ACIDES COMËUSÏtBLEâ
uriqtie est 5,6s5. Si Ton doublait, daffs cette analyse ^ te nombre d'atomes pour faire disparaître ie demi-atomo d'oxigène , . le nombre équivalent pour l'acide serait ii,25o. Lequel de ces nombres est le véritable , cVst ce
iW ne peut connaître qu'en souiùettant quelques-uns les urates à une analyse soignée , ce que personne n'a jusqu'à présent entrepris.'
MM. Lassaigne et Chevallier, ayant soumis à la distillation dans une cornue , de l'acide urique pur , et traité de la même manière des calculs d'acide urique et d'urate^ d'ammoniaque , préalablement réduits en pondre et lavés avec un peu d'eau bouillante» ils oot constamment obtenu , entre a^tres produits , des cristaux en belles lames brillantes , d^un blanc d'argent qu'ils reconnurent être un sel acide à base d'ammoniaque , et dont ils parvinrent à séparer l'acide à l'état de pureté. Us crurent devoir désigner cet acide particulier par le nom d'acide pyrO'Urique , comme étant produit par T^cïtion de la cnaleur sur l'acide urique , et comme se formant dans les mêmes circonstances que les acides pyro-tartarique , pyro-mucique et pyro-malique.
L'acide pyro-urique, obtenu par MM. Lassaigne el Chevallier , est blanc , ^istallisé en petites aiguilles , et craquant un peu sous la dent. Soumis à l'action de la Propriëiës. chaleur, il se fond et se sublime entièrement en aiguilles blanches. En le faisant traverser un tube de verre rouge de feu , il se décompose en charbon , en huile , en hydrogène carboné , et en carbonate d'ammoniaque. L'eau froide en dissout environ les o,o25 de son poids ; sa dissolution aqueuse rougit la teinture de tournesol. L'alcool à 36 degrés , bouillant, en opère la dissolution par le refroidissement de cette dissolution alcoolique; l'acide se précipite sous la forme de petits grains blancs.
L'acide nitrique concentré dissout cet acide; par l'évaporation à siccité , on l'obtient de cette dissolution sans
Ju'il ait subi aucune altération et éprouvé de changement ans ses propriétés ^ ce qui prouve qu'il dilD^re essentiellement de l'acide urique , qui , par cette opération , est converti en acide purpurique.
> 6« ëditiop de Thomson, vol. 11^ page 187.
AGiD£ Pl^RPURIQUE. . 385
• L^acide pyrorurique forme par sa combinaison avec la chaux, ia baryte, l'ammoniaque et la soude, des seU qui sont des pyro-urates ; savoir ^ avec la chaux un sel soluble, d'une saveur amère et acre, qui cristaliisé; en mamelons; avec la baryte, un sel blanc et pulvérulent, peu soluble dans l'eau froide'. Avee la potasse , l'amn^Oy niaque et la soude des sels solubles , dont les deux pre-r miers sont cristallisables.
Les pyro-urates de fer au maximutn , de deutQxide de cuivre , d'argent , de mercure et de sousracérote de plomb , 'sont insolubles. En calcinant dans un tube dé verre pesé , du sous - pyro - urate de plomb desséché , avec vingt fois son poids d'oxide de cuivre au maximum, MM. Lassaigne et Chevallier ont obtenu un gaz composé d'acide carbonique et d'azote , dans le rapport de /^k t , «t ils ont trouvé que le rapport en poids de ses élémens est, savoir :
Oxigène. . . 44'32 '-
Carboue 28,29
Azote 16,84
Hydrogène . 10,00
U suit de ces résultats que , dans l'acide pyro-urique , U raoport du carbone à l'azote est précisément double de celui de l'acide urique , dans lequel le rapport est , suivant M. Gay-Lussac, ::2 : i.'
De Pacide purpurique, . . ^
Le docteur Prout découvrit en 1818 cet acide en examinant la substance de couleur pourpre, qui se produit lorsqu'on chauffe une dissolulion d'acide urique dans Tacide nitrique. !
