‹ Système d'algèbre élémentaire, à l'usage des candidats à l'École polytechnique, etcChapitre 88 sur 279 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

md+mc'z ^ — nd — nc'z

puis

On a aussi z^> 0; ainsi on prendra z à volonté, pourvu qu’il

soit supérieur au plus grand des deux nombres 0 et — —j on

finira bientôt par trouver des valeurs de z auxquelles répondent des valeurs entières de t, et des valeurs positives de# et y. Pour le prouver, il suffit de montrer que l’on arrivera à des valeurs de z telles qu’entre les deux limites de t (7) il y aura au moins un nombre entier. Pour cela il suffit que ces deux limites diffèrent d’une unité. Posons donc

mdr-\-mc‘z — nc'z — nd

d’où d+c 'z^> ab, et z

ab — d

Ainsi , au plus tard quand z sera plus grand que — , il y

aura des valeurs entières de t auxquelles répondront des valeurs entières positives de x et y, et à partir de là z pourra aller jusqu’à l'infini.

Enfin si a et b sont de signes contraires , supposons b négatif et égal à — b'. Les formules (4) deviennent

x — md—mcz-+-b‘t , y — nd — ncz-\-at.

On donnera ici à z une valeur entière positive arbitraire; les valeurs de x et y prendront la forme

x = k-\-b't , y — l-\-at ,

et on pourra donner à t une infinité de valeurs. Ainsi à chaque valeur arbitraire, entière et positive de z, répondront des valeurs entières positives de x et en nombre infini.

En résumé si a, b, c sont de même signe, les solutions entières positives de l’équation sont en nombre limité, sinon, elles sont en nombre illimité.

ALGEBRE.

Supposons maintenant que les coefficients a, b ,c , aient deux à deux des facteurs communs ; soient h le facteur commun à a et b; faisons a — a'h, b = b'h; l’équation (1) devient

(8) a ‘hx-\-b 'hy-\-cz ~ d

d’où alx-\-b'y — — - —

Or , il faudra que - ■ ? °Z- soit un nombre entier t; on a donc les deux équations

(9) a‘x-\-b‘y — t, d — cz — ht

Puisque a, b, c sont premiers entre eux, c et h qui est le plus grand commun diviseur de a et I», le sont aussi; ainsi la dernière équation donnera des valeurs de la forme

(10) z — a— ht1, t = ft+ct' avec la condition (11) ca-\-h(i — d.

Quant aux valeurs de x et y tirées de l’équation a‘x-\-b‘y — t comme si t était connu , on aura

x =mt-+-b‘t“,y—nt—alt “ avec (12) a'm-j-b'n — 1.

Remplaçant ici t par sa valeur (10) on aura

[ x — mjS+mct '+& ' t "

(13) | y — nfî-{-nct ‘ — a‘t“

( z — a — ht1

h étant nécessairement positif, pour que z le soit , il faut que l’on ait t‘ <T?

Si a, 6, c et par suite a', b\ c sont positifs, l’inspection de l’équation (1) ou (8) montre que x , y, z sont limités. Les formules (13) le prouvent aussi; car elles donnent

(14) —mfi-mct' ^np+nct1

L1VRK 11.'

,, . nft-\-nctl. —mft — met •

,loll -i ; >

et /9(wa'-l-n6') — ctl(nia'-\~nb'')

et à cause de (12) — et1 <^/9 d’où r)> — .

Donc t‘ a deux limites; pour chaque valeur entière de t1, com-

prise entre — et , t“ aura un certain nombre de valeurs

déterminées par (14), et pour chaque système de valeurs de t‘, t“ ainsi déterminées, les formules (13) donneront as, y, z.

Si a , b , c , ne sont pas tous les trois de même signe, on reconnaîtra, à peu près comme plus haut, que les solutions entières positives sont en nombre illimité.

2° Soit l’équation

(16) a,x- \-a,x,-+- .... H-an.JSm = b.

Le cas le plus général est celui où dans eette équation il n’y a pas deux coefficients qui soient premiers entre eux.

Nommons d le plus grand commun diviseur de a,, a, ,

et soit fait a, = a\d, «, == a\d, . . ., am. = a'„—,d.

L’équation (16) prendra la forme

Le facteur entre parenthèse devant être entier, on posera (16) . . . -f-a'n>,xm— , = t, indéterminée en-

tière et l’équation précédente devient dt-\-amxm = b.

d est nécessairement premier avec am-, donc cette équation est possible en nombres entiers , et nommant une indéterminée entière, on a pour cette équation des solutions telles que

xm = ab-^-dfr (17) t = (îb-amS-

a, /? satisfaisant à aa„+^d = 1

lSo ALGEBRE.

Soit d , le plus grand commun diviseur de a\ a'm—„ela', =a",d, ,a\ — a‘\d , , ...a'„,»=a"m--,d,. L’équation (16) devient

d,(,an,x, • . -|-a ' m- ,xm- a)-f-a 'm , a?m , = /.

(Nous désignerons par -d1,, .. . des indétermi-

nées entières).

Le Facteur de d, devant être entier , on fera

L’équation précédente deviendra

et donnera

xm—, = a,/-hd,&, t, = i f?,t—

avec <n,a‘m—,-\-fi,d, — 1.

Soit d, le plus grand commun diviseur de

J/ A! „êl ,// __/// J .,/// J -J/ ///

Æ D Û m—3j Clfl i j — ^ afljj Û m— 3— û m — 3"**

L’équation (18) donnera

(20) a'</,a;1-j-fl///,a;!,+.„-(-«/</m 3a;ia— 3 == t, et dl<1-H»/,m aa?m 1 = L.

De cette dernière on tire

— 2 — • r da^a *

avec a2aum— 1+/3ad1 = 1.

En suivant les mêmes notations, on trouvera

a?m — 3 djt^-j-djS' 3

^3 = /Î3<J Cl"lm—3'd' 3

<X3<l" fi 3di — 1

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