‹ Systéme de chimie (volume 2)Chapitre 31 sur 79 · Sulfate de cadmium · texte numérisé non relu

Sulfate de cadmium

Acide sulfurique .. ... 1 00 ou 5 Oxide de cadmium >6i,i2oâ 8,o56

S. Nitrate de cadmium.

Acide nitrique loO' ou 6,75

Oxide de cadmium 117,58 7,956

On voit , d'après la composition de ces trois sels , que ie nombre équivalent , pour l'oxide de cadmium , est 8,oS2» 8»o56 f et 7,936. Or le terme moyen de ces trois nombres est ft,oiâ. On peut donc prendre 8^ comme étant , selon toute probabilité , le poids réel d'une molécule intégrante d'oxide de cadmium.

De plus , M. Stromeyer trouva que cent parties de cadxnium , lorsqu'elles se convertissent en oxide, absorbaient i4-»^^^ parties de gaz oxigène. Or, i4,352 : 100 :: 1 : 6^9677; mais 7,9677, poids d'une molécule intégrante d'oxide de cadstiium , qui résulterait de cette expérience ;

30d COMBUSTIBLES SIMPLES.

dans la sapposilion que Foxide est un composé de i atome métal H- 1 atome oxigène, est , à très-peu près, 8, nombre obtenu par l'aûalyse des sels; il s'ensuit donc évidemment; que l'oxide de cadmium consiste dans un atome du métal *f- 1 atome d'oxigène. Le nombre que donne l'analyse des sels, semble être susceptible du plus grand degré d'exactitude : nous le'choisirons donc de pré{6rence , et nous considérerons le poids d'un atome de cadmium comme 7, et l'oxide de ce métal sera formé de

Cadmium 7 ou 100

Oxigène 1 ou 14*2857

La couleur de cet oxide varie, suivant le degré de chaleur auquel il a été exposé , du jaune brunâtre , au brun clair, brun foncé ou blanchfitre. Chauffé en contact avec du charbon , sa réduction s'opère avçc la plua grande facilité. Il est insoluble dans l'eau ; mais 11 se cotnbine avec ce liquide , et forme un hydrate blanc , qui , par son exposition à l'air , absorbe promptement l'acide carbonique.

Les alkalis fixes n'attaquent pas sensiblement Toxide de cadmium ; mais cet oxide. se dissout aisément dans l'ammoniaque , en se convertissant d'abord en hydrate. Par l'évaporation de la dissolution ammoniacale , l'oxide se précipite à l'état d'un hydrate gélatineux. Cet oxide se dissout également dans le carbonate d'ammoniaque ; il sature. les différens acides, avec lesquels il forme des

sels neutires.

Chlorure. Ou obtient , en évaporant la dissolution d'oxide de

cadmium dans l'acide bydro-chlorique, de petits cristaux rectangulaires, transparens, d'hydro- chlorate de cadmium. Ces cristaux étant chauffés , perdent leur eau de cristallisation , et se convertissent en une masse cristallisée en lames , transparente , avec éclat nacré , indignant tant soit peu à l'éclat métallique. Cette masse peut être considérée comme un chlorure de cadmium ; expo^ sée à l'air, elle s'y réduit en uoe poudre blanche. Lôts-^ qu'elle est fortement chauffée, elle se sublime à l'état ï de lames micacées avec son premier éclat et sa transpa-

rence, et ne s'altérant point à l'air. Le chlorure de cad—

CADMIUUw . 3o3

«rium est composé, d'après l'analyse de M. Stromeyer^ de

Chlore S8,6i23 ou 4»^

Cadmium. .... 61,3877 ou 7,i54

lOOyOOOO

Or, le nombre 7,1 54 se rapproche de très - près du poids d'un atome de cadmium ; d'où il suit, évidemment, qne le chlorure est composé de 1 atome chlore+ 1 atome cadmium; et, par conséquent, sa yéritable compbsitioa doit être

Chlore • . 4'^ ^^ 3g, 1 3

Cadmium .7^ ou 60,87

Le cadmium se combine facilement avec l'iode , soit ^oàmt. en chaufiànt ensemble les deux substances, ou en les faisant bouillir dans l'eau jusqu'à dissolution. Par l'évaporation de cette dissolution , on obtient des cristaux en tables à six pans, ayant les propriétés de l'iodure formé lorsqu'on chauffe directement ensemble les deux constituans. Ces cristaux sont blancs , transparens et inaltérables à l'air. Leur éclat est métallique , avec tendance à l'éclat nacré. Chauffés, ils entrent très-fâcilorment en fusion , et prennent par le refroidissement leur forme cristalline. Exposés à une forte chaleur, l'iode est chassé par degrés. Ces cristaux se dissolvent aisément dans l'eau et dans l'alcool , et par l'évaporation de ces liquides, ils reprennent leur forme cristalline. Le cadmium peut être précipité de ces dissolutions , à Tétat de carbonate, par les carbonates alkalins; ill'est égale- ^ ment par le gaz hydrogène sulfuré. Il est évident, que ces cristaux , lorsqu'ils sont en dissolution , constituent un hydriodate de cadmium ; mais à l'état sec , c'est un iodure. D'après les ei(périences de M. Stromeyer , 'iodure est composé de .

