I »■ I II . I
■ 6* édition^ de ThomsoD, vol. I, page 202, ex Ànnais of phiiosofhff, XII. io3.
IWft.
• Ce perchloriire de carbone se dissout dans tes {uiiles^ fixes et volatiles. L'oxigène agit sur lui à une température rouge ; mais à une température plus basse , il né lui fait éprouver aucune action. Sa vapeur mêlée avec le gaz. oxigène n'esst point enflammée par l'étincelle électrique » même à la chaleur de gS"" centigrades. L'hydrogène ^ dans les mêmes circonstances , ne produit non plus sur ee corps aucun changement ; mais en faisant passer ces mélanges à travers un tube rouge de feu, la décomposition a lieu ; il se produit de 1 acide hydrochlorique et un dépôt de charbon. Le perchlorure de carbone ne parait pas être altéré par l'acide sulfurique; presque tous les métaux le décomposent à une haute température. Le potassium^ chauffé daps sa vapeur, y brûle avec éclat , et le fer , Tétain , etc. se combinent avec 1^ Ftota-cWo- chlore et précipitent du charbon.
Lorsqu'on fait passer le perchlorure de carbone à travers un tube chauffé au rouge il est décomposé. IL y a dégagement de chlore , en formation de proto-chlorure , qii'on peut obtenir aussi ep chauffant au rouge obscur le perchlorure., Celui- ci se sublime d'abora, mais ensuite il abandonne du chlore , et il se produit du proto-chlorure à l'état de vapeur, qui se condense en un fluide , que par des distillations répétées , on. finitr par obtenir parfaitement limpide etiocolore^
Le proto-chlorure de carbone n'est pas conducteur de .l'électricité, sa pesanteur spécifique est i,5d$6:, son pouvoir réfringent est à peu près le mêmjB que celui du camphre. Il n est susceptible do combustion que dans la flamme de l'alcool, et produit, en y brûlant, de l'acide hydrochlorique et une flamme d'un jaune vif. v
Ce chlorure reste fluide à environ 8"" centigrades au-dessous de zéro. ChaulOfé sous l'eau à 24° centigrades il se réduit en vapeur, et conserve cet état tant que la température est maintenue à ce terme. Lorsqu'on l'expose à une chaleur violente, en le faisant passer à travers un tube de verre rempli de fragmens de cristal de roche , il est en partie décomposé , et il se dépose du charbon dans le tube ; mais M. Faraday n'a as déterminé, si c'est à la chaleur seule, ou à l'action u proto-chlorure sûr le verre, que sa décempositioa
^UOSPHORl!. ^69
{partielle doit être attribaée ; de même que le perchlorure, le proto - chlorure de carjbone.ne s'uait point à l'eau 9 et il se combine avec Talcool et Téther. Ces dissolutions brûlent avec une flamme verdâtre, en répan^ dant des fumées sensibles d'acide^ hydro-chlorique. Ce proto-chloruré se dissobt aussi dans les huiles fixes et Tolatiies. L'âcliôn des métaux sur lui est à peu près la même que sur les perchlorures en général ; celle du potassium ne s'exerce que très-lentement à la température ordinaire; mais ce métal étant chauffé dans la vapeur du proto-chlorure de carbone , il y a combustion brillante et dépôt de charbon. Les acides nitrique , hydro-chlorique» ou sulfurique n'agissent point sur ce chlorure, et il ne se combine pas avec les dissolutions alcalines. L'hydrogène, qu'on fait passer à travers sa vapeur à une haute température , se décompose ; il se produit du carbone et de l'acide hydro-chlorique.
Le proto-chlorure de carbone paraît formé d'un atome de chacun de ses ingrédiens , ou de
Chlore 44»34 85, 5o
Carbone... . . 7,53 i4»5o
Bu phosphore^
Acide phov»
Les chimistes ne sont pas d'accord sur la proportion p*>o'»q"«d'oxigène qui s'unit avec le phosphore et le convertit en acide phosphorique , M. Thomson annonce donc qu'il va présenter aussi succinctement que possible, l'exposé des différentes opinions, jusqu'à présent émises , relativement à la composition de cet acide, ^insi que des expériences sur lesquelles ces opinions se fondent.
