‹ Système de chimie (volume 3)Chapitre 111 sur 149 · ST90TIE · texte numérisé non relu

ST90TIE

La seide analyse de k ^ovie qui ait encore parn jnsqn'à présent , est celle de Margueron , insérée dans le quatorzième Tolume des Annales de Chimie. Il obtint la synovie dont il se servit^ des articulations des extrémités inférieures du bœuf.

La synovie de bceuf , au moment où elle sort des articula- jJtj^* lions, est un fluide visqueux demi-transparent , d'une couleur blanche verdâtre, et d'une odeur analogue à celle du frai de grenouilles. Elle acquiert très - proroptement une consistance gélatineuse ; et cet eflfet se produit également, soit qu'on la tienne à une température chaude ou froide , avec ou sans le contact de l'air ; mais cette consistance n'est que momentanée. La synovie recouvre sa fluidité, et laisse oéposer en même-temps une matière filandreuse '.

La synovie se mêle facilement à l'eau, et donne à ce liquide un grand degré de viscosité. Le mélange de ces deux liqueurs mousse par l'agitation. Lorsqu'on le fait bouillir, il devient laiteux , il se dépose quelques pellicules sur les parois du vase, mais la viscosité n'est pas diminuée *•

Lorsqu'on verse de i'alcool dans la synovie , il s'y forme contiem un précipité blanc, qui a toutes les propriétés de l'amumine. ^ i'«u>»n»^'»«loo parties de synovie contiennent 4)^^ parties d'albumine. Le liquide conserve toujours sa même viscosité; mais si l'on y verse de l'aèide acétique , la viscosité disparaît entière- *

Bient, le bquide devient transparent , et il se dépose une certaine quantité de matière sous forme de filamens blancs, avec les propriétés suivantes : i. Elle a la couleur, l'odeur, Etnaeimtiirt la saveur et l'élasticité du gluten végétal, a. Elle se dissout **'•"•*• tdans les acides concentrés , et dans les alcaUs purs; 3. Elle est soluble dans l'eau froide. La dissolution mousse. Les acides et l'alcool précipitent en flocons la matière fibreuse* loo parties de synovie .contiennent ii,86 de cette matière*.

En concentrant le liquide par l'évaporation , après que •

ces substances en ont été séparées , il donne des cristaux d'acétate de soude. La synovie contient donc de la soude. Margueron reconnut que cet alcali s'y trouvait dans la proportion des 0,71 d'une partie sur 100 parties*.

. « BfargseroD, Ann. deChim.XlVy 04. » Ibid, p. laé. P Ibid, p. ia6 et i3o. 4 ihid, p. laS.

580 PARTIES 1>ES A1IIMAUZ«

Lorsqu'on traite la 'synovie avec ks acides solfnrkjne, hydrodhloriqae, nitrique, acéti<roe, concaitrés, on avec Tacide suUnreux, il se prédpite a abord des flocons blancs;, mais ils se redissolvent nrompteinent dans la liqueur , qui conserve sa viscosité. Si l'on étend ces difFérens acides avec cinq fois leur poids d'eau , ils troublent la transparence de la synovie y sans en détruire la viscosité; mais s'ils sont étendus deau, au point que leur saveur-acide aoit à-pejne sensible, alors ils précipitent la matière filandreuse particulière, et la viscosité de la synovie disparait '• Etact Mil. £o exposant ut ^novie à un air sec , elle perd peu-a-peu son humidité, et il reste une substance écailleuse, dans laquelle on aperçoitdescristaux cubiques, et uoeefflorescence blanche saline. Ces cristaux cubiques sont de ThydrocUorate de soude. loo parties de synovie cootienoent environ 1,75 parties de ce sel. L'efflorescence saline est du carbo* nate oe sonde *•

La synovie se putréfie rapidement dans une atmosphère humide , et pendant la putréfaction il s'exhale de Tammo^ niacpie. A la distillation , elle donne d'abord de Teau, qui s'altère promptement; ensuite une eau chargée d'ammoniac que, de rhuile empyreumatique , et du carbonate d'ammoniaque* Il reste un charbon, dont on peut cd>tenir , en le • lessivant, et par l'é vaporation de la liqueur, de l'hydrochlorate

de soude et du carbonate de cet alcali* Le charoon contient un peu de phosphate de chaux '.

