‹ Système d'algèbre élémentaire, à l'usage des candidats à l'École polytechnique, etcChapitre 187 sur 279 · VHK IV · texte numérisé non relu

VHK IV

PROPOSITION XXVII. — THÉORÈME

Si N est le plus grand des modules des coefficients négatifs de l’équation x"1-)- ... =0, N— f-1 sera une limite supérieure des racines positives ; 'et si n est la différence entre l’exposant du premier terme positif et celui du premier terme négatif de

l’équation, sera encore une limite supérieure.

En effet 1% il est prouvé que si un nombre mis pour x rend le premier terme plus grand que la somme des modules des termes négatifs, ce nombre et tout autre plus grand, rend fx positif (p. 4); donc ce même nombre est une limite. Or la somme des termes négatifs , pris en valeur absolue, n’est jamais supérieure à

Nxm-'+N jc™ -■>! . . .

Ainsi il suffit de rendre

xm > Njcd,-,+Nx'”-,+ . . . H-Nar-f-N.

En raisonnant'comme à la prop. 3 , on trouve x ^ N— t-

2° Supposons que le premier terme négatif soit axm— \ la somme des valeurs absolues des termes négatifs ne surpassera pas

Nxra— M-N-r'”— "-'-f- . . . -t-Nar-HV.

Ainsi il suffit de rendre

xm^> Nxm-"4-Nxm-"-,+ ... -+-N*h-N.

Divisons les deux membres par xm, il vient

xa

xm ’

supposons x 1 ; cette inégalité sera satisfaite à fortiori, si on rend 1 plus grand que la limite de la somme des termes de la progression infinie

!r“ + xa+' ' ’ ‘

limite qui est

386 algLbre.

et à fortiori encore si on rend 1 égal ou supérieur à

etpourcela ilsuffitque(.r — 1)"^ N d’où x ^ l+I^N.

Remarque. On peut dans plusieurs cas déterminer des limites plus simples.

1° Si tous les exposants dear sont multiples d’un même nombre. Soit l’équation xmcl-+- . .. — axi.m— n)*± etc. = 0; supposons que — «*(”-")» soit le premier terme négatif; la différence entre ma et (m — n)d étant na, N ayant la même signification que plus haut, la limite est

L=l-fVN.

Mais si l’on pose x*=y, on trouve (ar*)m ou (x*)m— ou x*(m~') — ym~~' , etc. , (x*)"—n ou *(“—)* substituant ces valeurs dans l’équation donnée, on la transforme en

ym+ etc. — aym D+ ... = 0,

le premier terme négatif est ici — aym~a, et les coefficients n’ayant pas changé, cette équation a pour limite supérieure

l+l/N; ainsi

, J, ou X* 1+ ,

d’où x

quantité que nous nommerons L'.

Voilà donc une seconde détermination de la limite, et je dis que celte valeur est moindre que L. En effet

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