoir indiqué l'idée du principe de toute chose, de la cause première. Bctal était le tauverain Seigneur ou Dieu. Ce mot s'appliquait quelquefois particulièrement à l'objet qui , chez les esprits grossiers, personnifiait l'idée de Dieu; au Soleil, par exemple, à Jupiter ou à quelque autre planète.
Creuzer a remarqué que le nom deBaal fut , dans l'antiquité , d'un usage aussi répandu que vaeue par lui-même. Il représentait tour a tour, chez les peuples orientaux, habitués, si nous pouvons nous exprimer ainsi , à ce dualisme , un être mâle et femelle. Ajoutons cependant que les Syriens paraissent avoir adoré une déesse, la Lune ( principe passif, par opposition au Soleil, principe actif), sous
(*) Religions dt V Antiquité^ ouvrage d« Creazer, traduit, refonda, complété et développé par M. Guimiaat ; t. II , première partie, p. I et saiv. — roy, auwi aur ce sulet : Hi»' toire universelle , par uoe société de gens de lettres, traduite de Tanglais; t. 11, p. 3i et aaiv.; Amsterdam, 1770. ^ Muok, Palestine (dans la collection de V Univers), p. 89 et suiv.
L'UNIYERS.
le nom composé de BatU-Gad ou Bel- Cad (*).
Les rapports fréquents que la Svrie proprement dite eut avec les régions qui ravoisinaient durent nécessairement exercer une grande influence sur sa religion et sur son culte. Les points de rapprochement entre la religion des Syriens et celle des Phéniciens sont nombreux. INful doute que, sur les côtes, depuis le Kersas jusqu'à la ville d'Aradus, et depuis la mer Intérieure jusqu'à TEuphrate , on n'ait adoré , comme dans la Phénicie ou la Mésopotamie, sous des noms plus ou moins altérés, Astarté,Moloch ou Mélech, Meikarth, INfibchas, Tharthak, etc. La Syrie toutefois eut ses divinités spéciales. La plus célèbre de toutes est la grande déesse de Syrie, '^ui ne diffère pas autant qu'on l'a cru le rAstar|;é des Phéniciens. Elle avait son temple principal à Mabog , ou Bambyce , plus tard Hiérapolis. Pïous emprunterons encore , à propos de cette déess , un fragment au savant Creuzer.
« Strabon la nomme Aiargatis, ditil, et Gtésias Derceto; le géographe ajoute que son vrai nom était Athara , ce
2ue savait déjà le vieux Xanthus de •ydie. Derceto n'étant visiblement qu'une corruption d'Atargatis ou Atergatis, il est plus que probable que les trois noms désignent une seule et même divinité. Cependant I^ucien, ou Fauteur, quel qu'il soit , qui nous a laissé l'intéressant traité sur la déesse de Syrie, distingue expressément cette déesse révérée à Hiérapolis, delà phénicienne Derceto , se fondant sur ce que celle-ci était représentée avec les extrémités inférieures d'un poisson, etrautre, au contraire, sous la figure entière d'une femme. INous savons, en effet, par divers témoignages, que Derceto était adorée demi-femme et demi-poisson, à Joppé, en Phénicie , à Ascalon , à Azotus , chez les Philis* tins , et ailleurs. D'un autre côté , maint vestige , mainte allusion au poisson et à sa forme, conservés dans de très-an-
{*) Le mot Baaltis, Beltis, ou plutôt Baaloth , est aussi . comme on l'a remarqué , le féminin de BaaL II signiHe reine ou maîtresse, Baallis était un principe femelle qui résidait soit dans la lune, soit dans la planète de Vénus. Cette déesse des nations syriennes avait une grande analogie avec la Mylitta des Babyloniens, VMiita ou Alilat des Arabes et la Miira des Perses.
ciens auteurs, identifient les mythes d'Atergatis et de Derceto, aussi 'bien que leurs noms. Dans ces noms mêmes est renfermée l'idée de poisson, de grand, d'excellent poisson. Gomment résoudre maintenant la contradiction qui existe, au sujet de la déesse de Syrie, entre Lucien , témoin oculaire , et des écrivains d'une date plus reculée, d'une autorité non moins forte que la sienne? Gela ne se peut guère qu'en distinguant les époques. II est à croire que la déesse de Syrie appartient d'abord aux déessespoissons. Une foule de circonstances tendent à le prouver; d'abord la scène où nous conduit sa légende , puis d'anciens usages, c|ui subsistaient encore, au temps de Lucien, dans le temple d'Hiérapolis, tels que celui de porter de l'eau dans un gouffre sacré ; celui de nourrir, au voisinage du temple , des poissons sacrés également; la défense de man-
Î^er du poisson faite aux aclïïi^teurs de a déesse, etc. Ge fut la première période du culte d'Hiérapolis. Dans la seconde période, la forme de poisson, donnée longtemps à l'idole du temple , tomba en désuétude ; et la déesse commença dès lors à se rapprocher de beaucoup d'autres. Plus tard, les formes se moaifièrent encore : l'idole devint une espèce dePanthée^ où les symboles et les attributs les plus divers se donnèrent rendez-vous. Aussi Lucien, qui l'appelle , comme on sait, Hère ou Jvnon, ne peut-il s'empêcher de reconnaître qu'elle a des traits de Minerve et de Vénus , de la Lune et de Rhéa , de Diane , de Némésis et des Parques. Dans l'une de ses mains elle tient un sceptre , dans l'autre une quenouille; sur la tête elle porte une tour, et elle est environnée de rayons; elle est encore parée de la ceinture , ornement distinctif de Vénus- Uranie. Mais alors même que la déesse eut revêtu cette dernière forme, et que Stratonfce lui eût bâti un temple nouveau, les souvenirs,de la forme primitive et des vieilles croyances qui s'y attachaient, subsistèrent avec la mémoire de l'ancien temple. Le culte de la divinité syrienne avait de nombreux et frappants rapports avec celui de la Gybèle de Pbrygie. Aussi Lucien nous apprendil qu'une opinion répandue de son temps identifiait les deux déesses ; et cette opi-
