Concrétions poilues
I. Sur-phosphate de chaux. Les concrétions intestinales qui appartiennent à cette espèce , sont composées de couches concentriques, qu'on sépare aisément Tune de l'autre, et qui sont très-cassantes. Elles rougissent les couleurs bleues végétales , et sont en partie solubles dans Teau. Les couches sont d'une épaisseur inégale , et diffèrent entr'elles par leur couleur*. CeHes qu'on a exâmidées avaient été trouvées dans les intestins de divers mammifères.
a. Phosphate de magnésie. Ces concrétions sont peu commtines. Elles sont demi-trans{Sa rentes, et ordinairement de couleur Jatinâtre. Leur pesanteur spécifique est de 2,160* Elles sont formées de couches moins nombreuses que celles de l'espèce précédente , et plus difficiles à séparer.'.
' Add. du Mas. d*Hia. n«t. fV. 53i.
> Ibid. I, 10a, <l IV, S3i. » Ibid, IV. 33a.
63^ PAETIE8 DES ANIMAUX.
3« Phosphate ammoniaco-magnésien. C'e$t VespeCC 06 coDcrétioQS intesÙDaks la plus ooinmaoe. Sa couleur est gris« ou brune , et elle est composée de cristaux qui dlve^ gent en rayons d'un centre. Ces concrétions ont quelque ressemblance avec le spath calcaire. Elles contiennent de la matière animale en abondance! Cette espèce se trouve très-sonvent dans les intestins des animaux herbivores , tels que le cheval, réléphant, etc.
4. Biliaires. Les concrétions de cette espèce se formttit très-souvent dans les intestins, ainsi que dans la vésicule ou fiel des bceufs. Leur couleur est brune rougeâtre , et les pc»o* très les emploient comme matière colorante jaune orange. Ces concrétions ne sont pas formées de couches , c'est seulement une masse coagulée, qui parait ne différer cjne trèspeu de la matière de la bile. Lorsqu'elle est chauffée elle se fond. Elle se dissout aisément dans les alcalis et en partie seulement dans Falcool; sa dissolution dansce liquide a une saveur très-amère'.
5. Résineuses. Les bézoards orientaux, jadis si célèbres, et qu'on trouvait dans les intestins d'animaux qui nous sont inconnus , sont rangés dans cette division. Us sont fusibles et combustibles , formés de couches concentriques , bsses et molles , susceptibles d'un beau poli. Fourcroy et Vauqueun en ont distingué deiix variétés .: la première est d'un vert pâle , ayant une saveur légèrement amère , et étant presqu'entièrement volatile ; cette espèce donne par la chaleur une matière solide visqueuse, soluble dans Talcool, et qui s'en sépare en cristaux à mesure que la dissolution refroidit. Cette matière est formée en partie de bile et en partie de résine. La seconde variété est de couleur brune ou violette; sa saveur n'est pas amère ; elle n'est pas soluble dans l'alcool, mais les alcalis la dissolvent. Lorsqu'on la laisse dessédier à l'air , la dissolution devient d'un rouge pourpre. A la distillation elle fournit un sublimé jaune, ayant l'odeur et la saveur de la suie , insoluble dans l'eau et dans l'olcool * .
6. Fongueuses, A cette espèce appartiennent les concrétions formées de débris du bo/euts igniarius , disposées en couches et agglutinées par une matière animale. Ces morcetui
« Ann. du Mus. d'Hût. Dat. IV, S33.
» uid, p. 334.
COKCRÉTIONS MORBiriQTJKS. 633
in bolétus avaient sans doute été avalés par les animaux dans les intestins desquels ils furent trouvés.*.
n. Poilues. On rencontre aussi dans les intestins de certains ADiniaux des boules de poils feutrés ensemble. Ces boules^ qui ont été désignées par la dénomination SHégagropiles^ sont
Îuelquefois sans mélange, d'autres fois elles sont recouvertes 'une matière animale , et quelquefois elles sont mêlées de débris de végétaux *.