Cadmium* • • 100 3o,54i 7

Iode 227,4287 69,4^9 i5,9»

3o4 GOMBUéTtBLEd SlMPtË^*

d'où Ton voit y que Fiode est un composé de i atoiiié cadmium et i atome iode.

Le cadmium ne semble pas susceptible de combinai-^ son avec l'azote ou l'hjdrogène. On ne sait rien de celles que peut former ce métal avec le carbone » le bore , le silicium , ou le sélénium ; mai» il s'unit facilement au soufre 9 avec lequel il forme un sulfure , qui a été examiné par M. Stromeyer. ( Sulfure. Le soufre et le cadmium ne s'unissent que dans une seule j)roportion , et le sulfure est converti par l'action de l'acide nitrique , en un sulfate neutre de cadmium. Il est par conséquent évidemment composé de

Cadmium • 7

Soufre â '

Ce sulfure est de couleur jaune inclinant à l'orangé , réduit en poudre , il est d'une très-belle couleur orangé; chauffé au rougè » il passe d'abord au brim , puis au rouge carmin ; mais en refroidissant , il reprend sa couleur primitive. Il peut supporter l'action d une très-^forte chaleur, sans éprouver aucun changement; mais lorsqu'elle est poussée au blanc intense , il se fond et cristalr lise en lames micacées transparentes d'un très - beau jaune. Ce sulfure se dissout ai^ment dans l'acide hydrochlorique concentré, avec dégagement de gaz hydrogène sulfuré , et sans qu'il se dépose de soufre ; mais l'acide hydro-chlorique étendu l'attaque à peine , même à l'aide de la chaleur.

Le soufre et le cadmium ne peuvent aisément former d'union en les chauffant à l'état de méiangCy. On y réussît mieux» lorsqu'on expose à la chaleur un mélange d'oxide de cadmium et de soufre. Mais le moyen le plus facile de produire le sulfure consiste 5 précipiter un sel de cadmium au moyen du gaz hydrogène sulfuré. Ce sulfite s'emploie utilement dans la peinture.

piMMphure. Le phosphure de cadmium est gris et d'un aspect faiblement métallique. Il est ttès^assant , et entre en fusion avec la plus grande facilité. Il brûle avec un grand éclat sur les charbons ardens, en exhalant une forte odeur de phosphore , et il est conyerti en phosphate de cadtnium.

l^LOMË, I^TAIN, CUIVRE. 3o5

On n'a tîxaminé» jusqu'à présent» aucune descombi'» liaisons du cadmiam et des métaux » à l'exception des alliages qu'il forme avec le cuivre » le mercure et le platine.

Le cadmium est précipité à l'état mélalli(}ue par une lame de zinc; mais il a la propriété de précipiter le.

filomb , ^étain , le cuivre , le bismuth , le mercure et 'argent. » •

Du Plomb.

Le plomb s'unit aisément au sélénium, et pendant que cette union s'opère il y a dégagement de chaleur. Le plomb se gonfle , et forme une masse poreuse de couleur grise , qui ne se fond point à une chaleur rouge ; mais cette masse es^ susceptible de recevoir des impressions, ifi prendre un beau poli, et dans cet état, elle a la blancheur de l'argent. Ce séléniure , lorsqu'il est chauffé , donne d'abord un peu de sélénium , et il s'évapore ensuite en partie sous la forme d'une fumée blanche. '

De l'Etatn.

L'étain et le sélénium s'unissent avec dégagement de chaleur. L'étain se gonfle , mais ne devient pas liquide. La masse est grise , et prend , lorsqu'elle a été polie , un éclat métallique très-prononcé. Ce séléniure laisse désaxer , par la chaleur , son sélénium , beaucoup plus facilement qu'aucun autre séléniure. La combinaison ne se fond pas ^mais , après la volatilisation du sélénium , l'étain reste à l'état d'oxide. '

Du Cuivre.

M. Hennie s'est assuré qu'un barreau de fonte de cuivre de 6 millimètres de diamètre , se ronlpait par un poids de 540 y 5 kilogrammes ; tandis qu'il en fallait un de 957,6 kilogrammes , pour faire rompre un barreau semblable de

■ 6* édition de Thomson, vol. I, page 4Ô7, Stromeyer, jénnats of fhiioiophy, XIII, 108. -—Gilbeit'i) Âonalcn LX, aoi, 20a, aoS et ^07. — Et Annales de chimie et de physique, tome VIIJ, page 100, et tome XI, pase 7^*

* 6* édition de Thomson , roi. I , page 449# «t Annales de chimiô et de pbysiqoc , tome X . page ^S.

^ 6* édition de T omson , vol. 1, page 4^9 , et Annales de chimie et de phy8i<{ue , tome IX , page a44«

Séléniure.

Sélëniare.

^cloniure.

