Ifydrochlorate de soude. 6. Phosphate de soude
Les parties salines ne s'élèvent qu'à environ o,oi de la totalité, ou même probablement beaucoup moins.
Le mucus contenu dans \fs larmes a la propriété d'absor- Propriété* ber peu-à-peu Foxijfène de Pair : il s'épaissit . devient vis- *• "»"«^**«*' oueux et acquiert une couleur jaune. Il est alors insoluble dans l'eau, et il y reste long-temps en suspension sans être altéréi^ Lorsqu'on verse en quantité suffisante du chlore dans l'humeur des larooes, il s'y forme un précipité floconneux jaune, absolument semblable à ce mucilage épaissi. Le chlore perd son odeur particulière; d'où il parait probable que de Toxigène s'est uni au mucilase. La propriété qu'il a d'ab« sorber loxigène, et d'acquérir des qualités nouvelles, expli- <{ue les changemens que l'humeur aes larmes éprouve lors- .qu'elle a été exposée pendant long-temps à l'action de l'air , . comme elle Test chez les personnes affectées d'une fistule lacrymale *.
a. Fourcroy et Vauqnelin examinèrent aussi le mucus duMocoi â« ati. nez ; ils le trouvèrent composé précisément des mêmes principes que les larmes; mais comme ce fluide est plus exposé à l'action de l'air quç celui des larmes, son mucilage, dans la plupart des cas, éprouve plus ou moins de ce changement qui résulte de l'absorption de l'oxigène. C'est de là que proviennent la plus grande viscosité et la plus grande consis-
Foarcroy el Yauquelin, Joura. de Pbjr». XXXIX, aSg, Jtid, p. 257.
B78 tAETISS l^tS AVIMAtrX.
tance da mncns nasal; de néme que c'est par cette raisos aussi y qu^fl acquiert une grande consistance dana les temps froids I pendant lesqueb Taction de ratmosphère est aidée par Taction plus grande des parties '..
D'après l'analyse de Berselius , les parties conslituantea du mucus nasal sont, savoir :
Eau • 935,7
Mucus • • • 53,3
Hjdrochlorate de potasse et de soude. • 5,6
Lactate de soude, avec matière animale». 3,o
Soude. •••• 0,9
Albumine et matière animale soluble dans Teau , mais insoluble dans l'alcool, avec
une trace de phosphate de soude 3,5
Le mucus nasal, pk>ngé dans l'eau, s'imbibe assez pour avenir transparent, et en le faûant sécher entre des feuilles de papier brouillard, il perd a -peu -près toute l'humidité dont il s'était chargé. On peut reproduire ces effets à vdonté; Biais le mucus acquiert peu*à«peu une couleur jaune. Il ne perd pomt sa nature mucilagioeuse . brs même (pi'onl'a lait teuiUir dans Feau. Il se dissout dans l'acide sulfurioue étendu. L'acide nitrique le coagule d'abord; mais, ai on le laisse pen* ^bnt quelciue temps en digestion dans cet acide , il finit par a'v dissoudre ^ et il en résidte un liquide d'un jaune clair. L acide acétique le rend dur , sans le dissoudre, même dans l'eau bouillante. L'alcali caustique lui donne d'abord de la viscosité , mais il finit par le dissoudre en un liquide clair. Le tannm le coagule ^.
On avait pu stj^poser que la matière expectorée des pou- •^efée: ^0008 et dcs hronches , était de nature mucilagineuse ; mais ^après les expériences du docteur Pearson sur cette matière, qu'il examina avec autant de soin que d'habileté «, il ne parait pas qu'il en soit ainsi. Le docteur Pearson distingue sept espèces différentes de matière expectorée, i*. L'espèce avant l'appaVence de gelée demi-transparente, d'une teinte bleuâtre^
I ■■ ■ ■ . ■ ■ I II ■> ■ I I ■ Il ni I I ■■*MMiM^.*^»
' ^ FoQTcroj^ et Vaqqnclia. J«ttr«. 4« Pbjs, XXXIX y ^k5^ • Annab of PhUosopbj, 11 , 38a.