8. Ligniformes. Les expériences de Berthollet sur les bézoards orientaux , doivent donner lieu à l'addition de cette huitième espèce. Parmi les présens envoyés à Bonaparte par le roi de Perse, se trouvaient trois oézoards, aue Bertnollet fut chargé de soumettre à l'analyse chimique. Is appartenaient tous les trois à cette espèce.«Leur forme était ovoïde, et leur surface très -lisse. A l'extérieur, ils étaient d'un vert noir, et bruns à l'intérieur. Ces bézoards étaient formés de couches concentriques irrégulières. Au centre de l'un d'eux , on trouva un amas de paille, et d'autres débris de végétaux; au centre des autres, étaient de petits brins de bois, de la grosseur d'une épingle. Leur pesanteur spécifique était de 1,4^3. Ils étaient insolubles dans Teau , dans l'alcool, et dans l'acide hydrochlorique afTaibli. La potasse les dissolvait aisément , et la substance du bézoard était précipitée de cette dissolution par l'acide hydrochlorique, sans qu'elle eut éprouvé d'altération. A la distillation, ces Bézoards donnèrent pour produits, du bois, et il resta dans la cornue une certaine quantité de charbon , qui laissa , par Tincinération , des traces de sulfate de soude, d'bydrochlorate de soude, de chaux et de silice. Il paraît ainsi, qu'ils avaient tous les caractères de la fibre ligneuse pure. Ces bézoards n'avaient pu se former que dans l'estomac des animaux, et non dans le canal alimentaire'.
///. Calculs biliaires.
Il se forme quelquefois dans la vésicule du fiel , ou dans Hîstoiro. le conduit qui sert de passage à la bile dans le canal intestinal , des corps durs qui bouchent entièrement ce passage.
• Ann. du Mus. tfflist. nau IV, 335.
» IhiJ. p. 336.
! Mejo. d'Ar€aea,U,448.
634 PARTIES DES AiriMAUX*
On a dooDe à ces concrétions le nom de calculs biliaire^
ou pierres de fiel. Ces calculs fixèrent naturellement Tatten^
tion des médecins, parce qu'ils s'étaient bientôt assurés au'ils
produisaient la maladie appelée ya^nii^^. Aussi ces calcub
lurent-ils analysés et décrits par plusieurs chimistes; et
Haller réunit dans le sixième voiurae de sa Phy^ologie, tous
les faits recueillis sur leur nature jusqu'en 1764* Depuis cette
^ époaue Vîcq-d'Azyr a publié un traité sur ces calculs -, et
Poulletier de la £>alle , Fourcroy , Gren et Saunders ont
découvert relativement à ces substances , plusieurs faits
nouveaux. Thénard les a soumis à l'analyse chimique'^.
DiTitiUet ^ P^"^ ranger dans quatre classes les calculs biliaires
en^ examinés jusqu'ici avec attention.
*° "^ I. La première comprend ceux qui sont de couleur
blanche, et qui ont une structure cristalline , éclatante et
lamelleiise. Ils consistent en adipocire,
a. Ceux de la seconde espèce sont polygones , et leur couleur est d'un brun grisâtre léger ; ils ont une enveloppe formée de couches minces et concentriques. Dans leur in* térieur il se trouve une matière qui est ou cristallisée, oa ayant l'apparence du miel coagulé) Ils sont composés prinéipalement d'adipocire \ maïs ils contiennent une petite por* tion de matière brune , considérée comme étant la matière de bile un peu altérée.
3. Les calculs de la troisième classe sont de couleur brune, et on les suppose composés de matière de bile altérée.
4* La quatrième classe renferme tous ceux de ces calculs qui ne s'enflamment point, mais qui se consument peu-à«pea lorsqu'on les expose à une chaleur rouge.
Nous allons examiner séparément chacune de ces classes
de calculs biliaires.
Première I, Hsller fit Connaître la première espèce des calcula
^'^^bleTiT"' biliaires, dans un mémoire qu'il publia en i749' Walther y
•permaceti. ^^^^^^ depuis dcs fait» Rouveaux; et enfin Vicq-d'Azyr en
doniia une description très-exacte. (iC calcul de cette es^ce
' est presque toujours de forme ovale ^ grqs quelquefois comme
un œuf de pigeon, mais le plus commuQçpient de la grosseur
d'un œuf dfe moineau. On en trouve rarement plus d'nn à-la-
fbis, lorsqu'il est de cette espèce , dans Ta vésicule du fiel. H
♦ Mém. d^Arcueil , I , Sg.