D'après l'analyse de Margueron , il parait que la synovie est composée ainsi qu'il suit :

Compoiition. Matière fibreuse 11,86

Albumine 4^52

Hydrochlorate de soude 1 ,75

S<Mkle. é 0,71

Phosphate de chaux 0,70 ^

Eau 8o>46

• )VfargxieTon , Ann. de Chîra. XIV, 127.

* Jbid. p. Il5. * Ibid, p. T!l8.

4 Hatchett ne tronya que 0,208 de phosphate de chaux dans la synovie qu^ examina. H y reconnut cependant des traces de qnelqoe autre phosphate , probablement de pfaosphatd da s<md«. PhU. Trass. »799»P- 46-

Ob ne sait pas JQMftt'à ouel point la 8]pioTie du corps bu- omeri^nt naio ressemble à celle du dœui. Il est DéaomoÎDS probable , ^ costttu. OQ ^'elle contient Mes prindpes diffëreus ^ ou qu'dle est suaoq)tibie d'éprouver des altérations par la maladie. Il se forme souvent , au;L articulations des goutteux , des ooncre* tions , et ces concrétions percent à travers la peau. On les connaît sous le nom de concrétions arthritiques* Le docteur WoUaatoo j le docteur Pearson, et M. Tennant , ayant soumis <]uek|fies-nBes de ces concrétions à lanalyse , ils les trouvé*» rent composé» à^urste de soude '. Cette analyse fut répétée par FoQTcroy , qui oi obtint les mêmes résnkacs * ; c'est sans doute la connaissance de ce fait qui a porté Fourcroy à confectùrer que ladde urique est un des principes coostituans de la synovie '.

SECTION XXL

Du Fluide spermatique on Liqueur séminale*

I. Ls Uquide particidier sécrété dansles testicules des mâles^ «t destine à féconder les femelles, est connu sous le nom de liqueur séminale* Il B*a été £ut jusqu'à présent de recbercbes que sur ce liquide dans rborame , appelé plus particu* Vérement sperme^ dont Vau<pidio publia une analyse en 1791 , ainsi que sur la laite des poissons d'eau douce. On ne sait rien sur le fluide sémiual d'autres animaux.

Le sperme, au sortir des vaisseaux qui le contiennent, Pr«p{^4<. est évidemment un mélange de deux substances différentes : l'une flatde et laiteuse, que l'on suppose être sécrétée par la slande ]>rostate; Tautre, que l'on considère comme la sécrétion Qt% testicules, est épaisse , raucilagineuse , et l'on y peut voir une infinité de fiiamens blancs satinés ^ Le sperme a une odeur légèrement fade, une saveur acre et irritante, et une pe* santeur spécifique plus grande que celle de l'eau. Lorsqu on Fagîtedans un mortier, il devient écnmeux,et prend la cousis* tance de la pommade. Cet effet est produit par l'interposition de l'air dans cette substance. Le sperme, immédiatemeotaprès

• Jonrn. de Phys. XLV, 399.

» Fourcroy.

• Ibid.

^ Vanqnehoy Ann. de Cbim. IX, 64.

588 piaTics DBS ihimavx.

qu'il a été rendu, verdit les papiers teints avec les fleurs de

mauve et de violettes, et par conséquent il contient un alcali ^

A mesure que le sperme , en perdant de son calorique,

se rétablit à la température clje l'atmosphère, la partie muci'

lagiueuse devient transparente , et acquiert plus de cousis^

tance ; mais au bout d'environ vingt minutes après qu'il est

sorti du corps , le tout redevient parfaitement fluide. Cette

Lquéfaction n'est pas due à l'absorption de l'humidité de l'air;

car le poids de cette humeur diminue au-Iieu d'augmenter ,

^ pendant qu'elle est exposée à l'air ; ce n'est pas non plus à

"^^ l'action de l'atmosphère que l'on doit attribuer ce pfaéno^

mène , puisqu'il a également lieu à vaisseaux fermés *.