1* Il trouva que le gaz hydrogène phosphore est un composé de .
1 volume gaz hydrogène, 1 volume phosphore ,
condensésdans un volume. Ce gaz exige pourra combustion complète 1 ,5 volume de gaz oxigène ; et , dans ce cas »
> Annales de chimie et de pbygi^ue, tome XVIi page 85,
>kJO COMBUSTIBLES SIlîiPLES.
il est conTerti en acide phosphorique et en eau. Or , un volume de phosphore pèse o,83$i8 = ^,0694 X.i», ce qui est la même chose que 1 atome de phosphore -H a atomes oxigèpe » ou
Phosphore ... 1,5 •• é 3 . • w 100 Oxigène a •* . • 4 • • » 1 33,33
Cette détermination est Confirmée par une suite d'eï^ périences publiées par sir Humphry Davy dans les Transactions philosophiques pour 181 3 ; il trouva qu^en mettant du phosphore dans un tube de verre étroit , et en le chauffant dans une cornue remplie d'oxigène» 100 parties de phosphore absorbaient 1 35 parties en poids d'oxigène^ et devenaient acide phosphorique^ Or , M. Thomson considère cette expérience comme coïncidant presque avec son précédent résultat. Sir Davy en conclut, ainsi qu'il l'avait déjà établi lui-même, que l'acide phosphorique est un composé de 1 atome phosphore et 2 atomes oxigène ; et que le poids d'un atome de cet acide est 3,5.
De plus, la proportion d'oxigène qui s'unit avec ido de phosphore, pour le convertir en acide phosphorique, est d'après les e;^périences de MM. Berzélius et Dulong , et de Lavoisier, savoir :
Berzélius . • • 128,17
Dulong 124,80
Lavoisier 154»»
Or le terme moyen de ces trois nombres^ est i3,5 ^ 66, qui s'accorde presque exactement avec le résultat des expériences de sir H. Davy , et peut être , par conséquent , considéré comme le confirmant. Ces faits portent M. Thomson h avoir confiance dans l'exactitude de ses expériences primitives^ et à considérer l'acide phosphorique comme étant un composé de
• 1 atome phosphore = i,5, ou 3, ou 100 s atomes oxigène = 2,0 ou 4 « ou i33)66
D'après les analyses par M. Berzélius , et les miennes , dit M. Thomson » des phosphates de plomb ,^ de baryte ,
de saade et de chaux » lé poids d'un atome diacide phos* phorique serait 4»5* Mais si le poids d'un atome, de phosphore est i >5 et celui d'un atome d'acide phosphorique 4^^ » ^ s'ensuit que cet acide doit être un composé de 1 atome phosphore et 3 atomes oxigène » ou de
Phosphore. • 1,5» ou. . • • loo Oxigène. • . S^o, ou» • • ; 200
Proportion d'oxigène plus grande que celle jusqu'à présent trouvée par l'expérience , capable de s'unir avec le phosphore.
Si Ton essayait de lever cette difficulté en augmentant le poids d'un atome de phosphore , et en l'élevant à 2 ^ '. ainsi que l'analyse des phosphates semble l'indiquer , on trouverait que le rapport de a à 2 ,5 n'est pas tout-à-fait le même que celui de 1 ,5 à 2. Si le poids d'un atome de phosphore était considéré comme 2 , alors l'acide phosphoriqne devrait être un composé de f
1 atome phosphore =2,0.