Alliage avec le cadmium.

3o6 COMBUSTIBLES SIMPLES.

cuivre écrouî. D'après ces expériences , un -fil de fonle de cuivre de 2,5 millimètres de diamètre , est rompu par un poids de 86,4 kilogrammes ; tandis qu'un fil de cuivre écroui , de même diamètre , exige , pour se rompre ^ i53,2 kilogrammes.

Lorsqu'on fait passer un courant de gaz hydrogène sélénié dans une dissolution de sulfate de cuivre , il se produit un précipité en flocons noirs , qui , étant sécbés , deviennent griç , et se laissent polir par l'hématite. Ce précipité est probablement un bi-séléniure de cuivre. £x- .posé à la chaleur , la moitié du sélénium se dégage , et il reste une ma»se fondue, qui est vraisemblablement un proto-sélénîurede cuivré. On obtient aussi ce dernier séléniure .. en chaufl*ant ensemble du cuivre et du- sélénium. Il est d'un gris d'acier , et entre en fusion longtemps avant d'être chauffé au rouge. Exposé à une forte chaleur , il abandonne une portion de son sélénium ; mais il en relient toujours.

On peut combiner ensemble le cuivre et le cadmium. L'alliage est blanc avec une nuance de jaune. Cet alliage est trèsrcassant, lors même que la proportion du cadmium ne s'élève qu'à la deux ou trois centième partie de celte du cuivre. Exposé à une température suffisamment élevée pour fondre le cuivre , il est décomposé , et le cadmium volatilisé en totalité; d'où il suit évidemment « que le laiton ne contient jamais de cadmium ; tandis qne dans la tutie , qui est le sublimé produit dans la fabrication du laiton , il doit nécessairement en exister , s'il avait présence du cadmium dans la mine de zinc. L'ai * iage de cuivre et de cadmium est^ suivant M. Stromeyer, un composé de

Cuivre 106 Cadmium 82

Il est probable , d'après ces nombres , que le véritable composé chimique do cuivre et de cadmium, est formé d'un atome de chacun de ces n\étaux. '

* 6< édition de. Thomson, toL I, paget 4^, 4^ et 471; PhU. Irans. , 1818, page ia6; Gîlbert's Ânnalen, hZy 2ô8;et Annale* <)• cbimie et de physique ^ tome IX, page a44«

MERGUKK

Du Menaure*

M. Bonovan d dernièrement annoncé {Arinals ofphiiosoplij 9 xiv ^ 244) » qu'en mettant, tout d'qne fois, une petite, quantité dé proto-chlorure de mercure avec une quantité considérable de lessive de potasçe^ on obtenait le protoxide de nriercure à l'état de pureté, pourvu qu'on eût la précaution de séparer les globules de mercure métallique avec lesquels il est mécaniquement mêlé.

Lorsqu'on chauffe ensemble du mercure et du sélénium, les de|ux métaux se combinent ; ce qui a lieu sans aucune production de lumière. Si le mercure est en excès, il est aisément séparé par la distillation ; le séléniure res|,e dans la cornue en une masse cohérente, ayant la blan-: cheùr de l'étain. Ce séléniure ne se fond pas lorsqu'il est chauffé ; mais il se sublime en lames blanches , avec éclat métallique. L'acide nitrique l'attaque à peine ; ce- , pendant , en le faisant bouillir pendant lopg-temps dans cet acide , il est à la fin converti en un séléniate de mercure , sous la forme d'une poudre blanche. Si l'on verse sur cette poudre de l'acide hydro-chlorîqqe , cet acide dissout le mercure , qu'il fait passer à l'état de peroxide, aux dépens de l'acide sélénique , et il reste du sélénium en une poudre rouge. L'acide nitro-muriatique dissout le sélénium de mercure , même sans Faide de la chaleur.

Le mercure dissout le cadmium avec la plus grande facilité, même sans le secours de la chaleur. L'amalgame est d'un blanc d'argent , et cristallise en octaèdres. Sa pesanteur spécifique excède celle du mercure. Mis dans l'eau, à la température de 75* centigrades , il se fond. Cet amalgame de cadmium est composé de

Mercure 100 ... 25

Cadmium ^7*777^ 6>94445

Or sS'^est le poids d'un /atom.e de mercure, et 7 celui d'un atome de cadmium; et , par conséquent , l'amalgame est évidemment un composé de 1 atome mercure^- 1 atQme cadmium.

Une expérience de M. Faraday , annoncée dernière-*

Protoxids*

Sëlebiure.

Amaleamc âvet;, cadmium.

Éyaporatioii

sponlanée du mercure.'

OxiUe nouveau.

