‹ Système de chimie (volume 3)Chapitre 118 sur 149 · Les calcals nrinaires · texte numérisé non relu

Les calcals nrinaires

5, Les calcals des goatteax.

C^ést dans cet ordre que nous allons considérer ces classes.

/. Ossifications.'

' Tootesles concrétions qui se manifestent dans les parties solides du corps animal, peuvent être convenablement comprises sous ce titre , parce qu'elles ont toutes beaucoup de ressemblance avec Tos , et qu'elles sont composées de principes cohstituans semblables. Les phis remarquables de ces ossifications sont celles qui suivent , savoir :

1. Concrétions pinéales. Il est bien connu des anatomistes, ,. con^^rétioa* cp'il se trouve souvent de petites concrétions qui ressem- p'">**^«»btent à du sable , logées dans la partie du cerveau , connue

sous le nom de glande pinéaU* On avait soupçonné, par analogie, Qu'elles étaient principalement composées de phosphate de cnaux ; mais le docteur WoUaston fut le premier qui, eu les. soumettant aux recherches chimiques, prouva la vérité de cette opinion. Après avoir fait dissoudre de ces concrétions sabloneuses dans lacide nitrique, et évaporé la dissolution , il s'y forma de petites aiguiUes cï<istallines indiquant la présence de phosphate de chaux '.

2. Concrétions salivaires. On trouve par fois de petites ». coDi-rédent concrétions dans les glandes salivaires , spécialement dans •*i»^»'«les glandes parotîd<^s et sous4în^'uales- Ou sait, d'après les expériences de Wollaston et de Fourcroy, que la base de ces concrétions est le phosphate de chaux uni à une substance raemhraneuseï q»ii cotiserve la forrae delà concrétion après la dissolut ioo du phosphnte. Ce fut du-moins ce qui arriva dans

la dîssolutiftiî d'un petii calcul salivaire que f examinai *. Une concrétion salivaire du poids de 97 mitlîgr. , analysée par le docteur Bostock , se trouva être eriijèremeiîl composée de phosphate de chaux , à Texceptiou de quelques pellicules de

' WoHaston's important paper on IJtinary and Gouty Concrétion. Phil. Trans. 1797, p. om.

• VolJaiton, ibid. lourcroy.

63o PARTIES BXS ANÏMAtJX.

matière qui furent coDsidérés comme étant de TalbumiDC coagulée '.

«. CoDcr^tioni '^' Concrétions pancréatiques. On assure OHe les subpancréaUquo. stauces durcs qui se trouveot quelcjuefois dans le pancréas , sont de la même nature que celles des glandes saltvaires. Je présume que cette assertion n est fondée que sur l'analogie. 4. Coacrétiont 4' Concrétions pulmonaires. Beaucoup de personnes su* poimoaaires. jgjjçg j^ j^^ ^^^^ ^ ^^ meuacées de la consomption , expectorent par fois de petites concrétions blanches arrondies. On en trouve très-communément de semblables dans les poumons de ces malades. J'ai examiné quelques-uns de ces corps provenant, par eipectoratioa> d'un malade attaqué de Ja consomption , et je les ai trouvés composés de phosphate de chaux uni à une substance membraneuse épaisse , qui conservait la forme de la concrétion. Fourcroy avait obteoa , longtemps auparavant, le même résultat*. Il est probable que les concrétions pulmonaires contiennent très - fréquemment du phosphate et du carbonate de chaux. William Henry m'a dit avoir observé qu'il en était ainsi dans plusieurs de ces concrétions qu'il examina. Dans certains cas , elles ne paraissent pas contenir de phosphate. M. Crumpton ayant soumis à l'analyse un calcul pulmonaire , il le trouva composé de* i

Carbonate de chaux 8a

Matière animale et eau 18

1^. ConçrétîoM 5- Concrétions hépatiques. Le foie est aussi quelquefois

P«tiqueâ. pçf^pjj jg corps sembldhles. La forme des concrétions hépa-

iH|iics est , autant que j*ai puTobser^er , plus irrégulière, et

j en ai vu de plus grosses que celles du poumon. D'après les

analyses qtie j en ai faites, elles sont composées de phosphaté

de chaux et d*ïine malière animale membraiieiîse et dure.

€. CoorrriioM 6. Concreiiûi3S fiaris la prostate. On voit par les expé-

u prMUie. neuces d il docteur Woliaston, que les concrétions qui se

forment quelque fiiis dans la glande prostate , oiit aussi pour

base le phosphale de chaux.

f . (XiifiaiUoBf. 7- L^s extrémités des muscles cl des plus gros vaisseaur

' Nicholftoo's JûMrn, JUH, Ijâ.

• Ann. deChim. XVI, qi.

* PW.Mag. XIII, 287.

COKCRiTIONS MORBITIQUSS. 63l

aanguioâ, se darcissent qudquefpis , et acquièrent une appareiice osseuse. Ou croit que cey corp se convertissent en os véritable. J'ignore si ces sortes d'ossifications ont étésonmises 4 l'analyse chimique.

//. Concrétions intestinales.

^ n se forme quelquefois dans l'estomac et dans les intes- uiooir*. tins, des concrétions d'une grosseur considérable. U est rare à-la-vérité qu'on en trouve dans le corps humain ; elles se rencontrent plus fréquen^ment dans quelques-uns des animaux inférieurs. Quelques-uns de ces corps ont acquis une grande célébrité sous le nom de bézoards; mais depuis long* temps on a appris , en Angleterre au-moins , à réduire leurs vertus médicinales à leur juste valeur. C'est par Fourcroy et Vauquelio que nous avons appris presque tout ce que nous savons sur la nature de ces concrétions. Us n'en ont pas distingué moins de sept espèces, toutes de composition diffé* rente. Ces espèces , qu'on a désignées par les noms des prin^ cipes qui les caractérisent, sont , savoir ' :

Page 1