2,5 atomes oxigène = 2,5«
Ces nombres coïncident presque avec l'analyse des phosphates. Us ont, en conséquence été, adoptés par M. Berzélius ; mais ils ne s^accordent pas avec l'analyse , par M. Thomson , du gaz hydrogène phosphore. Il est donc disposé à soupçonner quelque inexactitude systématique dans l'analyse des phosphates. Ceux qu'analysa M. Berzélius n'étaient probablement pas des combinaisons d'un atome d'acide et d'un atome de base; mais ils devaient contenir un peu plus d'un atome d'acide. '
Lorsqu'on mêle un volume d'hydrogène phosphore ph^wll?*****' avec un volume oxigène , il se produit une détonation » et toute la matière gazeuse .disparait , étant convertie en acide phosphoreux et en eau. Or l'hydrogène phosphore est un composé de >
1 volume hydrogène , 1 volume phospnore ,
■ G» édition de Thomsoa, vol. I, page a6o, Jnnait ofphiiatophy TIII. 07 ; Âiui«lc« de chimie et de phyiique, tone II « pag, 217.
2^2 COMBUSTIÈIEâ SIMPLES.
condensés en un Tolume ; d'où il suit évidemment qu'un demi-volume d'oxigène s'unit avec l'hydrogène, et le convertit en eau; tandis que l'autre demi -volume de l'oxigène , s'unissant avec le phosphore , le change en acide phosphoreux. Cet acide consiste » par conséquent» dans un atome de phosphore , plus un atome d'oxigène , ou, en
Phosphore. . i,5. . S ou loo Dxigène. . • 1,0. . a ou, 66,66
L'analyse de l'acide phosphoreux donnée par sir Hum* phry Davy , dans son Mémoire publié dans les Transactions philosophiques pour 1818, concorde exactement avfsc celle de M. Thomson , et sert à la confirmer. Dans cette manière de voir sur le sujet, l'oxigène , dans l'acide
I phosphoreux , est juste la moitié de celui contenu dans 'acide phosphorique , en supposant , le même , le poids du phosphore dans l'un et l'autre acide; et le poids d'un atome d'acide phosphoreux est 2,5.
M. Berzélius fit dissoudre a,2ii parties de protochlorure de phosphore dans l'eau , au moyen de laquelle il est bien connu que , par la décomposilion d'une porlioa de ce liquide, ses deux principes constituans sont res-. pectivement convertis en acide hydro - chlorique , et en acide phosphoreux. M. Berzélius précipita alors Pacide hydro-chlorique par le nitrate d'argent. Le chlorure d'argent fondu pesait 6,915 parties. Or, la quantité de chlore dans 6,915 de chlorure d'argent s'élève à 1,705, et cette quantité exigera , pour devenir acide hydro-chlorique, 0,0474 d'hydrogène. Cet hydrogène est fourni par la décomposition de l'eau , et l'oxigène de cette eau décomposée pesant 0,5793 de parties, doit s'être uni avec le phosphore, et l'avoir converti en acide phosphoreux. Mais le phosphore , dans le chlorure , était 9,211 — i,7o5 = o,5o6. D'après celle expérience , l*acide phosphoreux est composé de
Phosphore . 5o6, ou 100
Oxigène. • . . • . 1 . ^79, 2 ou 74>94o
Cette expérience donne une proportion plus grande d'oxigène dan» l'acide phosphoreux , que celle de
PtlOSPUOKE. 373
M. Thomson ou celles de sir Humphry Davy. Si , en^considérant le poids d'un atome de phosphore comme 2 , nous faisons le calcul d'après l'analyse de M. Berzélius ^ la composition de l'acide phosphoreux sera
1 atome phosphore = 2 .... 1 00 1 »5 atome oxigèoe = 1 ,5 ... 75
C'est la manière de voir sur la composition de cet acide que M. Berzélius adopte. D'après elle, le poids d'un atome d'acide phosphoreux est 3,5 , et les quantités d'oxigèue » dans les acides phosphoi*eux et phosphorique , sont entre elles comme i,5 : 2,3, ou S : â.
Les deux phosphites, ou combinaisons d'acide phosphoreux et de bases , analysés par M. Berzélius , servent h fortifier son opinion sur la constitution de l'acide phos-phoreux. Ce savant trouva que les parties constituantes du phosphite de plomb , et de phosphite de baryte , sont, comme suit , savoir :
Phosphite de plomb. Phosphite de barjte.
