‹ Système de chimie (volume 3)Chapitre 107 sur 149 · La bile de bœuf est un liquide d'un vert jaunâtre, et · texte numérisé non relu

La bile de bœuf est un liquide d'un vert jaunâtre, et

?rop'.,«t<«« quelquefois d'un vert foncé; sa saveur esttrès-amère, mais

*îauf! * en même-temps légèrement sucrée. Son odeur est faible ,

mais particulière et désagréable. Elle n'agit point sur tes

couleurs bleues végétales. Sa consistance est très- variable;

tantôt c'est un mucilage léger, tantôt elle est très-visqueuse

* Mémoires d' Arcueîl , I » 33 et 46.

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et glutlneuse; d'autres fois c'est un licpiide parfaitement trans-

I)arent ; d'autres fois enfin elle contient une matière de cou* eur jaune ) qui se précipite de la bile lorsqu'elle est étendue d'eau.

La pesanteur spécifique de la bile du bœuf semble varier comme celle de tous autres fluides animaux; suivant Hartmann , elle est de 1,027 '*, et selon Tbénard , de 1,026 à la température de 6^ centigrades. Lorsqu'on l'agite fortement , elle mousse comme du savon ; et c'est à raison de cet effet , aussi bien que d'après la théorie médicale concernant son emploi , que souvent on lui a donné le nom de savon ani* mal.

La bile de boeuf se mêle facilement avec Vean, en toute acHm

Sroportion, et prend une coulenr jaune -, mais elle refuse ^^*^^'**'* e s'unir à l'huile. Lorsqu'on agite ces deux fluides réunis, dès l'instant ou on les laisse en repos, l'huile se sépare et vient nager à la surface *. Cependant, la bile dissont aisément une portion de savon , et on l'emploie souvent pour ôter des taches de graisse de dessus le linge.

La bile , distillée à siccilé , devient d'abord légèrement trouble ; elle écume alors très-fortement, et ensuite il passe dans le récipient un liquide incolore , ayant une odeur semblable à celle de la bile , et précipitant légèrement le sur-acétate de plomb. Le résidu dans la cornue , étant bien séché , s'élève des 0,1 1 2 aux o,i'a5 de la bile employée. Ce résidu , qui est d'un jaune verdâtre et d'une saveur très-amère , est légèrement déliquescent à Pair , et se dissont presque entièrement dans l'eau et dans l'alcool. Par une forte chaleur il est décomposé , et donne les produits ordinaires des substances animales; si ce n'est que la proportion d'huQe est plus grande et celle du carbonate d'ammooiaque plus petite. Il reste un charbon volumiaeux, contenant principalement de la soude, et plusieurs espèces de sels, tels que de l'hydrochlorate, du phosphate et du sulfate de soude ; du phosphate de chaux , et quelques traces d'oxîde de fer. La soude n'excède pas les o,oo5 de la bile.

Lorsqu'on ajoute un acide à la bile , même en quelque petite quantité que ce soit, elle acquiert la propriété de

*Haner'«Phys. YI, fi\0.

• lUmsay, Thesaar. Med. Edim. II, 4^ Madorg, p. to.

Sy2 PARTIES DES llflMlUX.

rougir les couleurs bleues végétales. L'addition d'un peu plos d'acide occasionne un précipité » et l'acide sulfurique en pro« duit un plus considérable que tout autre acide. Dans tous les cas, ce précipité consiste dans une matière jaune, souvent visible dans la bile, et qui est insoluble dansreau. Si, après avoir séparé cette matière jaune , on continue d'ajouter de 1 acide sulfurique , le picromel se précipite en état de combinaison avec Tacide, et le précipité constitue la matière verte, distinguée autrefois par la dénomination de résine de bile* Thénard séparait le picromel de la combinaison au moyen de Tacétate et du sous-acétate de plomb , et il la considérait comme formée de deux substances distinctes , auxquelles il donna les noms de résine et picromeL Berzelius a rectiGé cette erreur. Je fis , il y a déjà bien des années , un mélange d'acide bydrochlorique et de bile de bœuf, et après avoir décanté la portion liquide de dessus le coagulura qui s'était précipité, j mtroduisis ce liquide dans une fiole que je plaçai près d'une fenêtre sur laquelle le soleil donnait pendant plusieurs heures chaque jour. Au bout de quelques mois , je trouvai le picromel précipité au fond de la fiole , sous la forme de petites sphères. Sa couleur était blanche avec une légère teinte de vin , jaunâtre-, sa saveur était sucrée avec un peu d'amertume.

p>rtT«« En évaporant à siccité une certaine quantité de bile , en Mutuaniet. (jJçJq^pi |g (.^sidu ^ et cu procédant à la mam'ère ordinaire ^ Thénard parvint à déterminer la proportion des sels qu'elle contenait. U obtint pour résultats de son analyse de la bile ^ sur 800 parties , savoir :

Eau 700,0

Picromel et résine 84)3

Matière jaune 4*5

Soude 4)0

Phosphate de soude 3,0

Hydrochlorate de sonde. . . 3,a

Sulfate de soude 0,8

Phosphate de chaux i,a

Oxide de fer quelques traces»

L'albumine que Cadet ' et Ramsay ' annonçaient être une

■ Mcm. Par. 1767, p. 340. » Tfacsaur. Edim. II, 460*

coMtituanlet.

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