5o8 COMBUSTIBLES SIMPLES. ^

ment dans le Journal de Tinstitution royale , et qui a été plusieurs fois répétée avec le même succès , semblerait prouver que l'almosphère de mercure de très-faible tension , qu'on reconnaît exister dans les extrémités supérieures des tubes des baromètres et des thermomètres , a également lieu dans ces tubes , alors inémé qu'ils ne sont pas vides d'air. M. Faraday procédait ,à cette expérience ainsi qu'il suit :

• Dans un flacon de verre bien séché et nettoyé avec soin, pouvant contenir 1 80 grammes de mercure , il versait , à l'aide d'un entonnoir , assez de ce liquide pour former, sur le bord du flacon , une couche d*environ trois milli-. mètres d'épaisseur, en prenant toutes les précautions convenables pour être bien assuré qu'aucune molécule de mercure n'adhérait intérieurement au flacon , près de son goulot. Il adaptait alors à la face intérieure du bouéhbn du flacon une feuille d'or battu , qui se trouvait ainsi , le bouchon étant en place , renfermée dans le flacon. Le tout ayant été transporté dans un l^u froid et obscur , après un laps de temps de six semaines de séjour dans ce lieu , les parois du flacon paraissaient être dans Tétat primitif, sans aucun dépôt; mais on reconnut que ta feuille d'or était blanchie par une certaine quantité de mercure ; et comme on avait apporté le plus grand soin à empêcher que le mercure n'atteignit la feuille d'or autrement que par l'intermédiaire de l'atmosphère renfermée dans le flacon , on dut conclure , de la circonstance de la feuille d'or blanchie , qu'à des températures assez basses, le mercure se vaporise , lors même qu'il est soumis à la pression ordinaire de l'atmosphère. '

De i* Argent.

Lorsqu'on dissout ^ans l'ammoniaque l'oxide d'argent, obtenu d'une dissolution de ce métal dans l'acide nitrique , précipitée par l'eau de chaux , et que la dissolution ammoniacale de l'oxide est exposée à l'air , il se ras-

3 6« édition de Thomson, vol. I, 4^1, 490 et 493» Gilbert* nalen, LX^ 209 et/Annaleg de chimie et de physique 9 tom. pa^ a47 » et tom. X\l, page ^y.

8 An

yARGENT. 309

semble à sa surface une pellicule d'argent brillante., qui , étant recueillie, forme une poudre noire. M. Faraday, qui, le premier, a examiné cette poudre, a annoncé (Journal de l'ins.titution royale, iv, 268) qu'elle contenait les 0^66* de l'oxigène qui eiâste dans l'oxide. ordinaite; d'où il suit, que cette poudre noire est un composé de

Argent .#...'.. 100

Oxigène 4,8584

En répétant les expériences de M. Faraday , M. Thomson s'est assuré qu'elles sont exactes ; et , par conséquent , il est disposé à considérer ce nouvel oxide noir d'argent , comme un composé de

• 3 atomes argent = i3,75, X 3 = 4^25 9 atomes oxigène = 2 '

M. Samuel Lucas a fait insérer ( Transactions de là . oxidation société de Manchester) les expériences suivantes qu'il d^nf^ fuAôn. avait entreprises sur l'argent à l'état de fusion , et dont il avait annoncé le résultat à M. Dalton.

1* Si , après avoir exposé à un courant de gaz oxigène , ou d'air atmosphérique , une grande quantité d'argent fondu , on laisse ce métal se refiroidir par degrés , sa surface, devenue solide d'abord, se. fendille ensuite, et laisse échapper en grande quantité , par ces ouvertures , une vapeur élastique qui , poussant devant elle une portion de métal fondu qui se solidifie aussi, forme autant de protubérances sur la surface du métal refroidie. Gçtte ébuUition dure un quart d'heure, une demi^heure ou même davantage , suivant que Ton opère sur des quantités plus ou moins considérables de métal , ou selon que le refroidissement a lieu plus ou moins vite.

2* Si , au lieu de laisser le métal se refroidir par degrés, on le fait passer tout à coup à l'état solide en le jetant dans Téau , les mômes phénomènes ont lieu ; il y a ébullition et dégagement de gaz oxigène ; mais alors le métal

■ 6« édition de Thomson , ▼ol. I, page 496, et InstitutioD journal, IV. a68.

3lO COMBUSTIBLES SIMPLES.

étant très -divisé et sa solidification subite » les protubérances sont proportionnellement plus petites et répandues avec plus d'uniformité sur la surface du métal.

5"* En répondant, pendant quelques instans seulement » du charbon sur la sur&ce de Targent en fusion , ce charbon s^empare aussitôt de tout l'oxigène , et il ne se manifeste plus aucune ébullition , ni quand on laisse le métal se refroidir par degrés , ni lorsqu'on le jette dans reâu.

4^ Si , après avoir versé successivement et par petites quantités , de l'argent, amené par la coùpellation à l'état de pureté parfaite, dans un vase contenait de l'eau , on plaçait chaque fois sur l'eau , immédiatement après y avoir versé l'argent , un flacon renversé , préalablement rempli d'eau et portant un entonnoir à son ouverture > le gaz oxigène , qui se dégageait du métal , passait dans le flacon et le remplissait bientôt ; on avait eu soin de tenir constamment l'ouverture du flacon sous l'eau , de manière à éviter toute introduction d'air atmosphérique. Ce gaz oxigène du flacon contient , d'après l'analyse qui en a été faite par M.. John Dation , 86 ou 87 pour 100 d'oxigène.

