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D'une matière colorante

576 ^AàTlCS A£S AKIMÀUX.

Oa Ipfère qu'il y a présence de matière cobrante, de ce que la partie absorbée par Téther est moins colorée qae celle dont s'est chargé lalcool "1

SECTION XVII

JOes Larmes et du Mucus.

I. On a donné le nom bien connu de larmes i ce fluide particulier qui sert à lubréfier Tœil, et qui se répand en grandes quantités lorsque nous exprimons la douleur et la souffrance, en pleurant. On doit à Fourcroj et à Vauquelin une analyse exacte de ce fluide, dont, avant Tépoque de leur mémoire, publié en 1 791, la nature était à peine connue, Fropri^Ua. ^^ liquide appelé larmes, est transparent et incolore comme l'eau; il ^'a presque point d odeur, mais sa saveur est toujours sensiblement salée. Sa pesanteur spécifique excède un peu celle de l'eau distillée. Il verdit le papier teint avec les violettes et les mauves; et xette teinte verte est permanente; ce qui annonce qu'elle êm. due à un alcaU fixe •. Il s'unit en toutes proçorlions à l'eau, soit chaude, soit froide. Les alcalis se comoinent facilement avec Im, ef le rendent plus fluide. Les acides minéraux n'y produisent aucun changement apparent '. Exposée à l'air, l'humeur des larmes s'évapore peu-à-peu , et s'épaissit. Lorsqu'elle est àpeu-près réduite à l'état de siccité, li se forme un assez grand nombre de cristaux cubiques au milieu d'une esipèce de mncilase. Ces cristaux ont les propriétés de l'hydrochlorate de soude ; mais ils verdissent les couleurs bleues végétales , et contiennent par conséquent un excès de soude. La matière mucilagineuse acquiert , à mesure qu'elle se desséche, use couleur jaunâtre ♦.

Ce liquide entre en ébullition comme l'eau, si ce n'est qu'il se rassemble à sa surface une écume assez considérable. Si on le tient pendant quelque temps au degré de l'ébullîtîon , il s'en évapore les 0,96 sous forme d'eau, et il reste environ 0^04 d'une matière jaunâtre qui, distillée à une très-

» FonrcToy.

• Foorcroy» et Vauquelin , Joum. de Pbjt. XXXIX , a56L

• Ibid, p. aS?.

4 /^Mf. p. aià

LA RM s s XT MUCUS. Syj

haute température, fournit de l'eau et un peu d'huile : le réaida est composé de difTéreotes matières salines '• . Lorsqu'on verse de l'alcool dans ce liquide, il se préci-

£ite une matière mucilagineuse sous forme de gros flocons lancs. L'alcool, après l'évaporation, laisse des traces d'hydrochlorate de soude et de soude '. Le résidu de la combustion k l'air libre de l'humeur de larmes épaissie , présente quelques traces dé phosphate de chaux et de phosphate de soude.

Il parait donc que les hvpxe^ sont composées ainsi qu'il suit :

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