» Berilelius , ihid, ^
4 P«ar»oo , on tzpeotorated matter. Phil. Tiaps. iS^g.
c]pi*oa oraobe dans Féut de santé. a.« La matière ayant Fap-
K renée de nadli^e tran^rent, qu'on expectore ai aboammeiit dans les catarrhes des bronches. S."" La matière trés«vi«]neuse, épaisse, opaque, de coolair jaune paille, ou blanche . dont la toux pr-OToqoe Fexpdsion dans une grande Tariété d'affections pakaonaires et bronchiales , spécialement dans les cas d'affections tuberculeuses. 4-* La matière puriferme , sécrétée sans division de continuité , ou rupture de k surface de la membrane broDchiale, ce qui arrive trés-ODmpninémeot dans les cas de consomptions pulmonaires. 5.oLa ma* tièrequi consiste dans des masses visqueuses opaques, avec fluide transparent, ou la seconde espèce, ci-devant établie, avec parties des troisième et quatrième espèces. 6.* fus provenant de vomiques des tubercules. 7*^ Pus provenant de vonuques par simple infl^mmatiQU du poumon.
n parait, d'après les expériences du docteur Pearson, que les parties constituantes des cinq premières deces espèces sont à-peu-près les mêmes. Elles ne varient principalement que c«npoûti(M* dims les proportioqs des inj^édieos. Elles consistent toutes dans de 1 eau tenant en dissolution une certaine quantité d'albumâne , ou oxide animal ( ainsi que l'app^ le docteur Pearson ) stiscep^iUe d'être coagulée par la chaleur et par les réa^^. dùmiquefl ordinaires* Cette albumine est wm^ bîoée avec de la potasse '^ , qui la neutralise; elle s'élève-quetques fois aux o,o8^3 et même aU 0,1 de la matière expectorée ; et dans la plus petite ^proportion, elle n'est jwnm audessous de celle des ofi%%. La proportion ordinaire varie des 0^06 aux o,q5» CeUe de la potasse est entre les 0|5o et les oy/S d'une partie , sur tooo de la matière expectorée.
La matière expectorée donne des traces de soufre , et peut* être aussi de phosphore ; elle oontieut les substances suivantes, savbir : i;<» Hydrochlorate de soude , variant de un et demi à deux et demi sur 1000 de la matière expectorée* 23.0 Phosphate de chaux , environ une demirpartie sur looo. 3.<» De ramraomiaqae , tmie probablement à de Tacide phos*
* Le doctear Penrson pense que l*alcàH qui existe dans les flaides ginîmaux n'est pas la soude , ainsi qu'on Tayait suppose jusqu'A
nasal.
58o FAUTIIS BIS AiriMAUX.
^borkjae. 4*^tJu phosphate , yraisemblableineDt de magnésie. .• Carbonate de chaux. 6.» Un sulfate. 7;^ Matière TitrilSa- Ue, prd)ablenieDt de la silice. S.^Oxide de fer. Ces six dernières substances s'élèvent à peine ensemble à une partie aur 1000 de la matière expectorée.
La proportion de la matière saUne, et de Talbumine y dans la matière expectorée, varie beaucoup dans différentes circonstances. En général, plus celte matière est épaisse, et plus la quantité de matière sahne est petite. Aucmitraire,la matière expectorée la moins épaisse est souvent imprégnée de sels, spécialement d'bydrocnlorate de soude, à un haut degré -, elle a une saveur salée et chaude très-distincte.
SECTION XVIII
JDe la Liqueur du Péricarde.
Cette liqueur lubréfie le cœur. Le docteur Bostod^ l'examina ; elle provenait du péricarde d'un enfent mort subitement*.
Elle avait la couleur et l'aspect du sérum du sang. Par Vévaporation à sicdté , elle laissa un résidu égal aux 0,077 environ de son poids. Exposée à la chaleur de l'eau bouillante, elle devmt opaque et filante. Le perchloture de mercure y produisait un précipité très-abondant avant l'ébullition ; mais, lorsqu'après l'avoir fait bouillir et évaporer à siccité , le résidu était redissous , la dissolution n'éprouvait plus aucun changement par l'action de ce sel. Ces expériences prouvent que la liqueur du péricarde contenait de l'albumine. Lorsqu'elle eut été saturée avec le perchlorure de mercure y l'infusion de noix de galle n'y produisit aucun effet ; ce qui indique qu'il ne s'y trouvait porat de gélatine. Elle fut abondamment précipitée parle sous-acétateJe plomb, après même qu'on l'eut fait Douilur jusqu'à sicdté^ et que le résidu eut été redissous dans l'eau ; le nitrate d'argent mdiqtta k présence de l'acide hydrochlorique. D'après se^ expériences, le docteur Bostoct considère cette, substance comme étant corn* posée, savoir:
* ♦ TfichoUotfi Joimi. XXV, 174.
