Oxsl
de châu».
• Fonrcroy, Ann, dé Chtift. XXXII, ^^8.
• Phil. Tran9. 1797.
* Fonrcroy, Ann. de CWm. XXXIÎ, aig,
* PHil. Ttâof. 1797.
Al
64^ PAaTiJïs nus AHiiiAirx.
peme OQiiiiai9$ak-oii kurs caractères a^antqa'Ss eassentfizé ratteotioD 4e ce chimiste. Dans tooa les calculs qu'3 examiiU| Foxalate se trouvait mêlé avec le phosphate de chanx^ et ordÎDairemeiit aussi avec l'acide unque ; Fourcroy et ViMKpelin eu observèrent cependant piosieurs dans lesouelsiln'euit uni qu'à une matière aniauile. Il forme commwmeiit un calcul très-dur , d'uœ couleur verte fimcée , très-difficile à scier , susceptible de prendre le p<Ji de Fivoire , et exhalant lorscpi'il est scié 9 une odeur semblable à celle du sfemie. Les alcalis ne le dissolvent ni ne le décomposent Q ne se dissout que lentement , et avec difficulté dans Facide oitri<|ae très"étendu. On pept le décomposer par les carbonates de potasse et de soude. Il laîsseï par sa c^n^stbn, de la chaux pure , dent Is quantité s'âève aux 0,33 de aoo poids , et qu'on peut aisément reconnaiire à ie$ propriétés'* I. Hydrochio- 5. te fut Brande qui découvrit le premier U présence de ^ rhjdrocWorate d'ammoniaque dans les calculs. Founcroy et Yauquelin y avaient annoncé l'existence d'urafte d'ammonit* que. Ils fondaient principalement leur opinioa à cet égard sor ta dissolution rapide de l'urate supposé dans la lessive de potasse caustique , en exhalant pendant la dlissolution «ne odeur d'ammoniaque. Brande trouva, qu'en traitant de semblaUescalculs avec de ji'eau, il s'en dissolvait we ponioQ,et one le résidu consistait dans de l'acide urique pu#» i4a portion ojssoute était en partie de Furée et eu partie de l'hydrocblorate d'ammoniaque. U attribuait la pro^iété que le calcul a de se dissoiidre aisément, au premier de ces corps^ et au second, l'^deui: d'ammoniaque^ qui s'exhale peodapt sa dissolution. U ne, parait pas , d'aprè» ks eixpériences de Brapde y qu'il y ait présence, dans les Calculs, d'aucun sel qniiessemble ji Turate d's^uuoniaq^e *. '
6. et7» l^ présence de la magnésie etdu phosphate de fer dans lescakols , a été anpopoée par JUemani , phar-maden itslien. Il obtint de l'analyse qu'il fit d'un calcul urioaire^savoir:
||bgnésfe.*«...^,.,f*y : Si,oo.
Silice •••..p^«... . . •.. 30,00 /
l^hospbate de fer. i . . . . 21,84
Carbonate de magnésie 4)00
Perle , ,,,. 3,i6
• Fcurcroy, Ann.de Cbim. XXX II, MO. » Pha.Mag» XXXII, 17*-
COHCR^TIONS MOnfilFIQUlSS. 643
UanooDce des résnitats de cette analyse n'ayant été accom' pagnée d'aucuns détails , nous ne pouvons pas nous assurer jusgu'à quel point on peut les considérer comme exacts '•
o. Fourcroy et Vauquelin n'ont trouvé la silice que^dans deux calculs, quoiqu'ils en aient analysé environ 600. Ainsi, s. snic^i on doit la considérer comme une partie constituante très-rare de ces concrétions. Dans les deux calculs qui en contenaient , elle était mêlée avec du phosphate de chaux*. Ces deux calculs étaient de ceux qu'on appelle muraux , mais d'une couleur plus claire qu'à lordinaire; ils étaient extrêmement durs, très-difficiles â scier ou à réduire en poudre. On peut aisément découvrir la présence de la silice par la propriété qu'elle a de se fondre en verre avec les alcalis fixes , aîi^si que par ses autres propriétés bien connues* Le professeur W urzer a découvert la présence de la silice dans la prpportion deo^oi , dans un calcul qu'd analysa ; il était composé de
Phosphate de chaux 1 7,33
Acide urique 7^,34
Matière animale 6,33
Silice . • I9
Alemani trouva aussi une proportion excessive de silice dans le calcul qu'il analysa et dont nous avons énoncé les résultats.