Acide 19,78. . 3,4âi Acide, 24»3i.' . 3,525
Base 8o,82. . i4 Base 67,24* • 9»75o
iOO,00
On voit que le poids d'un atome d'acide phosphoreux, est, par le premier sel , 3,45 1 , et , par le second , 3,525. Or, le terme moyen de ces deux nombres est 3^488, ce qui se rapproche de très-près de 3,5 , poids du même atome, suivant l'analyse de 4'acide lui-même.
Il faut convenir que le cas d'évidence annoncé par M. Berzélius , se présente sous un aspect très-imposant ; mais M. Thomson regarde son mode de détermination de la composition de l'acide phosphoreux comme tellement plus simple que le sien , que la chance d'exactitude en sa faveur, s'en accroît beaucoup. Cependant, comme l'analyse de l'acide phosphoreux par M. Dulong coïncide » presque exactement, avec celle de M. Berzélius, le sujet ne doit pas être considéré comme définitivement établi. M. Duloog trouva que la composition de l'acide phosphoreux est de
Phosphore 100
Oxigène . 74>88
Acide Iiypo-
nombres qui s'accordent presque avec ceux de M. Ber» zélius. '
Pour parvenir à déterminer la composition de l'acide ph^Vphoreux. hypo-phosphoroux , M. Dulong crut devoir transformer cet acide en acide phosphorique par Faction du chlore ; et il trouva , d'après la quantité d'acide phosphorique formé y et la proportion de chlore nécessaire pour opérer ce changement , que l'acide hypo-phosphoreux devait être composé de
Phosphore 100
Oxigène , 36,3
M» Dulong convient que cette analyse est trop com-
Îdiquée pour offrir des résultats d'une exactitude parlaite. Si nous considérions cette composition comme étant :
Phosphore 100
Oxigène 33»33
ce qui ne difl^re pas beaucoup de la détermination de M. Dulong ; et 9 si nous reconnaissons que l'atome de phosphore est, i,5, alors il est évident que l'acide hypophosphoreux est un composé d'un atome d'oxigène + deux atomes de phosphore ; car
2 atomes phosphore =3, 00 /ou 100 1 atome oxigène =1, ou 33,33
cependant M. Dulong considère que la composition de l'acide hypo-phosphoreux, qui se rapproche le plus de la vérité f est celle de
phosphore 100
oxigène ^7,44
ce qui est juste la moitié de l'oxigène existant dans l'acide phosphoreux , uni au même poids de phosphore ; mais il n'est pas facile de faire concorder cette détenmnation avec la théorie atomique. Si nous considérons un atome de phosphore comme 2 , ainsi que M. Berzélius
"« 6* édition de Thomson, vol. I« pag« a63; Annalei de chimie et de phjrtique , tome II y pag. aaS.*
Ta en effet établi ; et, si nous reconnaissons avec ce savant» que Tacide phosphoreux est un composé d'un atome de phosphore et d'un atome et demi d'oxîgène» alors cet / acide consistera en
phosphore • • • • • loo
oxigène 75
La moitié de 76 est de 37,5 , ce qoi représente le poids de Toxigène , constituant , suivant la manière de voir de M. Dulong , l'acide hypo* phosphoreux, par son union avec 100 de phosphore; mais
donc , en considérant ainsi la composition de Pacide bypo* phosphoreux , elle consisterait dans un atome de phosphore et trois quarts d'atome d^oxigëne. Or, ce moM de fraction de l'oxigène, non-seulement en moitiés, mais en quarts , est, pour ne rien dire de plus, très- peu satisfaisant. Nous pourrions , à la vérité , rendre les nombres un peu moins compliqués , en considérant l'acide hypôphosphoreux comme un composé de deux atomes de phosphore et d'un atome et demi d'oxigène; car
2 atomes phosphore =» 4 ou loô 1,5 atome oxigène » i,5 37,5
Mais la manière dont j'ai annoncé, dit M. Thomson, que je considérais la constitution de cet acide , dans la supposition qu'un atome de phosphore pèse i,5, me parait beaucoup plus satisfaisante et plus simple que celle de M. Dulong. Il est néanmoins évidemment in» dispensable qu'il soit fait de nouvelles recherches à ce sujet, avant qu'on puisse considérer la discussion comme terminée. '
La publication , dans les Transactions philosophiques oUfmUoDi pour 1818, d'un Mémoire désir Uumphry Davy , sur la composition des acides du phosphore, et par conséquent postérieurement aux travaux, sur le même sujet.