M. Samuel Lucas ^ a cru pouvoir tirer » des résultats de ces expériences , la conclusion, 1® que l'argent pur» à tétat de fusion, a la propriété d'enlever une petite quantité d'oxigène , non-seulement à l'atmosphère , mais encore à d'autres corps ; *2^ que l'oxigène ainsi absorbé , reste uni à l'areent , tant que celui-ci est fluide , pourvu toutefois qu une substance ayant plus d'affinité que ce métal pour l'oxigène ne se trouve pas en contact avec lui.

Ces expériences de M. Samuel Lucas ^ et le fait intéressant qu'elles semblaient établir , déterminèrent M. Chévillot à entreprendre de nouyelles recherches sur ce sujet; et comme, suivant lui, lephénoinène s'appliquait à a théorie de la coùpellation , c'est en employant les procédés de cet art, qu'il crut devoir faire ses expériences. Il tint en conséquence en fusion pendant vingt minutes , dans des coupelles et creusets placés au milieu de la moufle dû fourneau de coupelle , et plongés sous une cloche pleine d'eau , des quantités de 9 et de 3o grammes d'argent, aux difiérens titres de 990, 995 et 962 mil-

AROENT. 3ll

liëmes » et il prit note des quantités de gazoxigène que le métal, en se adlîdifiaat, laissait dégager. Dans une de ces expériences , sur 3o grammes d'argent , au titre de 995 millièmes , ce métal fut mis dans un creuset recouvert de plusieurs, petits fraemens de charbon , tenu en fusion pendant 3o minutes dans la moufle , et coulé sous une cloche pleine d'eau, il ne se dégagea que quelques bulles de gaz.

M. Chévillot continua ses essais sur de Tor , aux titres de 946 millièmes, sur du zinc^ de l'antimoine, du bismuth , du ^lomb , du cuivre , de l'oxide de strontium , du deutoxide d'étain, du tritoxide de fer , et enfin sur de la chaux provenant du marbre blanc. Il chercha ensuite à déterminer quelle pouvait être la cause de la production de gaz oxigène qu'il avait reconuu que les coupelles laissaient dégager lorsqu'on tes plongeait rouges de feu sous des cloches pleines d'eau.

' De toutes ces expériences diverses , M. Ghévillot conclut, i*qne leurs résultats confirment pleinement te fait annoncé de Toxidation de l'argent par la fusion , au contact de Tair; 2° que parmi toutes les substances qu'il a examinées , il n'y a que l'argent qui possède la propriété de laisser dégager de l'oxigène par l'eau. 11 ajoute à ces conclusions , que M. Samuel Lucas ayant vu nife ébtdiition qui a duré une demi -heure et plus , à la surface de masses considérables d'argent qui se refroidis* saient , et que d'ailleurs s'étant assuré lui - même qu'il inffit d'une très-petite quantité de cuivre pour empêcher l'oxidation de l'argent, on pourrait attribuera l'oxidation de ce métal la difficulté qu'on éprouve h obtenir , sans végétation , l'argent fin passé à la coupetle. ' ' En employant fréquemment dans les laboratoires, de chimie le nitrate d'argent comme réactif pour. les cblorures et l'acide hydro-chlorique , il y a une quantité con^* sidérable de chlorure d'argent produite ; si , comme cela a ordinairement lieu , on fond eh chlorure dans un creu< set avec de la potasse pour en opérer la réduction , on

' Annales de chimie et de physique» tome Xfl, page 4oa, et tome Xlli , pag« 399.

Chloru

3l2 COMBUST-IBLES SIMPLES'

perd beaucoup d'argent; il est donc préférable de le mêler avec de la chaux et du charbon dans les proportions suivantes :

Chlorure d'argent * . • ioo,a

Chaux vive y sèche. .•...« ig»S Charbon. . . • • 4f^

Cependant comme il est nécessaire , pour le meilleur succès de cette réduction , que le chlorure ne soit pas en masse , mais en poudre , et bien mélangé avec les autres ingrédiens , on a imaginé un procédé qui » étant d'une exécution facile , ne peut donner lieu à aucune h perte et convient également au chlorure d'argent en

masse et en poudre. \ .

Ce procédé consiste à mettre le chlorure dans ua vase de zinc ou dans une petite marmite de fonte de fer , l'un et l'autre bien décapés , et à l'y recouvrir de deux ou trois centimètres d'eau. Alors la décomposition du chlorure s'opérera d'elle-même en peu de temps. Dans ce cas , elle commence d'abord , surtout avec le chlorure en masse , aux points de contact; mais elle s!étend bientôt sur toute la surface du chlorure sous la forme de ramifications , et pénètre dans son intérieur ; de sorte qu'en moins d'une heure des morceaux considérables de ' chlorure sont entièrement réduits. La température , qui

s'éleva beaucoup lorsqu'on opère sur d'assee grandes quantités » contribue à accélérer l'opération. Si cette température est trop faible , on peut y suppléer par une chaleur artificielle. ' séiéniure. U y a Hcu dc couclure des expériences de M. Berzé-

lius , que l'argent peut se combiner avec le sélénium en deux proportions. Lorsqu'on chapiTe les deux métaux ea contact, ils s'unissent avec dégagement de chaleur, et il y a formation d'un composé très-fusible , dont on peut séparer, par la distillation l'excès de sélénium. Ce séiéniure est gris; et , dans son état de fusion , sa surface est brillante et polie comme celle d'un miroir. Exposé à la chaleur , il se fond au-dessous de la température rouge.