9. Fourcroj' et Vauquelin soupçonnèrent l'existence de^. ur^. l'urée dans les calculs ; mais ce fut Braude qui eu découvrit le premier la présence. U Tobteuait en faisant digérer dans l'eau ou dans 1 alcool , les calculs qu'il supposait eo contenir^ et en évaporaot ta dissoludtm. La proporiîon dç celte 3iub* stance semble être quelquefois considéraye. Dans une analyse, M^Brandc trouva 0,36 de tu a tièrc animale, dont la plus grande partie était iudubitablen:îeiit de Turée *.
10. Ce fut le docteur WoUasion qui découvrit l'oxide to. Ojda« cystique, et qui en reconnut la nature, 11 trouva qu'un petit ^•^'
■ Ann. de Chim. LXV, wa.
• Fourcroy, idem, XXXII, Ml.
> GeUen's Journ. Second Seri«S| U 9 ^•
4 Phil.M«g.XXll, 171.
64$ ?ÂIlTt£3 DES ANIMAUX.
calcul , sorti de la vessie d'un bomme , efaiétaît cntîèremenl composé. Ce calcul était blauc, dense, facile à casser, et 3 avait beaucoup de l'apparence de la pierre calcaire magnésienne. Les caractères que le docteur Wollaston distingua dans cette substance nouvelle et particulière , étaient ceux ^uivans; savoir : i®. elle se dissout et se combine également avec les acides et les alcalis , et cristallise dansîune et l'autre de ces dissolutions. 2^. L'alcool la précipite de sa dissolution dans l'acide nitrique. 3®. Elle n'est point rougîe par l'aClion de l'acide nitrique. 4** ^1'^ "^ produit aucun changement sur les couleurs bleues végétales. 5^. Elle est insoluble dans l'eau y i'alcool et l'éther. 6^. A la distillation, elle donne du carbonate d'ammoniaque et de Tbuile , et ne laisse qu'un très'petit résidu fixe , qui est du phosphate de chaux. Cette substance •n'a encore été trouvée , jusqu'à présent , que dans 3 ou 4 calculs.
ii.M«tièf« II- Tous les calculs contiennent une matière animale, aamMb. paraissant former le ciment qui lie ensemble les autres ingrédiens du calcul; cette matière est souvent en très-petite quantité , et quelquefois en proportion très • considérable. Fourcroy et Vauquelin la consiaérèrent d'abord comme étant de l'albumine; mtis ils ont annoncé depuis s'être assurés que c'est du mucus ; opinion beaucoup plus vraisemblableoient exacte , le mucus étant sécrété par la surface intérieure de la messie, et par conséquent^ toujours présent en plus on moins grande quantité.
Telles sont les parties composantes des calculs urinaires j mais comme ces substances s'y trouvent souvent mêlées ensemble de diverses manières , il est important de poavoîr reconnahre les parties constituantes de ces différens calculs par leur aspect , et de savoir quels sont les principe^ qui s'unissent habituellement ensemble ; car cette coonaissaticé peut nous conduire par la suite à la vraie théorie de leur formation, et peut-être nous fourm'r ainsi les moyens de prévenir la plus terrible de toutes les maladies. Après avoir fait Texamea de plus de 600 calculs , Fourcroy et Vauquelin lés enl di* visésentroisgenres, et en douze espèces, dans l'ordre suivant: Genre L Calculs composés if un seul constUuant* ciaH.fio«tîo» Espèce 1, Acide urique.
«c cuu. Espèce 2. Urate d'ammoniaquo.