Le sperme est insoluble dans Feau avant cette liquéfaction spontanée; mais après' qu'elle a eu lieu , il s'y dissout très*facilement. Lorsqu on verse dans cette dissolution de l'alcool , ou qu'on y fait passer de la vapeur de chlore, il se précipite un grand nombre de flocons blancs '. Les alcalis concentrés facilitent la combinaison du sperme avec l'eau. Les acides le dissolvent aisément; et la dissolution n'est pas décomposée par les alcalis; les acides ne décomposent pas non plus la dissolution alcaline de cette substance K

La chaux ne dégage point d'ammoniaque du sperme récent; mais il s'en développe une grande quantité de ce fluide lorsqu'il est resté penaant quelque temps dans une atmosphère humide et chaude; d'où il suit quil se forme de l'ammoniaque pendant l'exposition du sperme à l'air *• ContiMi Lorsqu'on fait passer de la vapeur de chlore dans du 4uiniiciuc«. sperme, cette substance est coagulée en flocons blancs, et le chlore perd son odeur particulière. Ces flocons sont insolubles dans l'eau, et même dans les acides. Si la quantité de chlore introduite dans le sperme est suffisante, cette humeur acqm'ert une couleur jaune. Ainsi il paraît que le sperme contient une substance mucilaeineuse analogue k celle des larmes, qui se coagule par l'absorption de l'oxi-

Sène. Vauiradin obtint de loo parties de sperme , 6 parties e ce mucilage* •^p^pj^ Lorsqu'on expose le sperme à l'air, à la température

' Yauqaelin , Ann. do Chim. IX, 65.

• Ibid, p. 66. • Ibid, p. 7o.

^ IhieL p. 71. » Ibid.

VLUIOE SrtRMATIQUS. S8g

d'environ i&> centigrades, il se recouvre pea-à*pea d'une pellicule transparente, et au bout de trois à quatre joars il se dépose de petits cristaux transparens , qui se croisent souvent entre eux de manière à représenter les raies d'une roue. Ces cristaux, vus au microscope, paraissent avoir la forme de prismes à quatre pans , terminés par des pyramides tétraèdres très-allonsées. On peut les obtenir isolés en décaotaot la liqueur qui les surnage, après l'avoir étendue d'eau. Ces ciristaux ont toutes les propriétés du phos- Îhate de chaux '. Si Ton continue de tenir le sperme exposé Tair après la formation de ces cristaux, la pellicule qui est il sa surface s'épaissit peu-à-peu, et Tony aperçoit sur \

. ses différentes parties de petits corps blancs de forme ronde. Ces corps sont aussi du pnosphate de chaux, que la séparation trop rapide de l'humidité empêche de cristaUiser régulièrement.

Vauquelin reconnut que loo parties de sperme con-^'*»*'*^ tiennent trois parties de phosphate de chaux *. Si à cette époque de l'évaporation , c'est-à-dire à la température ci-* dessus indiquée d'environ 160 centigrades , l'air devient humide, il se forme encore d'autres cristaux qui ont la propriété du carbonate de soude. Le sperme ne se dessèche complètement qu'à la température de a5* centigrades, et lorsque l'air est très^sec ; il a perdu par cette dessication les 0,9 de son poids : le résidu est demi-transparent comme de la corne, et cassant '•

Lorsque le sperme est gardé dans un air très-humide, à une température de ^S^ centigrades, il prend une couleur analogue à celle d'un jaune d'œuf ; sa saveur devient acide y il exhale une odeur de poisson pourri ; et sa surface se recouvre d'une grande quantité de byssus septica de Linné ^«

Si l'on chauffe dans un creuset le sperme desséché , il se aoHoo fond, prend une couleur brune, et répand une fumée jau-^ uduUur. natre, ayant l'odeur de la corne brûlée. En poussant le feu , la matière se gonfle, noircit et exhale une forte odeur d'ammoniaque. Si , au moment où cette odeur ceàse de se manifester, on lessive la matière avec de l'eau, on peut obtenir une dissolution alcaline , qui fournit par l'évaporation des

* Vanquelin, Anii. de Gbim. IX, 67 et 73.

