partie constituante de la bile , était la matière jaune de Thé«> nard
3. Telles sont les propriétés et la composition de la bile Biie d'«otrt» de bœuf, d'après Texamen que Thénard en a fait. Il parait ■*'°»*"*résulter des expériences de ce chimiste, que la bile du -veau , du chien , du mouton et du chat , ressemble exactement, tant par les propriétés que par la composition , à la bile du boeut '.
3. La bile du porc diffère entièrement de celle de tous papQr«, ces animaux. On n'y trouve ni matière albumineuse , ni ma*
tière animale , ni picromel. Cette sorte de bile n'est simplement qu'un savon, comme contenant une grande Quantité de résine et de soude , et étant facilement décomposée par tous les acides, même par le vinaigre. Elle donne dussi des traces de la présence de plusieurs sels , dont Thénard n'a pas recherché la nature*.
4. La bile du poulet , du dindon et du canard, offre une ^^ o«ea«» assez grande ressemblance avec la bile des quadrupèdes ;
mais eue eu diffère sous les rapports suivans : t.* elle contient une très-grande quantité a'albumine ; 2.** le picromel qu'elle fournit n^est pas sensiblement sucré , sa saveur est trés-âcre et amère ; 3.* on n'y trouve que très-peu de soude ; 4.* la résine n'est pas précipitée par l'acétate de plomb du commerce , mais cet eifet est produit , et la pi*écipitation de toute la résine a lieu, en employant du suracetate de plomb ,
3u'on a fait bouillir avec les 0,2 5 de son poids de pcotoxide e ce métal ^.
5. La bile de la raie et celle du saumon sont d'un blanc ^^ poî««»^ jaunâtre. Elles donnent , par l'évaporation , une matière
qui a une saveur très-sucree et légèrement acre. Elles ne paraissent pas contenir de résine. La bile de la carpe et celle de l'anguille sont très-vertes , très-amère^ , contenant peu ou point d'albumine , mais fournissant de la soude , une matière sucrée et acre, semblable à celfe qu'on obtient de la bile de raie et de saumon ^.
6. La bile humaine diffère considérablement de celle de tous ^^ bomiîn*; les autres animaux examinés. Sa couleur est tantôtverte, quel-
•Mëm. d'ArcncU,i,48.
» Uid, p. ifo. '
• Ibid, p. 5o.
• lena, p. î>o.
4 làid. p. 53.
quefofis d'un bran jaunâtre , et d'autres fois elle est presque sans couleur. Sa saveur n'est pas trés-amère. Il est rare qu'elle soit eomplétement liquide , mais elle contient ordinairement une certaine quantité de matière jaune qui y est en suspension. Lorsqu'on Tévapore à siccité , elle laisse une matière brune s'élevant aux 0,099 ^" poids de la bile employée. En calcinant cette matière .on en retire tous les sels qu'on trouve dans la bile de bœuf. Tous les acides décomposent la bile humaine , et y occasionnent tm précipité abondant d'albumine et de résine. Une partie d'acide nitrique peut saturer 100 parties de bile. Le suracétate de plomb précipite la résine de la bile, et la transforme en un liquide jaunâtre qui Dç contient que les sels de bile et quelques atomes d'une inatière animale particulière , dont on n'avait pas recherché la nature. La proportion de ces substances , que Thénard obtint de 1 100 parties de bile humaine y étaient , ainsi qu'il suit , savoir :
coaJuîîiStti. Bm.. . 1000
Matière jaune , insoluble , de 2 à 10
Matière jaune en dissolution quelques traces.
Résine Ai^o
Soude 5,6
Phosphate de sonde, sulfate de soude, hydrochlorate de sonde» phosphate
de chaux, oxide de fer. 4*5
Berzelius trouva pour parties constituantes de la bile hu* maine , savoir :
Eau 908,4
Picromel So,o
Albumine 3,o
i>oude , i^t
Phosphate de chaux 0,1
Hvdrochlorate de soude 5,4
Pnosphatede sonde, avec de la chaux. 1 ,0
* Djur Keuûen , II, 4^«
CÀKVUMff D£ l'oEBILLI. iyS
SECTION XVI
Du Cérumen de F Oreille.
Le cérumen est uo b'auide visqueux de couleur jaune sécrété par les glandes au canal auditif , qui devient, par degrés, concret par l'exposition à Pair. Mous sommes redevables de tous les faits actuellement connus sur la nature et la composition du cérumen, à Fourcroy et Yauquelin, et spécialement à ce dernier ctumiste, qui en analysa une portion assez considérable.
Le cérumen est de couleur jaune orangé, et d'une saveur Propriét^« amére* Lorsqu'on le chauffe légèrement sur du papier, il se fond et tache le papier comme une huile , en répandant en même-temps uue odeur légèrement aromatique. Mis sur des charbons ardens, il se ramollit, et répand une fumée blanche semblable à celle qu'exhale la graisse quand elle brûle; il se fond ensuite, se boursoufQe, devient d'une couleur foncée, et répand une odeur ammoniacale et empyreumatique. Il reste un charbon léger.
Lorsqu'on l'agite dans l'eau , le cérumen forme une espèce d*ému]sion,qui se putréfie proùiptement, et qui dépose des flocons blancs.
A l'aide de la chaleur, l'alcool dissout les o.6a5 du céru- cooHent men; les 0,876 qui restent ont les propriétés de l'albumine,*** ****»»«'"««• mêlée cependant avec un peu de matière huileuse. Lorsqu'on évapore lalcool, il laisse un résidu orangé foncé d'une saveur trèsamère, ayant une odeur et une consistance analogues à celles de la térébenthine. Lorsqu'on le chauffe , il se fond et s'évapore sous forme de fumée blanche, sans laisser de résidu. En un mot, il ressemble beaucoup ^^l^^tàêUMuti résine de hile. L'éther dissout aussi ce corps huileux; mais il est beaucoup moins amer et d'une couleur plus claire. Lorsqu'on brûle la partie albumineuse du cérumen, elle laisse des traces de soude et de phosphate de chaux. D'après ces faits, Vauquelin regarde le cérumen comme une combinaison des substances qui suivent :