Espèce 3. Oxalate de chaux.
COKCRÉTIONS UO&BIFIQtJ^ES. 645 /
uSNAl IL Calculs composés de deux constituans.
Espèce 1. Acide oriqae et les phospliatesencovches. Espèce a. Acide urique et les phosphates mêlés en*
semble.
Espèce 3. Urated'ammoniaqaeetlespho^hatesen
coQches« Espèce 4* Urate d'ammoniacpia et les phosphates
mêlés ensemble.
Espèce 5, Les phosphates mêlés ou en coaches. Espèce 6. Oxalate de chaux et acide urique en
couches.
Espèce, 7* Oxalate de chaux et les phosphates en
couches.
Genre III. Calculs qui contiennent plus de deux consti" tuans. •
Espèce 1. Acide urique 9 les phosphates» et Poxala le
de chaox.
Espèce 2. Acide urique , urolc d'ammoniaque , les
phosphates , la silice.
Nousalloos présenter unexposé de chacune de ces espèces.
Esp. I . jécide urique. Sa couleur est celle du bois, avec ^•^^Fj^* des Duapces diverses <ïe jaune ou de rouge. Sa conlexture est ^•**"p**^* rayonnée et lamelleuse , compacte et fine. Sa pesanteur spé* cinque est dei,5 à 1,786, et quelquefois seulement de 1,276. Sa surface est ordinairement lisse et polie. Il se dissout complètement dans les lessives alcalines , sans répandre d'odeur d'ammoniaque. Sur les 600 calcub analysés par Fourcroy et Vauquelin, il y en avait i5o de cette espèce^ qui est la pins commune.
Esp. 2. Urate d^ ammoniaque. Sa couleur est blanche brunâtre. Sa contexture est lamelleuse ; les lames se séparent aisément Tune de l'autre. Sa pesanteur spécifique est de i ,225 a I9720. L'urate d'ammoniaque est souvent cristallisé à sa surilace. U est soluble dans l'eau chaude , sur-tout lorsqu'il est réduit en poudre. Il se dissout dans les alcab's fixes avec dégagement d'ammoniacTue. Cette espèce est rare. Brande a rendu probable que ce calcul n'existe pas, et que ceux, que Four^ croy et Vauqiielin rapportent à celui-ci, sont composés dacide urique , d'urée, et d'hydrochlorate d'ammoniaque.
Esp. 3. Oxalate de chaux. Sa couleur est le brun de suie. Sa coutexture est dense et dure ^ analogue à celle de
646 PÀATIIS DES ANIMAUX.
Tivoire. Sa surface est inégale et garnie en tofalké àe protubérances pointues ou arrondîet. Gteî par cette raison qo'oa disUngne les calcuk de cette espèce par la tpEMlification de muraux. Sa pesanteur spécifique est de i4^8 à 1)^7^; ^ exhale, lorsqu'on le scie, Todeiir de spéme. Etant cakuoé, il laisse un résidu de carbonate de chaux. 11 est insoluble dans les alcaUs, et ie dissout difficilement dans les adâes. Cette espèce est assez comolune.
Esp. 4« -^'^<P tmque et les phosphates en couches. U surface de ce calcul est blanche comme la craie , friable , ou d'apparence apathique et demi-transparente , selon que Teaveloppe .extérieure est composée de phosphate de chaux ou de magnésie. Ces calcub softt souvent gros. Lorsqulk sont coupes , ils présentent un noyau d'acide urique. Quel-
Suefois ce noyau est recouvert de couches alternatives des eux phosphates. Sa pesanteur spécifique est très-variable. Cette espèce n'est pas rare. Elle formait environ les e,02 des calculs examinés par Fourcroy et Vauquelin.
Esp. 5. Acide urique et les phosphates mêlés ensembk. Cette espèce varie dans son aspect. Quelquefois ses parties constituantes sont disposées alternativement en couches visibles; et quelquefois eues s^ont trop minces pour pouvoir être distinguées a la vue ; on ne peut les recoonaitre que par l'analyse. La pesanteur spécifique est de i ,a 1 3 à i ,789. Cette espèce n'est pas rare. Elle composait environ les o,oa5 des calculs analysés par Foiircroy et VauqueKn.