> 6« édition de Thomson , toI. I , page n6S ; Annales de cjiimie tt de physique ,tome II , page i4 1 •
iS.
276 GOMBUSTIBIBS SIMPLES.
de MM. DuloDg etBerzélîus , adonné lieu à ce dernier ehî^ miste de réclamer contre l'assertion de sir Davy , qui clxerche à établir, dans le mémoire dont il s'agit , que 100 parties de phosphore se combinent avec 53,63>67,25 et i34>5 parties d'oxigène, pour produire les trois acides de ce corps , ùombres qui 6ont entre eux comme 1 , 2 et 4- M. Berzéiius fait observer que les expériences de M. Dulong , qui concordent avec les siennes , indiquaient qu« Toxigène de Tacide phosphorique est à celui de Tatide phosphoreux comme 5 est à 3 , et non ainsi que sir Davy annonce l'avoir trouvé , comme 4 est h 2. Relativement à ce que sir Davy prétend que les expériences de M. Dulong étaient trop compliquées pour pouvoir donner des résultats exacts , M. Berzéiius remarque qu'il y a eu lieu de reconnaître que , dans les expériences dont le résultat doit servir à corriger et fixer y suivant sir Davy , I9 1)oids de l'atome d'une substance Quelconque ^ les meileures méthodes analytiques sont celles dans lesquelles les erreurs inévitables n'affectent pas les millièmes du nombrgi qu'il s'agit de déterminer, et que c'est là le terme au delà duquel u n'est jamais parvenu, si ce n'est accidentellement. Mais lorsque., malgré les soins nécessaires , les résultats diil%rent de 1 pour 100 ,. on ne peut les considérer que comme une approximation. Or, dans trois expériences de sir Davy , expériences qu'il donne comme Us plus exactes qu'il ait jamais faites, la quantité d'oxigène, absorbée par 100 parties de phosphore , a varié de i3i à 157,2 parties, ce qui ne fait pas moins de 1,66 pour 100 du poids de l'acide phosphorique ; et dans celles des expériences de sir Davy , exécutées sous sa surveillance , par son préparateur M. Faraday , les différences sont encore tellement fortes^ qu'on ne peut pas même en considérer les résultats comme des approximations. M. Berzéiius annonce , en conséquence , qu'il ne lui est pas possible d'adopter l'opinion de sir Davy , et qu'en considérant l'accord qui existe en général entre les expériences de M. Dulong et les siennes, on doit d'autant plus considérer comme fondée la manière de voir qui leur e^t commune sur la composition des acides phosphoriques et phosphoreux 9 qu'aucun d'eux n'avait connaissance du travail de l'autre sur cette matière , et qu'il est trop peu
PHO.SPHORE. 277
Traîsemblable oae le hasard fasse commettre la même erreur, surtout lorsque cette erreur fait exception à des lois générales. '
Si nous considérions le chlorui^e du phosphore, comme mre'^dephLV un composé d'un atome de chlore et d un atome de phos- p^»^*^®phore» il s'ensuivrait ^ d'après la composition du protochlorure, déterminée par sir Humpbry Davy , au moyen du nitrate d'argent, qu'un atome de phosphore est seulement 1,26 , nombre qui ne s'accorde , dit M. Thomson, ni avec le poids d'un atome de phosphore , tel que l'a ^onné M. Berzélius , ni avec celui établi par lui.