HHHBU&S DE l'cBIb. 58l
Eau 9i,«
Albamine 5,5 *
Hacas. « a,o
HydrocMoraie de aoade o>S
SECTION XIX
Des Humeurs de rOEiL
L'oBiL est UD des orgwes du corps les plus délicats et
les plus compliqués ; et cependant , c'est eo même-temps ^ l'o^ celui dont la structure , et les usages de ses parties , sont, . de presque tout autre quelconque des instrumens de sensation , le mieux connus. Il est composé de plusieurs enveloppes concentriques , qui n'ont pas encore été soumises à l'examen chimique ; mais aaprès les expériences de Hatcfaett sur des substances semblables , on peut présumer par analogie, qu'elles ont les propriétés de l'albumine coagulée. La partie intérieure de l'œil , est principalement remplie de trois substances transparentes , qui ont été appelées humeurs par les anatomistes ; ces humeurs de l'œil sont, savoir : i .^X humeur aqueuse, placée dans la chambre intérieure de l'œil , immédiatement derrière la cornée; ^.^ \ humeur cristalline ^ le cristallin ^ on lentille parce qu'il en a la forme; 3.^ l'humeur vitrée qui est derrière le cristallin , et qui occupe la plus grande partie de l'œil. Ou ne savait encore que très-peu de chose sur les propriétés chimiques de ces humeurs , lorsque Chenevix en publia l'analyse dans les Transactions philosophiques pour 1802. Depuis cette époque, il en a été aussi donné une analyse par Nicolas ' et par Bersdius *•
I. La plupart des expériences de Chenevix firent faîtes ^3^^^^^^^ sur les yeux de mouton , comme étant ceux qu'il pouvait le
5 lus facilement se procurer. 11 essaya depuis les propriétés es humeurs des yeux d'autres animaux.
1 . L'humeur aqueuse de l'œil du mouton est un Uquide aussi clair et aussi transparent que l'eau , ayant très*peu d'odeur ou de saveur lorsqu'elle est fraîche. §a pesanteur spé-
< Ann. de drim. LUI, 307.
« Annali t»f PlûlosQpby, II, 385.
Humeor vitrée.
Oittallin.
58l »AATtCS OIS AKIMAVX.
cifiqne est cle lyoogo, i h teamérature de i6fi centigrades. Lorsque cette hameor est fraîche , eUe dlire à peine les couleurs bleives végétales "^^ Pa^foo exposition à lair, elle s'évapore lemetnent, et devteiH légèreaieiit putride; lorsqu'on la fait bottillir , il se forme un très-léger coaguluoi. Si Ton en évapore à siccité too parties , elles laissent 8 parties de résidu» Le tannin y forme un précipité avant et après qu'elle a bouilli. Le imrate d'argent y occasionne un précipité de chlorure d'ai^ent ; mais les autres sels métalliques ny en produisent aucun. Ainsi il parait que l'humeur aqueuse est de l'eau légèrement imprésné^, i.» d'albumine; a.* de gélatine; 3.* ahydrochlorate de soude; car Chenevîxreconnat que Pacîde hydrodilorique était en combinaison avec la soude. Nicolas y a découvert aussi un peu de phosphate de cbaux.
Les partes constituantes de l'humeur aqueuse sont , d'à* près l'analyse de Berzeliuft , savoir :
Eau... gByio*
Albumine , . trace.
Hydrochlorates et lactates i^iS
Sonde , avec matière animale aoluble
senlemeot dans l'eau o,yS
100,00 a. L'humeur vitrée a tes mêmes propriétés que l'humeur aqueuse. Sa pesanteur spécifique est aussi la même , ou n'est oue de très-peu plus grande. Elle est composée , suivant 1 analyse de Derzeltus , de :
Eau 98,40
Albumine o, 16
Hydrochlorates et lactates 1,42
Soude, avec matière animale soluble sefileinent dans l'eau. •» o,o>
100,00 3. La lentille cristalline est solide; sa densité va enaugmen-^ tant de la circonférence au centre. Elle est formée de couches concentriques , et elle est transparente. Sa pesanteur spécifique est de 1,1000. Lorsqu'elle est fraîche , elle a peu de saveur. Elle se putréfie très-rapidement.