COVCAÎTIOKS MOEBiriQUES. SiS
€$t de couleur Utacbe ; et Wsqu'on k casse , il présenta une structure lamellense cristalline) «i plaques ou stries brillaotes et Manches comme le mica. Il est doux et onctueux au toucher ^ quelquefois sa couleur est jaune on verditre* On y observe toujours un noyau de bile épaissie*. Sa pesanteur spécifique est inférieure à celle de Feau. Gren en troura un dont la planteur spécifique était de o,8o3 *.
Lorsqu'on lexpose à une chaleur de 187* centigrades*, ce calcul cristallisé se ramolUt et se fond ; mais il cristallise de nouveau j aussitôt que la température s'abaisse^ 11 est cooiplétemeot insoluble dans Teau ; mais l'alcool le dissout facilement à chaud. A la température de y 5^ centigrades , ce liquide en prend les o,o5 de son poids ; mais k la température de i6<> centigrades, il en dissout à peine quelque portion sensible. Par le refroidissement de Talcool, la matière se dépose eu lames brillantes , semblables an talc ou à l'acide borique \ Il est soluble dans l'huile de térébenthine '. Par la fusion , il acquiert un aspect huileux, et exhale Todeur de la cire.foiidae. Lorsqu'on le chauffe subitement, il s'évapore ca totalité soua forme de fumée épaisse. U est soluble dans les alcalis caustiques, et la dissolution a toutes les propriétés d'un savon. U se dissout aussi dans l'acide nitrique ; mais il en est précipité par l'eau dans un état d'altération ^ ; et en effet, il s'en sépare en plus grande partie , à mesure que le liouide refroidit ; il nage à la sur&ce comme des çouttes d'huile , et semble avoir été mis à*pei»-près à l'état d'une résine par Faction de l'acide '. Fourcroy, qui esamina le preouer cette matière particulière des calculs biliaires , kû donna le noat^atUpocère^ à cause de sa ressemblance, et %vea la graisse , et avec la cire. Chevreul ne put réussir à la convertir en savon.
a. Les calcub biliaires de la seconde espèce ont la forme Deuxième 4e polygones, ce qui provient probablement de ce qu'ils 'SJ^jjPjj'^ fxistent presque toujours, en certain nombre à-la-fois, dans "
' Foorcroy, Aon. de Chim. III . aJQ.
" * ChevnBol^ Ann. d« Chim. XGV, 7,
• Gren,iW«/.V, 188.
* Fonrcroy, ibii^ III, a^?»
s Bottock, NicboUon's iootn. IV, i3t.
$i$ PARTIES DES AICIMAVX.
là vésItMle da fieL Us ont. le fiIiB ordtotirement trois angles obtos, et ressemblent un peu à deux tétraèdres surbaissés, appliqués base à base , dont les bords et les angles sont arrondis. Ces cakuk varient considérablement dans leur pesanteur spécifique. Le docteur Bostock en examina un qui i^emblait appartenir à cette espèce, dont la pesanteur spéci* fique était de o,goo *. La pesanteur spécifique moyenne de jÂx due j'ai analysés, était de \fi6\ , et ils gagnaient tous le fonade Teau. Lieur surface extérieure est lisse, et douce au toucher. Lorsqu'on les casse, ils présentent une croûte mince» composée de couches conccntricpies , alternativement cristallisées en petits rayons inclinant vers le centre. Dans tous ceux que |ai examinés, le noyau avait l'aspect de miel grenu.
