‹ Système d'algèbre élémentaire, à l'usage des candidats à l'École polytechnique, etcChapitre 148 sur 279 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

5og

et q—d< ^ -

Ainsi soit X, le module de X, l’erreur, c’est-à-dire la différence entre q et d, ne surpassera jamais en valeur absolue

Ici les deux termes de la fraction

+■ Xi.

sont des unités du

septième ordre décimal , À., est une fraction d’unité simple. On a

vu que # , ou en unités du septième ordre, <C[ la

limite de l’erreur est 1- X,.

AOJ

Par conséquent si l’on veut avoir le nombre n + d à moins de

-î— , il suffira de calculer — à moins de - -î— , ce qui donne lOz J 2 lOz

pourvu que soit aussi < — ; car

1>oor que ib soit < ? î5 ■ a f*ut ^ êb soit < rô

Donc enfin la mesure de l’approximation est — = .

X, est plus petit que la moitié de cette expression.

Or, J ne tombeau-dessous de 105 * que pour les nombres supérieurs à 40000; jusque-là donc la mesure de l’approximation

est 100x105 ~ Ï0Ô' ^msi cn ca'culant à moins de — cen-

* Voyez leu labiés.

3io

ALGEBRE.

tième près, on aura n + dà près; donc les nombres compris de 10000 à 40000 seront connus à Près.

De 40000 à 100000 , A descend jusqu’à 44 , ainsi ,

— — environ — .

20zf 20.44 40

En décimales on ne pourra compter que sur les dixièmes, en calculant - à i dixième près.

De 100000 à 108000, les tables de Callet fournissent les loga-

rithmes avec 8 décimales; alors les termes de la fraction —

sont des unités du huitième ordre; 9" devient

- — — ou de l’unité du huitième or- ^ 4.1 01" 400

dre, et l’on a pour mesure de 1 approximation^^ ; la plus

qui

est — - et on pourra compter sur les centièmes, en calcu-

petite valeur de A est 403; donc cette mesure est gÿgQQ

Al.,,

lant — a - centième près.

Il est vrai qu’il reste encore du doute sur le sens de l’approximation ; c’est pourquoi on va montrer par un exemple comment il faut opérer pour ne rien laisser d’incertain.

Soit à calculer x = (987 ,47 5)’ X ^0593^ x (0,04956)». On aura

log. oc log. 987,475+4 jlog. 769867— log. 8659384 J

+ 1 log. 0,04956.

• LIVRE Ui. 5 1 I

Pour avoir log. 987,475 on cherche celui de 987 47 ,5. Les tables donnent log. 98747=4,9945239; différence 44; or 44x0,5=22; ainsi £ = 0, et la limite de l’erreur sur ce logarithme sera

^ -+- — ou —de (0,1 ):. Ce logarithme est 4,9945201 ;

par suite

log. 987,475 = 2,9945261 à moins de de (0,1)'

et - log. 987, 475 = 7, 48631535àmoinsde — X « ouÇ-id.

£ jU a lu

On trouve

log. 769867 =5,8864157 à moins de ^ de (0,1) 7, car £-)-#'<( 2. (0,1)8.

log. 8659384 = 6,9374870

£ étant = 0.

La différence de ces logarithmes est

90 91 Pi

2,9489287 à + ~ ou -t dc(0,t)7 lu 4lr 4

le produit par 4 5,7957148 à 5 id.

Pour avoir le logarithme de 0,04956, on prend celui de 4956

qui est 3,6951313 à moins de ^ de (0,1)".

Ainsi " log. 0,04956=2,6951313.

Pour prendre^ de ce logarithme, on prend le 9° de 2, qui

est — 1, avec un reste + 7, le 9e de 76 est 8, etc.; .... de

sorte que - log. 0,04956= 1,85501458 à - de (0,l)s, plus •—

dc*(0,l)' ou a ^ de (0,1)*.

AI.CÎ-RRK.

On a donc

| log. 987,475 = 7,48631525 4 log. 769867- log. 8659384 = 5,7957148

î log. 0, 04956 y

log. X

Î6+ro + 9Ô “■

ou log. X

• id- +iô

ou enfln limite de l’erreur 7 X (0,1)7 .

Limite de Terreur

• g «Ml’

iô «■

Ainsi log. x> 3,1370439 <3,1370453.

Pour avoir les nombres on donne aux logarithmes la caractéristique 4, c’est-à-dire qu’on cherche lOx. Le logarithme tabulaire immédiatement inférieur au premier, est celui de 13710; la différence avec ce premier est 64, la différence tabulaire est

3*6; a.ns. y= = jj ; d ailleurs — < jjjjlil. ensu,., UC

si l’on prend X < ,a mesure de l’approximation sera

Or, à 0,001 près, — =0,203; donc à 0,0003 près, le nombre / y

correspondant est

13710,203 ou bien lOx > 13710,200.

Passons à la seconde limite de log. x, ou plutôt de log. lOx, la différence avec le logarithme tabulaire est 78 ; ici donc

A = Il = JL qui =0,247 à 0,001 près;

dont le nombre correspondant est

13710,247 qt 10* < 13710,250.

De là enfin

* > 1371,020 et * < 1371,025 De sorte que x est conpu à moins de 0,005 près.

PROPOSITION XXXI II. — PROBLÈME

Etant donné le logarithme d’un nombre b dans le système dont #i base est a , trouver celui du même -nombre dans le système dont la base est a'.

Soit x le logarithme de b dans le système dont la base est a, x' celui du même nombre b dans le second système : on a

b =aT, b — a'x‘ d’où ax = a,x'.

Prenant les logarithmes de part et d’autre, on a xIog.a=x'log.a';

supposons que ces logarithmes soient pris dans le système dont la base est a; il vient log. a— 1, et l’équation précédente donne

x=x'lo£r.a'd’oùx'=; — - — ,.x log. a

On calculera donc ; -, ce logarithme étant pris dans le

log. a'

système dont la base est a, et on le multiplie par x, ce qui donnera*' ; j — - — - se nomme le module de a‘ par rapport à a. Si

« = 10, a'=100, on a log. 100=2 et le module est ^ ou 0,5.

Donc la moitié du logarithme décimal d’un nombre forme lé logarithme centésimal du même nombre.

ALgIüIIE.

PROPOSITION XXXIV. — THÉORÈME

Les logarithmes peuvent être regardés comme faisant partie d’une progression arithmétique et les nombres correspondants ‘ comme étant des termes d’une progression géométrique , et réciproquement.

Car, si dans la relation b = a', on met pour x les nombres 0, r, 2/-, 3r, qui forment une progression arithmétique, les valeurs de b sont

a”, ar, a”, a3r,

et forment une progression géométrique.

Réciproquement si Ton a deux progressions, l’une arithmétique commençant par zéro, l’autre géométrique commençant par 1 , chaque terme de la première sera le logarithme du terme de même rang dans la seconde. Car soient les deux progressions

-r - O.r. 2r. 3 r. . . . nr

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