^ Ibid, p. 68. l ibid. t lOid,

SpO FAUTIIS BBS ABIKAVZ.

cristaux de carbcmate de soude. Vtuquelm troUYa ^e loo parties de ^rme, contiennent une partie de soude '. Pir i incinération , le résidu ne laisse qu'une certaine quantité de cendre blanche, composée de phosphate de chaux.

Ainsi il parait que le sperme contient sur loo parties savoir:

Eau. • .• 90

Mucilage • 6

Phosphate de>chaax 5

Sonde. i

jj^ IL Fourcroy et Vauquelin publièrent en 1807 » une

d«ucafpfl. 3uite d'expériences sur la laite de la carpe ^.djpà il parait résulter que la nature et la composition de cem substance différent de toute autre, examinée jusqu'à présent.,

La laite de la carpe est, comme on sait très-bien, d'une couleur blanchâtre, aune consistance moHe, grasse au toucher , et ayant une odeur qui ressemble k celle du poisson. Elle n'est ni acide ni alcaline. Quand on la triture avec de la pousse, elle n'exhale pas d'odeur ammoniacale , et elle forme avec l'alcali un magma épais. Un mélange de trente parties de laite et de six parties de potasse délayés dans unç 8u£Ssante quantité d'eau, n'a donné à la distillation que des traces d*ammoniaque , provenant évidemment d'une petite quantité d'hydrochiorate de potasse, qui existe naturellement dans la bite. Lorsqu'on fait sécher lentement la laite à une douce chaleur, elle perd les 0,76 de son poids, jaunit et devient cassante. Cbaufiee dans un creuset de platine, elle se ramollit , et se fond ensuite, en exhalant des vapeurs jaunes , ayant l'odeur d'huile animale. Le charbon formé contient une quantité notable d'acide phosphorique libre , avec un peu de phosphate de chaux et de magnésie. Comme l'acide n'existait pas dans la laite, il doit s'être formé pendant sa CoBUrat combustion; d'où il suit que la laite contient une quantité dnphotphoM. notable de phosphore, comme partie constituante.

Cent vingt-trois parties de laite fraiche, distillée avec précaution dans une cornue de terre, chauflée par degrés jusqu'au blanc, ont fourni les produits suivans, savoir:

■ Vauqadin , Aon. de Chim. IX, 7Ô.

» Ann. de Chim. LXIV, 5.

!•• îme grande quantité d'eau incolore , tenant en dissolation da carbonate d'ammoniacme^ et beaucoup d'kydrocjranate d'ammoniaque; a.« une ïvaSk transparente, légèrement

£* lune ; 3.^ une huile fluide de couleur rouge de sang; 4-^ une uile épaisse, d'un brun noirfitre; 5."" des cristaux de car*' bonate et dliydrocyanate d'ammoniaque ; 6p une certaine quantité de phosphore; 7.^ une petite quantité d'acide car« bonîmie et dfe gaz hydrogène carboné. Le charbon restant dttis la cornue, s'élerait à 7,5 partie, et il ne contenait point d'acide phosphorique isolé.

Lorsqu'on triture k laite avec de l'eau distillée, on obtient un Kquiae blanc, opaque, qui ne devient point transparent par la filtration. Si l'on faitbouilUr ce liquide, il se coagule une matièrMHbumineuse ; et en évaporant suffisamment la liqueiu' qui reste, elle se prend en gelée, ce qui dénote la

Eésence de la gélatine. L'alcool mis en digestion sur de la te, se charge d'une substance qui a les propriétés de savon animaL Parla séparation de cette substance, enlevée par l'alcool k la laite, celle-ci devient sèche et rude au toucher; ce qui prouve que son onctuosité était due à la présence du ^von animal.