Ces calculs ne diffèrent .que très-peu, dans leur composition , de ceux de l'espèce précédente , puisqu'ils consistent presque entièrement en adipodre. Dans six que j'analysai , cette matière s'élevait au-moins aux 0,95 de ta totalité. Le résidu était une substance brune rougeâtre , insoluble dans l'alcool. L'acide nitrique la dissolvait facilement ; il en résultait un liquide de couleur d'oeillet, que ne précipitait point l'ammoniaque. Sa dissolution s'opéra facilement en plus
Srande partie dans une lessive de potasse caustique , à l'aide e la chaleur. L'acide hydrochlonque précipita de la dissolution une matière, verte foncée , d'une saveur amère , so« lubie dans l'alcool, fusible par la chaleur, et manifestant la plupart! des propriétés du picromel. Le résidu , insoluble dans la, potasse, était en flocons gris ^ et ressemUait à de l'albumine dans toutes celles de ses propriétés qui'il était possible de reconnaître; mais comme la quantité ne s'en élevait jamais à plus de 8 milligrammes , il était très*diffîcile de déterminer avec précision sa nature.
^^'"dTma- ^* Je n'ai jamais eu occasion de voir des calculs de la uè^^]«uae ai' vésicule hutusine, appartenant à la troisième espèce, oa ^^^^ composés entièrement de matière jaune altérée ; mais plusieurs de ceux que Thénard examina , étaient de cette espèce.
4. On a fort peu de connaissances précises sur la nature des calculs de la quatrième espèce. Le docteur Saunders
* Bostock, Nicholson's Jouro.'LY, i36.
C01XCKtTlplgSUQ%Bl9iqVE3. 637
nous assure en avoir trouvé plusieurs égalemeat ittsoluUea dans Talcool et dans Vhuile de térébenthine. Il en est quel* queshnns qui ne s'enflamment point , mais qui devienaenl rouges, et qui se consument ^n cendre à la manière d'ua charbon'. Haller cite plusieurs exemples de calculs sem-t blanles'. Il est probable qu'ils ne diffèrent pas de ceux dci la 3.« espèce.
5. Les calculs de la vésicule du bœuf sont toujours de couleur jaune , et ils consistent dans la matière jaune de bile mêlée de traces de bile , qu'on en peut séparer par l'eau ; lorsqu'elle leur a été enlevée par ce liquide, ces calculs sent sans saveur et, insolubles dans l'eau amsi que dans l'alcooK Les peintres en font usage, quoique l^ur couleur ne soit pas permanente, et qu'elle passe promptement au brun ^*
ly. Calculs urînaires.
On sait qu'il se forme souv^t dans la vessie, ou dans d'-tn* très organes urioaires , des concrétions qui donnent lieu à une des plus terribles nu^ladies auxquelles Fespèce humaine soit sujette.
On distingua ces concrétions par le nom de calculs, d'à- Huton^ près la supposition qu'ils sont a une nature pierreuse. Ces concrétions ont pendant bng-temps fixé Fattention des médecins. A peine la chimie fut-elle appliquée à la médecine, qu'où commença à s'exercer dans l'examen des calculs urioaires ; et il fut établi diverses théories sur leur nature et leur origine. Suivant Paracebe , qui leur donna la dénomination ridicule de due/ecA , les calculs urinaires étaient composés d'un tartre mucilagineux , qui flottait dans les vaisseaux sanguins. D'un autre côté , les scolastiques les considéraient comme un mucilage particulier , cm't et pétrifié piar la cha* leur du corps. Van Helmont réfuta victorieusement ces opinions dans son. Traité de Lithiasi , qui contient la .première tentative faite pour analyser l'urine et les calculs urioaires; mérite bien remarquable, si Ton considère l'époque à laquelle cet ouvrage parut, Il démontre que les matériajïx des calculs existent dans l'urine. U les regarde comme étant
• On tbe LiTCT, p. lia.