STRIE ANCIENNE
Dion oaraît mtoe avoir tronvé aecès dao8 rart , puisque Ton a des médailles d'Hiérapolis, sur lesquelles est re* présentée la déesse de Syrie, assise sur UD trône entre deux lions. Les inscriptions témoignent également de cette identité. En effet, à Hlérapolis , comme en Phrjgie, existaient des eunuques sacrés et de sacrées orgies, où les dévots, formant des danses sauvages, au bruit du tambour et au son des flûtes, se flagellaient mutuellement jusqu'à taire couler leur sang, et même, dans le transport firénétique de la fête , sous les yeux du peuple assemblé , portaient la inain sur leur propre corps , et se privaient de la virilité. Là aussi des femmes ^natiques, se passionnant pour ces eunuques volontaires qui leur rendaient un brûlant amour, avaient avec eux un monstrueux commerce. Là aussi le col* lége des pr^es était extrêmement nombreux ; carTauteur du traité déjà cité en compta plus de trois cents occupés à un sacrifice. Ils avalent des vêtements blancs et des chapeaux. Le collège était présidé par un grand prêtre, qui restait pendant un an en possession de cette dignité, dont les marques extérieures étaient la tiare et une robe de {pourpre. Le concours des étrangers qui venaient en foule de la Pbénicie, de TArabie, de la Babylonie, de TAssyrie et de TAsie Mineure, faire leurs offrandes à la déesse , grossissait nécessairement le trésor du temple, non moins riche que celui de Cybèle. Beaucoup d'autres institutions communes, parmi lesquelles il faut remarquer la vénération pour les poissons et rabstinence de leur chair, tendaient à rapprocher les deux divinités, soit entre elles, soit de plusieurs autres ; et nous savons que ce dernier usage se liait particulièrement au culte d'Astarté. Cette adoration des poissons, et cette défense de s'en nourrir, sont un des traits tes plus caractéristiques des religions de la Syrie tout entière. Toutefois , il est à croire que ce commandement si général souffrait de certaines restrictions, que les prêtres seuls étaient tenus d'observer dans toute sa rigueur le précepte d'abstinence ; tandis que le peuple avait seulement pour sacrés et inviolables les poissons nourris dans les étangs des temples. L'exemple des Égyp-
tiens est une asses forte pranve en fai« veur de cette opinion, quoiqu'ils paraissent avoir attaché au poisson des idées différentes de celles des Syriens. Ceux-ci tenaient également pour sacrées les colombes , les adorant et se gardant de leur faire du mal (*). »
Cette vénération pour les colombes remonte , en Orient , suivant la remarque de Sainte-Croix, de Sacy, deRosenmûUer, aux époques les plus reculées, et , malgré l'islamisme , elle s'est perpétuée jusqu'à nos jours. Elle est commune a tous les peuples de race sémitique.
aiel était le culte que les Syriens aient à leurs dieux? Le passage que nous avons emprunté à Creuzer, sur la grande déesse , à défaut de renseignements plus précis, peut nous le faire connaître. C'étaient des sacrifices , où coulait souvent le sang humain; puis des fêtes empreintes tout à la fois d'une profonde tristesse et d'une joie frénétiaue. Des pratiques lugubres , des danses lascives, la plus violente expression de ce qui s'allie avec une singulière vivacité , dans l'esprit des Orientaux, la douleur et la luxure, voilà ce qui dut caractériser le culte des Svriens. Là même où n'avaient point pénétré , dans toute leur pureté , les traditions sacrées de la Phénicie, les fêtes syriennes ressemblèrent aux AdorUes, Nous n'avons pas besoin de dire, après le passage que nous avons cité^ que la même analogie se manifeste dans le culterenduà Cybèle et à Attis,à Anaïtis, à M^litta et à Mitra, en Phrygie, en Arménie, dans la Babylonie et dans la Perse.
Suivant certains critiques, les Syriens auraient aussi placé au rang des dieux , en souvenir de glorieuses victoires ou de bienfaits reçus, plusieurs de leurs anciens rois. C'est ainsi qu'ils auraient adoré Hadad et Hazaël.
Les croyances , les traditions et les pratiques religieuses de la Syrie, comme celles de tous les autres pays de l'Orient en général , se conservèrent intactes , jusqu'au moment où parut Alexandre.
Le conquérant macédonien , en important , en tous lieux , à la suite de son armée, les idées et la civilisation grec-
(*) Religion* de V Antiquité ^ t II , première partie, p. 26etsuiv.
to
LIJiaVERS.
ques, n'anéaptirpas entièrement, il eât vrai, les vieilles religions asiatiques, mais il leur fit subir une profonde altération.