' AnnalcK de chimie et de physique , tome XIV, page 5 19.

OB. , 5i3

G W i»»obabIeineat un bir^Iéniure ; on petit en dégager,^ par la chaleur , une partie de son sélénium , mais non la totalité. Ce séléniure est un peu malléable.

Lorsqu'on précipite une dissolution d'argent par le gaz hydrogène sélénié, on obtient une poudre noire» qui en séchant devient d'un gris foncé* Le séléniure exige pour se fondre une chaleur rouge , et il ne donne point de sélénium parla distillation. C'est probablement un proto-séléniure d'argent. '

) De COr.

M. Pelletier ayant eu lieu de remarquer, dans quel- ^ Faits pour ques expériences qu'il avait faites il y a environ dix ans, ^^^*""*^ conjointement avec M. Dupprtal , sur les préparations d'or alors usitées en médecine, plusieurs phénomènes dont il n'avait, pu se rendre compte, il s'était proposé ^ dès cette époque , d'entreprendre de nouvelles recherches sur ce sujet ; et ce n'est que dans ces derniers temps qu'il a pu s'en occuper. Il s'est en conséquence livré à un travail iqipOf^^nt.et très-étendu, dans lequel il a successivement examiné avec beaucoup de soin, savoir : l'action des acides minéraux sur les chlorures d'or; l'action des acides sur l'oxide d'or; l'action des sels sur le chlorure d'or ; l'action , sur ce chlorure , des bases salifiables ( oxides métalliques ) , potasse , soude , ^

baryte , magnésie ; et après avoir porté son attention sur les prétendus sels triples d'or , il termina son examen ea soumettant ce métal à l'action de l'iode , et en cherchant à reconnaître celles qu'exercent sur le chlorure et l'oxide d'or quelques substances végétales^ et spécialement les acides végétaux.

Des faits principaux que les essais de M. Pelletier sar l'or lui ont fait connaître , et qui par les résultats de ses nombreuses expériences lui paraissent être suffisamment établis , il croit pouvoir tirer les conclusions suivantes : '

1 "" L'or doit être considéré comme un métal électronégatif, c'est-à*dire comme donnant lieu à des oxides

' 6" ëditioD ^e Thomson, vol. I, page 5oo; et Annales de chimie . et de physique, tome IX, p. a^^.

5i4 COMBUSTIBLES SIMPLES.

qui oat plus fie tendâDce à faire fonctions d'addes que

fonctions de bases. '

2* Les oxides d'or ne peuveDI former avec les acides A^ véritables combinaisons salines. .

' 5"* Lé ^roxide d*or peut s'unir aux alcalis et à d'autres oxides métalliques^ en formant des combinaisons qui jouissent de propriétés particulières.

4"* L'or, dans sa dissolution nitro^-muriatique, est k l'état de perchlorure.

5° Les prétendus sels triples d'or ne sont que des mélanges , dans lesquels l'or est encore à l'état de perchlorure.

6* L'or s'unît à l'ÎQde , et forme un Composé dont les proportions constantes et faciles à déterminer avec exactitude , ont été trouvées pour l'iodure d'or de

Iode 54 . • • / • 100

Or 66 .... . 194,1176

De ces proportions dé l'iodure d'or , on pieut en infiérer que celtes des oxides d'or , des cblorures , etc. , sont :

Pour le protoxide d'or, oxigène. • . 3,3495

Or ... ' . . loo, »

Pour le peroxide ^ oxigène io,o3

Or . * 100 »

ou , en considérant le poids de la molécule d'or= 29,90, le poids de la molécule d'oxigène étant 1 , et le nombre proportionnel de l'or indiqué en nombre rond à 299 , l'oxîgène étant 10, on aura '

/ 10 oxigène , protoxide.

Or soo ) ^^ oxigène, deutoxide.

^*^ \ 44 chlore^ proto-chlorure.

( i32 clhorc, perchlorure.

8** Les acides et les sels végétaux ont sur le chlorure et l'oxide d'or des actions différentes , parmi lesquelles il faut distinguer celle de Tacide 'oxalique , parce que

' Annales de chimie et de physique, tome XV. pag. Set ii3«

PLATINE ^l5

eetle action particyâlière tend à confirmer To^inion de M. Dulong sur la composition de Tacide oxalique.'