M. Berzélius a également donné une analyse du protochlorure de phosphore, à' laquelle il aVait procédé précisément de la même manière que sir Humphry Davy; il trouva la composition de ce corps ainsi qu'il suit :
chlore i;7o5, ou 4>5
phosphore o,5o6 1 ,535
Cette analyse donne aussi le poids d'un atome de phosphore trop faible, quoiqu'il se rapproche déplus près de celui i,5, que M. Thomson considère comme le nombre véritable, que celui 1,26 résultant de l'analyse de sir Humphry Davy. Au total , on ne peut guère hésiter à considérer le proto-chlorure de phosphore comme un composé d'un atome de chlore =/{^5-hun atome de phosphore= 1 ,5. II s'ensuit' que sa composition réelle doit être
1 atome chlore = 4^5 on 100 1 atome phosphore=i^5 33,53
Cette composition est, d'après les analyses de sir Humphry Davy et de M. Berzélius , ainsi qu'il suit :
Davy. ... 100 chlore-f- 28,07 phosphore. Berzélius. . loo chlore-l- 26,67 phosphore.
Or, je n'ai pas dû considérer, dit M. Thomson^ cette déviation du résultat théorétique comme très - surpre-
Annales de chimie et de physique^ tpme X.» page 278.
perchlorare de phosphore*
Aciile lijpO' suifureax.
nante^ eu égard à là difficulté des analyses» et h petite échelle sur laquelle ces analyses furent faites. '
L'analyse du perchlorure de phosphore » par sir Hum< phry Davy , est confirmée par celle de M. Dulong , qui le trouva composé de
phosphore 1 .... ou ... . i,S chlore • . 5,4gi 8,2365
Cette proportion de chlore est plus petite qpe celle que trouva sir Davy ; mais le terme moyen des deux analyses nous donne » pour la composition du perchlorure ,
phosphore i,5
chlore 9»] 182
Or, ce résultat coïncide presque avec les nombres indiqués par la théorie , et il donne beaucoup de force à l'opinion que 1,5 est le poids d'un atome de phosphore. ^
Dtt Soufre.
Suivant M. Thomson , une observation de M. Higgins de Dublin , si on y avait fait attention , aurait dû porter , il y. a long-temps , les chimistes à en induire Veustence de l'acide hypo-sulfureux. M. Higgins trouva que l'acide sulfureux a la propriété de dissoudre le fer , sa^s donner lieu ^ aucun dégagement de gaz (Diggias's çomps^ratïve View, p. 49) » ^^^s îl 1^® détermina pas la nature de la dissolution ainsi obtenue ; c'est à quoi réussit M. Berthollet , en 1789. Ce savant reconnut qu'il existait , dans cette dissolution , une propoDtion de soufre plus grande que n'en contient l'acide sulfureux ( Annales de chimie , tome s , pages 58 et 59 ) , il en donna pour raison , que le fer est oxidé aux dépens de l'acide sulfureux , dont une portion , en cédant son oxigène au fer , est convertie en soufre ; le soufre se combine avec le sulfite de fer (^ji^ué , et il en résulte une espèce particulière de sels, auxquels les chimistes français donnèrent le nom de suh fîtes sulfurés* M. Ber*
' 6* édition de Thomson , voL I, page 369. * 6* édition , toL I , page 370.