Il parait aitisi que la laite contient de l'albumine , de la pard« gélatine, du phosphore, du phosphate de chaux, du phos* '^"'*'*"*"' phate de magnésie, et de l'hydrochlorate d'ammoniaque.

ooDttStaaatM.

SECTION XXIL De PEau de tAmnios.

Ls foetus, dans la matrice, est enveloppé dans une mem^ brane particuUère, à laquelle les anatomistes ont donné le nom à^amnios. Il se trouve dans celte enveloppe un fluide appelé eau de famnios^ qui environne de toutes parts le foetus. Ce liquide , comme on devait s'y attendre , varie beaucoup dans les divers animaux : au-moins l'eau de l'amnios de femme et celle de vache , qui sont les seules qn'oa ait analysées jusqu'à présent^ -n'ont-elles pas la moindre ressemblance entre elles. Vauquelin et Buniva ont fait l'analyse de ces deux liqueurs , et le i-ésukat en a été publié dans le 33®. volume des Ait'nales de Chimtd,

1 . L'eau de Taçioios de la femme est un fluide d'une cou- Eanâ^i'^mnio*

Sft% FARTIS5 DBS AVlUàtJX.

leur légèrement laiteuse, d'une odeur douce et ikde et d'me saveur un peu salée. La couleur laiteuse de cette liqueor est due à une matière caséiforme qui y est tenue en suspension ; car on peut l'obtenir parfaitement transparente par la filtratîon *.

La pesanteur spécifiane de Teau de l'amnios de femme est de i,oo5. Elle verdit la teinture de violette, et cependant elle rougit d'une manière sensible la teinture de tournesol* Ces deuï propriétés y sembleraient indiquer à-ia-fois la pré» sence d'un acide et d'un alcali ; elle «cume considérablement par l'agitation. Exposée à la chaleur elle détient opaque, et ressemble alors beaucoup à du lait étendu d'une grande quantité d'eau ; elle exhale en même temps l'odeur du blanc aœuf cuit ■.

Les acides la rendent plus transparente. Les alcalis en

Erécipitent une matière animale sous forme de petits flocons* 'alcool y occasionne aussi un précipité floconneux , qui , rassemble et séché , devient transparent et cassant comme de la colle-forte. L'infusion de noix de galle y produit un précipité brun très-abondant ,«et le nitrate d'argent y occasionne un précipité blanc insoluble dans l'adde nitrique , et qui est , par conséquent , un chlorure d'argent.

La liqueur de l'amnios de femme, évaporée à une douce chaleur , devient légèrement laiteuse. Il se forme à sa surface une pellicule transparente ; elle laisse un résidu dont le poids ne s'élève pas à plus des 0,012 de la masse. En évaporant l'eau de lavage de ce résidu , on obtient des cristaux d'hydrochlorate et de carbonate de soude. (]e qui reste exhale y en le brillant , une odeur fétide et ammoniacale , à peu-près semblable à celle de la corne bnilée. Les cendres consistent dans une très-petite quantité de carbonate de soude , de phosphate de chaux et de carbonate de chaux '•

Ces expériences prouvent que l'eau de l'amnios de femme est composée d'environ ,

Pjrtî»^ Eau 98,8

""*""*"**" All)nmî"ne, hydrochlorate de soude, )

Soucie , phosphate de chaux > j ,a

Chaux ]

* Ann. drChim. XXXlli, 270.

? Jbid, p. 371. • fkid» p. Î71,

constttnaates.