Le nôinbpe proportionnel de l'or » tel qu'il se déduit 4e8 expériences de M, Pelletier» étanti forî différent de celui donné par M. Bérzélius-, de>â!t néoe^sairement faire naître quelquiBs doutes sur l'exactittlde" de sa détermination; pour les lever, M. Java^a entrepris de nou«^ veau l'analyse de l'oxide d'or. Il résulte de ses expériences que, ....

loo parties d'or prennent 11,909 d'oxigène. Ëtd'aprèsM. Berzélius 100 parties d'or prennent 12,077.

Ces nombres, comme on voit, coïncident presque exactement., et doivent faire cesser toute incertitude.

M. Javal , après avoir fait voir de plus , par des raisonnemens , combien les preuves de M. Pelletier étaient însuiBsantes pour révoquer en doute l'existence des sels triples d'or , l'a démontrée plus évidemment encore en faisant l'analyse du chlorure triple de potassium et d'or. D'après cette analyse on doit regarder cette substance comme formée de 1 atome de chlorure de potassium, 2 atomes de chlorure d'or et 2 atomes d'ead , ou sur cent parties , de

Chlorure de potassium. . . . 26,21

Chlorure d'or 68,71

Eau. 6,08

] oo'^oo

ObierTatioDs.

Du Platine,

Le platine, réduit en poudré , s'unit aisétnent avec te »4lénium , avec dégagement considérable de chaleur. Ce séléniure est grrs, et n^a pas éprouvé do fusion» Au feu, le sélénium se combine avec l'oxigène, et se volatilise, laissant le platine pur. Lorsqu'on chauffe au rouge des séléniates dans des creusets de platioe , ces vaisseaux sont attaqués , et deviennent d'un gris brunâtre. Mais si l'on

Sêtéoîxire.

« Annales de chimie et de physique , lome XVII, pag\; 337.

Avec le sili' cium.

fait rougir lès ereusets sans les couvrir ^ie sélénium se xolatilise. ' i .

le^dmi^**" L'alliage du platine et du cadoiium est d'un bianc légèrement argentin. II est grenu 9 avec une cassure con*choîde; il est très-cassant ^ très-fusible. Lorsqu^on en a sépare lexcès du cadmium par la chaleur ^ cet alliage est

composé de

.. > Platine loo

Cadmium ii7^3

En supposant un atome de platine =22^625, Talliage doit être composé de 1 atome platine et 4 atomes cadmium. Mais M. Thomson soupçonne que le véritable nombre pour l'atome de platine » est 1 2 ; et alors Talliage serait un composé de 1 atome platine et 2 atomes cadmium. '

M. J.-B. Boussingault , élève mineur, s'occupant, au laboratoire de l'école des mineurs de JSaint-Ë tienne, d'essais sur la fusion du platine , plaça un gramme de ce métal parfaitement pur, dans un creuset de terre , et une même quantité dans un creuset brasqué , et recouvert de poussière de charbon. Ces deux creusets ayant été posés daus le fourneau à vent, et soumis , pendant trois heures, à un feu très-violent , il trouva que le platine du creuset non brasqué^ avait acquis un grand éclat , mais n'était pas fondu ; que celui du creuset brasqué , au contraire , était en culot parfaitement fondu. Cette expérience fut répétée en mettant dans le creuset , sans charbon , de la limaille de platine , et 3o grammes de rognures de ce métal dans le oreuset brasqué ; les résultats furent les mêmes. Depuis ces essais , on a constamment réussi à fondre le platine dans des creusets brasqués , et la fusion s'y opé~ rait beaucoup plus facilement lorsqu'on recouvrait le métal avec de la poussière de charbon.

M. Boussingault avait remarqué que le platine , en se fondant, avait un peu augmenté de poids ; et comme sa

' 6« édition de Thomson, vol. I, page 524; Annales de chimie et de phjfsique , tome IX, page 349.

* 6* édition de Thomson, vol. I, page $26; Siromtyer^ GUhen*s <i»niil0»^LX, 309. '

. î i&XA7ilfS. 317

iusiott n'^VAÎt )i^u <|Ui^4aii9 lé charbon , il dut penser que cette iEiiugmeiitatioa de poids ne pouvait ^être* attribuée^ <{uà une cQœbio^isQà du métal avec le.carbone, '

Le platine pur , .fobdu » bst d'un blanc. gH^être, selàiàr $$nt:à petperentanien au couteau, et diOicilemeai attaquable, jpar la liine* . .l^aipe&anteUr spécifique est te,S« Afroid s il cède un peu sous le marteau ; mais bientôt il se. fend r çt présente une cassure penué;. forgé aii rouge ççrise, il s'égrène;, au. rouge très -obscur, il s -aplatit 4*:9bord jégè.remenjk^puis il ,$e brise. Chauffé 4 et refroidi lentement, il n'éprpuye aucun recuit. .i,

•:l^ piatiDe fdHdu:; expose au vent du soufijet d'iftie for^e,i9e s'est nullement radouci; et ce moyen ne suffi.sant.pas poutlui enlever le carbone qu'on lui supposait combiné, il fut cémenté, pendant une heure > dans de l'oxÂde de manganèse. Xe :Çu}ot cémenté n'ayant rien