* Nicolas troQTa ou^elie Terdisêait U tdnUire hUmo de ntuYc , &iie à froid arec de reati distSUd^
KVNSITJIS DS l'cbiim 583
E3le «3tpre8qQ'eQtièreBieBt soluble dans Teau. La disscdutioo se coagule en partie par la chaleur , et fooitiit avec le tanma qq précipité aboudaDt , avant et après la coagulation* Elle se donne aucune trace d'adde hydrochlorii}ue« Sa cora-. position est, suivant l'analyse de Berzelius , savoir :
Eaa..... 58
Matière narticaltère SS^9
Hydrochloratet , lactates et matière
animale , solubles dans Falcool 2^â
Matière animale soluble seulement
dansFeanavec quelques phosphates. I^S Portion^ de résida de membrane cellu*
laire insoluble a,4
100,0 La matière particulière du cristallin présente ^ à Texception de la couleur, toupies caractères de la matière colo*. rante do sang. Par la combustion, elle laisse on peu de cendre contenant une très-petite portion de£er. Lorsque sa dissolution dansl'ean est coagulée enla Eaisaat bouillir, le iiqvude dans lequel le coi^him s'était formé, rouçitla teinture de tournesol^ u a Todeur des humeurs <les muscles , et comme eux , il con« tient de l'acide lactique libre * .
II. Les humeurs de l'œil de l'homme sont composées des mi mêmes principes que celles de l'œil du mouton ; la seule dif- ^ »*»««»»•. férence sensinle consiste dans leur pesanteur spécifique;
celle des humeurs aaueuse et vitrée de l'ceil humain est de I ,oo53 , et celle de l'kumeur cristalline est de 1,0790
III. Les humeurs des yeux du bceuf ^ont semblables dans ma de boofe leur composition à celles des yeux du mouton. La pesanteur spécifique des humeurs aqueuse et vitrée est de 1,0088;
ceHe de l'humeur cristalline est de i^65. -
De ces expériences , CSienevix a tiré la conclusion probable , que la aifférence entre la densité des humeurs aqueuse et vUrée,et celle de l'humeur cristalline, est en raison io*> verse du diamètre de l'œil , pris de la cornée au nerf optique. Il trouva que le cristallin du bœuf pesait 2 grammes , et que lorsqu'on le tafllait de manière à le réduire à environ 39. <:eatigramme8 dans le centre , la pesanteur spécifique était de ^^94'-
> BeneKos» Annalt of Philotophr, II , 385. • Pfail. Trant. 180a, cl Phil. M^g. XVI, 968*
£84 PARTIES Dcs iiritfiirx.
^.^ IV. Ghenevix ne fait aucune mention , dans son mémoire,
énoi»««u. des yeux d'oiseaux ; mais Humphry-Davy en publia une description succincte dans le premier volume 4u journal deTIostitution Royale. Il y étaolit que Ghenevix reconnut les mêmes principes dans les humeurs des yeux des oiseaux, que dans celles des yenx d'autres animaux ; mais qu'il trouva en même temps la pesanteur spécifique de Thumeur vitrée plus grande dans les oiseaux que celle de Thiuneur cristalune*.
V. Léopold Gmelin a fait une suite intéressante d'expériences sur la couleur noire de la choroïde de l'œil II recueillit, de 5oo yeux de bœufs et de veaux , environ 5 grammes de cette substance. Sa couleur est d'un brun noirâtre. Elle n a pas de saveur, et happe à la langue comme de l'argile. Elle est insoluble dans l'eau , l'alcool , Féther , les huiles , l'eau de chaux et le vinaigre distillé. Elle se dissout à l'aide de la chaleur^ dans la potasse et dans l'ammoniaque , et les acides la précipitent de ces dissolutions alcalines. L'acide sulfuriqne la dissout , et la liqueur acquiert une couleur noire. Dans l'acide hydrochlorique , sa dissolution ne s'opère qu'imparfaitement. L'aèide nitrique, eu la dissolvant, fait passer sa couleur au brun rougeâtre. A la distillation , elle donne de l'eau, nne huile brune et du carbonate d'ammoniaque. Il se développe en même-temps des gaz , hydrogéné carboné, oxide de carfcoue, azote et oxigène. Le résidu, dans la cornue, consiste presqu'entièremeut en chafbdn *.
SECTION XX
£>€ la Sjrno^ie,
Dans le ligament capsulaire des différentes articulations du corps , il se trouve un liquide particulier , évidemment destiné à lubréfier les parties , et i faciliter leur mouvement. Les anafomistes ont douné à ce liquide le nom Ae synovie.
On ignore si ce fluide est le même dans différens animaux, ou dans toutes les articulations diverses du même animal; il n'a encore été fait ,4 ce sujet , que très-peu de rechercbes.
■ Journ. of the royal In^tit. I ^ 397.
■ Schweiggei's Journ, X> 607.