• Physîol. VI, 567. . , . ,
• TfacDard , Méin. d'Arcaeil,!, Sg. , ! '. '
638 pÂHTiss Bxs iniukvx.
tfxmés êfunt matière terrease volatile , et dt l'e^p'it saha et Forioe , doDt la coagniatioa s'opé^e iDâtaDtaDéaient lorsqu'ils se combioeDt ensemble ; mais la présence de ce qu'il appelle scotia , qui sature h sel d'urine , empêché ceue combioaison d'avoir lieu chez les personnes en' sabté ^ Par k disrillatioD , Boyie obtint des calculs , de Thuile et vme grande quantité de sels volatils. Boerhaave les Supposa composés d'Duiie et de sels volatils. Slare essaya d'en taire TaDafyse chimique * ; Haies en obtint une quantité prodigieuse d'air. ïi leur donna le nom de fartre animai, en indiquant leur ressemblance) dans plusieurs circonstances, avec le tartre ordinaire; et il fit beaucoup d'expériences pont en trouver le dissolvant '. Les docteurs Wliytt et Âlston indiquèrent les alcalis comme dissolvans des calculs ; et ce fut dans la vne d'en trouver un plus parfait, que le docteur Black se détermina à entreprendre ces expériences qui meoècent à la déootiverte de la nature des carbonates alcalins.
On en était resté là de l'analyse Chimique des calculs j lorsoue Schéele publia en 1776, dans les Transactions de Stockholm ,une dissertatiou sur ce sujet. Ce mémoire futsuivi 4le quelques observations de Bergman. Ces chimistes célèbres dissipèrent complètement l'incertitude dans laquelle on s'était trouvé jusqu'alors à cet égard, et ik reconnurent la nature des calculs dont ils entreprirent l'examen.
Depuis ce temps, les recherches d'Austin, de Walther, de Brngnatelii , de Pearson , etc. , ont répandu beauconp plus de lumières encore sur la nature de ces concrétions; mais c'est au docteur Wollaston que nous sommes redevables des additions les plus importantes qui aient été faites k ce que nous connaissions déjà concernant les calculs. C'est ce chimiste habile qui les distingua en espèces , qui reconnut leur composition, et qui y découvrit des parties constituantes dont on n'avait pas avant lui soupçonné la présence ^. La dissertation de r ourcroy et Yauquelin sur les calculs , n|est pas d'une moindre importance. Wollaston avait ^ à-la- vérité, obtenu déjà plusieurs de leurs résultats; mais ib analysèrent environ 5oo calculs avec la plus grande précision , ce qui
* De Litbiasîf p. ai.
• Phîl. Trans. XVI, i4o,
• Vcgci. SuuII, 189-
* PUfl. Trans. 1797.
DMcripHofc
C09€lliTiaHS MOUBITIQVES. ($3^
les mit à mène de faire une classification ^s exacte que celle qu'on aurait pu obtenir, avant que la rencontre firé-
Zieute dans ces oJcub de cha^ partie constituante eàt é obserrée. Ces chimistes déconvnrent aussi dans les calculs quelques substances qu'on n'y avait pas trouvées avant eux. Il a été publié sur ce sujet uu Mémoire intéressant, par M. Brande. L'exam^ qu'il fit, de 1 5o calcuk, dans la collectioa d'un masée , lui fournit Toccasion de rectifier quelaues erreurs de ses prédécesseurs, et d'ajouter plusieurs laits nouveaux i cenx qui avaient diiéjà été reconnus '•
Les calculs nrinaires affectent ordinairement la forme d'un sphéroïde on d'un ovoïde ; quelquefois ce sont des polygones; ou bien, ils ressemblent aux. tubercules agglomérés des mûres; et dans ce cas on les distingue par fépithete de muraux. Ils varient en grosseur; tantôt ils sont très-petits, et quelquefois ils sont aussi ^os qu'un œuf d'oie , ou même davantage* Quelaues-uns ont une couleur brune foncée ressemblant à celle au bois. Dans certains cas , ces calculs sont blancs et d'un aspect crayeux ; dans d'autres circonstances , ils sont dors et d^m gris obscur. Souvent ces dirférentes couleurs se trouvent entremêlées , et dans des degrés divers d'intensité. Tantôt leur surface est polie comme celle do marbre , et tantôt elle est rude et inégale; quelquefois ils #ont recouverts de cristaux demi-transparens. Leur pesanteur spécifique varie de 1,2 13 à 1,976 *.
Les substances reconnues jusqu'à présent dans les Calculs urinaires sont :