Kirfla de ses propriétés, et restant toujours in^rait^bje',. . Boussingault .commença à douter de la présence dji)L carbone dans le platine fondu. .Pour, éclaircir s^s douter à cet égard, et s'assurer 'Si, comme le fer ,;.cq métal étai^ susceptible de s'iinir au carbone^pai? cémeiltation ,i il stratifia dans un creuset des lames de platine > avec de la poussière de charbon de bois. Le creuset fut chauffé pendant quatre beurjcs à une.fQ.rte cht^ur, ménagée ce* pendant de manière à, ne pas fbndre le métal. Le platine, retiré du creuset.» avait perdu en partie .son éclat, et sa flurlace présentait des petites boursouflures. La pesanteur spécifique du platine cémenté est.de. 17,5 à 18^ Il a acquis une assez gj^ànde. (pureté pour rayer facilemeut le platine pur, il raie* même le fer;, mais il :n'attaque pas l'acier : il ne se durcit pas sensiblement par la trempe.

Dans la cémentation , comme dans la fusion , le platine augmente un peu de poids.

M. Boussingault, voulant alors e^<^miner le platine fondu et cémenté, traita , par l'eau régale, 80 grammes de fonte de platine et de lames cémentées. La dissolution fut plus difficile que celle du métal pur ; il ne se manifesta , pendant qu'elle s'opérait, aucune trace de charbon ; mais on remarqua une gelée transparente , qui 9 recouvrant les morceaux de platine , en rendait la dissolution plus difficile. Après avoir fait agir l'acide pen-

lion

3l8 C0MBUSTIBI.S6 ^HPL£8.

dant len^-^teiiaps , et en âgitaDt'i^ins liesse» on parrint ii dissoudra: presque* en totalité le tnétak Éetie dt&solution^ ayant été évaporée /et le cUorure dissous par Teail , on* obtint pourrésidu une poudre blânohe. •

Cette potidre'> traHée aa-serenserJ-'a^eent ait^' troisi parties de potasse, se tondit facilement} et la masse, aprèif refroidissement , Alt' entièrement solubje dans Féau, A l'exception de oiierlqaes petits-fragmens de plalipe , qu'on^ sépara par le filtre. En vérsa)fit al6i« /danâla li^ûedr fit^ trée, -quelques gouttes d'aeidé^ulfurique, il s'y forn^à' aussitôt un précipité blanc gélatineux. '

Il est donc évident que la 'poudre' blanche obtenue pendant la dissolution du pitftine fotidu él cémenté; -^s'i de la silice ,* et cette terre peut être considérée t^ommcf étant, dans le métal, à l'état; de silicium. ^

11 est très- probable , suivant M. Bonasingault ^ qiie ce silicium provient du cbarbdn de boi& etiaptoyé, et noa du creuset ; car il en prit un d'une assez 'gi:^ndé capacité , et après Favoir rempli de charbon' fortement tassé, et placé au eentre de cette brasque tin morceau de platine » le métal se coihhinait au silicium, comme quand cei^e brasque était plus légère.

Pour juger ebsuite de la quantité de silicium absorbée par le métal pendant sa fusion , on pesa exactement â grammes de platine, et on les fondit. Le culot pesait cS ,02 5 grammes. 1 gramme de tette fonte donna à l'analyse 0,010 de silice. Si; dans la fonte de platine, la silice s'y trouvait à l'état- de terre , on aurait dû obtenir , pour 1 gramme de fonte, o,oo5 de silice ; mais on en a eu 0,010 : il faut donc que, pendant la dissolution delà fonte de platine dans l'eau régale, lo silicium ait absorbé o,oo5 d'oxigène. En admettant ce résultat, la silice pourrait être considérée comme contenant la moitié de son poids d'oxigène. ' Crisuiiisa- M. Sowcrby, après avoir observé qu'il ne connaît pas qu'on ait encore rien appris de positif relativement à la cristallisation du platine, annonce, qu'en examinant récemment quelques échantillons de ce métal , il en aperçut plusieurs parcelles où la structure lamellaire était

> Annales de chimie et de physique, tome XVI, page 5,

PALLADIUM» 3l9^

évidente et le sens du clivage distinct. L'une d'elles offrait de plus quatre faces, fi^raiant l'angle solide d'un octaèdre. ». . - ^

Du Palladium.

Le palladium et le sélénium s'unissent avec facilité et ^'^»»"'**^" avec production de chaleur pendant la combinaison. Le composé est gris et cohérent » mais il n'a point éprouvé de fusion. Le séléniure étant traité au chalumeau , le sélénium est dégagé, et ralliage se fond en un bouton métallique d'un blanc grisâtre , fragile et à cassure cristalline ; d'où il suit qu'il contient encore du sélénium. ""

' AjQDales de chimie et de physique , tome XV, page 1 1 1 . * 6* édition de Thomson, vol. I, page 53i ; Annales de chimie tt de physique, tome IX.'j page a4S, r : .

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