Ce savant ayant fait disérer de l'acide urique dans de Tacide nitrique étendu , îly eut effervescence, et l'acide urique fut dissous. Après avoir neutralisé , par l'amméniaque, l'excès d'acide nilrique, il fit évaporer la li-
' Anoales de chimie et de physique, tome XIII, page i5S«
566 ACIDSS OÔMBDSTÏBLGS.
qaëhr'. Sa couleur devint )>ar' degrés d'un pourpre de ptlis en plos fotièé , et bientôt de» erîMaux grenus ,- d'un rèrii^ë obscur , <]ùeIqàefoi9 d'uAo teinte ferdâtre à Textei^ièiji', commeneèreM à se séparer en abondance. Ces crlstaùif , qui étaient composés d'acide pdrpurique et d'àtoinc^niëqtie y ayant été dissous dans line lessiire de potassé càu^tiqiië , on chaufia la dissolutioh jusqu'à ce que la couleur rouge eut ealièrément disparu. On versa al'ofè peu à peu cette dissolution alcaline dans de l'acide sdlfurique étéridii quf ; en s'uni^sant avec la potasse, laissa le pt4ncipë acide à l'état de pureté.
* L'acide purpikri({ue ainsi obtenu , est sou^ la^forme d'une poudre dé couleur de crèihe qui , examinée à la loupe » et spécialedient dans l'eau , a un éclat nacré. Elle est inodore et sans saveur. Sa pesanteur spécifique excède de beaucoup celle de l'eau, quoique, d'après son état de grande division ^ il soit ordinairement très-lông-temps à se déposer dans ce liquide.
L'acide purpiirique est très-peu soluble dans l'eau, dont 1000 parties n'en peuvent dissoudre qu'uue de cet acide. L'alcool et l^éther ne l'attaquent point. Il se dissout aisément dads les acides minéraux concentrés , et dans les dissolutions alcalines ; mais il est insoluble , ou à peu près tel , dans l'acide sulfurique étendu , dans les acides hydro-Chlorique et phosphorique , et aussi dans les dissolutions acide , oxalique, tartarique et citrique. L'acide nitrique' concentré dissout facilement l'acide purpurique avec efTervescence , et il se produit du purpura te d'ammoniaque avec la chlore qui le dissout aussi ; il s'opère un changement semblable. Cet acide se di^ssout, à l'acide de la chaleur , dans l'acide acétique concentré.
L'acide purpurique n'altère pas sensiblement la couleur du papier de tournesol. Il n'est point déliquescent à l'air; niais il y devient rouge par degrés» et il senàble s'être formé du purpura te d'ammoniaque.
Soumis à l'action de la chaleur , il ne fond , ni ne se volatilise ; mais il acquiert une nuance pourpre , due à la formation d'ammoniaque, et ensuite il brûle peu à peu sans exhaler aucune odeur remarquable ; è la dis> tillation , il fournit beaucoup de carbonate d'animomaque , dc^ l'acido hydro - cyaniquc , un peu d^un fluîd«
ACIDE HALIQUS. ^$']
d'^apparehce huileuse ; et il vçste; un charbop pulvé-ruient.
L'acide purpurique se combine aveu dey bases» formant des sels qu*on a appelés purpurates. Ces sels soût , pour la plupart , de couleur rouge , et il y eq a de verts et de }aunes. Cet acide peut, à Taide de la chaleur, déQOfiaiposer les carbonates; et, autant qu'on a pu le rjBCoqnaftrè , il n'est susceptible de combinaison aveo aucun autre acide.
Le docteur Prout essaya de déterminer la composition de l'acide purpurique en le chauffant avec du peroxide de cuivre , les résultats de ses expérienises lui don-
itèrent pour les parties constituantes de cet ncide :.
^ fi atomes hydrogène. . . = 0,2 5
fi atomes carbone. •• . • = 1 ,5q
1 atome azote ac i>75
, 9 atomes oxigène. . . . = s, 00
D'oii il suit , que le nombre équivalent pour l'acide pqr'» purique , est 5, 5 , ou un multiple de ce nombre.
Dô l'acide niaUqu»p ;
On avait supposé que l'acide malique, obtenu d's plj^aieurs plantes grasses , et surtout du semper vivuvf^tcoi^tarum , était beaucoup plus pur que celui relire des pommes. On l'avait même considéré comme tout-à-feit exempt d'ii^puretés ; ipais M. Gay-Lussac reconnut qup même Tacide extrait du semper vivum-textorum retient encore de la chaux , qu'on peut en séparer en l'évaporant jusqu'à consistance de sirop', et en le mélapt ensuite avec de. l'alcool. Il se précipita du malate de chaux» et l'acide malique reste en dissolution dans l'alcoolj. Mais dans cet ^cide « lors même qu'il a été ainsi purifié , îl reste de la n^atière, muqueuse qui l'accompagnait dans le «uc d'où il a été retiré, et il est difficile dé l'en dé-
' ' 6* édition de Thomson, vol. II, page 187; Transaction^ p^i^oiophiqac9,, 1818, page 4^0.