SOUfRE. 279
thoUet et Fourcroy, et M. Yauquelin , décmirent quelques autres de ces sels; et, en 181 3» M. Gay-Lussao annonça ( Annales de chimie , tome lxxxy > P^g* ^99 ) quelques faits nouveaux concernant ces sels. Ce fut dans l'année 181 5, dit M. Thomson , que j'examinai le premier arec une attention plus particulière la dissolution du fer dans l'acide sulfureux; je conclus des phénomènes/ qui se présentèrent , que cet acide abandonnait la moitié de son oxigène au fer , et le convertissait en protoxide de fer. Je reconnus que le set formé était à l'état neutre ; mais, lorsque j'essayais de séparer T^icide , ce sel était aussitôt décomposé en acide sulfureux et en soufre. J'en lirai l'Induction , qu'il contenait un acide particulier du soufre , consistant dans de l'acide sulfureux privé de la moitié de son oxigène , et composé ^ par conséquent , d'un atome de soufre , + up atome d'oxigène. Je donnai , à cet acide nouveau , le nom A^ acide hjpprSulfUreux , et j'annonçai l'existence de cet acide , dans la cinquième édition de mon Système de chimie » publié en 181 7. Dans cette édition, l'existence de l'acide est établie, et les sels, précédemment décrits dans les ouvrages sous le nom de sulfites sulfurés, sont appelés kypo-su(fltes. Depuis cette, époque JMi. I.-F.-W. Herschell, a publjé (ïldin. philps. , journaU 1 , 8 et SgG, et n ,.i64) une suite d'expériences , tr^^intéressantes et &ites avec beaucoup de soin , sur cet acide. Il nous a indiqué diverses méthodes de préparation des hypq-sul^fes ; il a décrit les propriétés de ces sels , et reconnu |eur composition. Mais les essais , que(it M. Herschell , dans ses recherches sur ces sels , pour en isoler l'acide , ne^ lui. réussirent pas complètement. Lorsqu'on versp de Tacidè sulfurique , en léger excès . dans une dis* solution éteiidi^ d'hypo-sulûte de strontiane , cette base est précipitée en totalité , et h Kqueur filtrée consiste pr incipalem^ntdans upe dissolution aqpeuse d'acide hyposiilfureui:. Ce liquida est transparent et incolore , il n'a point d'odeur,, et sa saveur est apide, astringente et trèsamère. Après quelques heures de repos , 1-acide éprouve une décomposition spontanée , le liquide devient lafteux , il se dépose du soufre , et il reste en dissolution de l'acide sulfureux. Il suit de là , que l'acide hypo-sulfureu^ n'est pas permanent dans son état de combinaisoa avec une:
28o . COMBUSTiBtES SIMPLES.
base. J'eus la satisfaction de reconnaître , en iSiS, dît Thcmson , que Tacide hypo-sulfureux est un composé d'un atome de
soufre -f- un atome oxigène , ou de soufre 2, ou , 100 Oxigène 1» «« âo
e Icette déterminaison a été confirmé^e par les expériences plus récentes de M. Herschell.
suffwlque!^"' MM. Gay-Lussac et Welter ont découvert dernièrement un quatrième acide du soufre , auquel ils ont donné le nom diacide hvpo-sulfurique. Cet acide est formé par l'union d'une molécule intégrante diacide sut furique avec une molécule intégrante diacide sulfureux, où, ce qui revient au même , de deux atomes 4e soufre , et de cinq atomes d'oxigène.
En faisant passer un courant de gaz acide sulfureux » dans de l'eau , tenant du péroxide de manganèse en suspension , M. Welter remarqua qu'il se formait un sel neutre, qu'il invita M. Gay-Lussac à examiner. Ge fut en procédant ensemble h l'examen de ce sel , qii'ib découvrirent l'acide nouveau. Par la combinaison qui s'opère , de l'acide sulfureux avec l'oxide de manganèse tenu en suspension dans l'eau , on obtient une dissolution parfaitement neutre , consktant dans iin mélange de sulfate et d'hypo-sulËnte de manganèse. En versant , dans cette dissolution , de l'eau de baryte , jusqu'à exeès , le sulfate de manganèse est précipité en totalité, etThyposulfate , transformé en hypo-sulfate de baryte , reste en dissolution ; on fait passer ensuite dans la dissolution un courant d'acide carbonique , pour saturer et précipiter l'excès de baryte. En évaporant la liqueur, on obtient l'hypo-sulfate de baryte cristallisé. Après avoir disîious les cristaux dans l'eau, on précipite la baryte , au moyen d'acide sulfurique introduit jusqu'à saturation parfaite dans cette dissolution s où il ne reste plus alors que l'acide hypo-sulfurîque. Cet acide est incolore, et sans odeur. On peut le concentrer jusqu'à ce qu'il soit par« venu à la densité de i,347i mais pas au delà; car alors il commence à se décomposer par l'action de la chaleur ; il s'en exbr^e de l'acide sulfureux , et dans ce cas , il se produit dn l'acide sulfurique.