XAU BE l'aMITIOS. Sq3

Pendant que le fœtus est dans la matrice , il se dépose sur Matî^ la surface de sa peau, et sur certaines parties de son corps, **^'^^ **** une matière caséiforme, qu'on y a souvent trouvée rassemblée *^ " *^**** en quantités considérables. Cette matière se dépose évidemment de la liqueur de lamnios ; ainsi les eonnaLssaaces qu'on peut acquérir sur sa nature particulière doivent répandre un grand jour sur les propriétés et sur l'usage de cette liqneur. C'est à Vauquelin et à Buniva que nous devons Tanalyse de cette substance.

La couleur de cette matière est blanche et brillante; elle est douce au toucher , et ressemble beaucoup au si^von nouvellement préparé. Elle est insoluble dans l'eau , dans lalcool et dans les huiles. Les alcalis caustiques en dissolvent une partie , et forment avec elle une espèce de savon. Elle décrépite sur les charbons ardens comme un sel ; ensuite elle se desséche et noircit en exhalant des vapeucs, qui om l'odeur d'huile empyreumatique ; elle laisse un résidu dillicile à incinérer. Si on la chaufte dans un creuset de platine , elle décrépite, et laisse exsuder une huile. Elle se replie coifimela corne, et laisse un résidu composé principalement de carbonate de chaux*.

Il semblerait résulter de ces propriétés que la ^bstance caséiforme diffère de toute autre des parties composantes de la liqueur de lamnios , et qu'elle a beaucoup de ressemblance avec la graisse. Vauquelin et Buniva ont conjecturé qu'elle se forme aux dépens de la matière albumineusé que contient la liqueur , au moyen de différens changemens qu'elle a éprouvés et qu'on ne connaît pas encore. On sait depuis longtemps

Ïue les parties d'un fœtus, qui est resté pendant quelque temps ans la matrice après avoir été privé de vie, se convertissent quelquefois en une matière adipeuse. Il est évident que cette substance, lorsqu'elle s'est déposée sur la peau dii fœtus, doit le garantir considérablement de l'action de l'eau de Tamnios.

a. L'eau de l'amnios de la vache est d'une viscosité qui sCE^natrammoa rapproche beaucoup de celle du mucilage de gomme arabique. *• ** ▼•<*^ Elle est de couleur rouge brunâtre , ayant une saveur acide et amère, et une odeur particulière, analogue à celle de certains extraits végétaux. Sa pesanteur spécinque est de 1,028*

♦ Ann. de Chim. XXIII, 274.

Elle ropgk h teinrure de tournesol , et par conséquent elle contient «in acide. L'fajdrocblorate de barite y forme un précipité tré5-abondant ; ce qni rend probable qu'elle contient de Tadde sulfurique* L'alcool en sépare, en grande quantité, nue matière rougeàire *.

Lorsqu'on évapore Tean de Taranios de vache , fl se rasaeraUe à sa sorface une ^ume épaisse^ qu'on peut enlever aisément , et dan^ laquelle oa aperçoit des cristaux blancs d'une saveur acide. En continuant Févaporation , la matière devient épaisse et visqueuse , et prend l'aspect dn miel. En traitant cette matière avec de l'alcool bouillant j la liqueur filtrée donne , par le refroidissement, des èristaux aiguillés, brillans, ayant environ 2S millimètres de long. On peut obtenir très-prooiptement un grand nombre de ces cristanx , si après avoir réduit par évaporation Teau de lamnios aux 0,^5 de son volume , on la laisse refroidir. Les crislaux pen%'ent être séparés et Durifiés en les lavant avec une petite quantité d'eau froide. (Je sont ces cristaux qui constituent Facide amniotique^»

' Si après la séparation de cet acide 1 on pousse Tévaporation , jusqu'à ce que la liqueur ait acquis une consistance de sirop y il s'y forme de gros cristaux tracrsparens, ayatit toèies les propriétés du sulfate de soude. L'eau de l'amnios de la Tacne contient une grande quantité de ce seL Parties II parait ainsi que l'eau de l'amnios de la vache est corncc«»t:iuatote.. p^g^ jçg principes ci-après :

j. Eau.

a. Matière animale particulière.

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