Esp. 6. Urate cP ammoniaque et les phosphates en cou' ches. Cette espèce ressemble à h quatrième par son aspect; mais au-lieu d'acide urique , son noyau est composé d'urate \ d'ammoniaque. EHe rfest pas très-commune , et les calcuk dont elle se compose sont plus petits qite ceux de la quatrième espèce.
Esp. 7. Vmte 4f ammoniaque et les phosphates mêlés. Ces calculs ressemblent à ceux de la cinquième espèce; mais ils s'en distinguent par une codeur moins jaune , et par an d^agement aammoniaque , lorsqu 00 les traite avec la potasse. Us sont petits et assez rares.
Esp. 8. Les deua: phospht^tes mêlés ou en couches. L< couleur est d'un blanc de craie. La conteitnre est lamelleuse; friable, facile à séparer, et tachant, comme la craie, la surfece d'autres corps. Les calcub de cette espèce sont souvent
CONCftÉTIONS MO&BIFIQUIS. 6^7
tnèlês avec des couches minces de phosphate ammoniacomagoésien ; ils ont un aspect spathique avec demi-transpareoce. La pesanteur spéciéqae est de i,i38 à 1^7^ ^^^^ espèce est solobte dans les acides, et ne se dissont point dans les akaUs. Elle formait eifviroM les 0,066 des calculs examinés par Fonrcroy et Vauqnelin.
Esp. pi OxeUaté de chaux et acide urique en couches. Les calculs de cette espèce ont un noyau d'oxalate de chaux , recouvert d'une couche plus ou moins épaisse d'acide urique ; ou bien , ils consistent dans un petit calcul de la troisième espèce, recouvert d'une couche appartenant à la première. On les distingue facilement en les sciant en deux. Us entraient
Îour envittm les o,o33 dans les 600 calculs analysés par 'onrcroy et Vauquelin.
Esp. 10. Oxalate de chaux et lei phosphates en couches. Ces calculs ont un noyau d'oxalate de chaux, recouvert d'une enveloppe des phosphates ; ils sont donc extérieurement les mêmes que ceux de la quatrième et de la huitième espèces ; tandis que le noyau intérieur appartient à la troisième espèce. Ainsi on peut les reconnaître facilement lorsqu'ils sont sciés. Ces calculs sont, après ceux de la première espèce, les plus nombrenx. Us formaient environ les o,ao de ceux que Fourcroy et Vauquelin analysèrent.
Esp. 1 1 . 'Acide urique ou uraie éP ammoniaque , lesphos' phates , ^oxalate de chaux. Les calculs de cette espèce ont un noyau d'oxalate de chaux, recouvert d'une enveloppe d'acide urique ou d'urate d'ammoniaque , ou d'un mélange de l'un et de Tautte; tandis que Fenveloppé extérieure est composée des phosphates. •
EsP. la. Acide urique, urate d'ammoniaque^ les phosphates^ silice. Ces calculs fessemUent beaucoup à ceux de la dernière espèce. Lé noyaU est composé de siliceet de phosphate de chaux ; il y a alots une* enveloppe d'acide urique et d'upate d'ammoniaque , et sur le tout une enveloppe des phosphates. U n'a été observé que quatre calcub de cette
Telle est la classiOcatibn établie par Fourcroy et Vauque- cu»»ifi.a.ioi. lin ; ^'est bien réellement U plus complète qui ait paru jus- dcW qu'ici. Le docteur WoUaston en avait précédemment donné une autre, qui , pour la pratique , mente sous plusieurs rapports la préférence. Elle consiste dans un petit nombre de
de WollasUu.
geores, admirablement bien distingués par leurs earaclèrfs et par leurs parties constituantes. Elle doit particulièrement fixer lattention des chirurgiens. Wollaston divise les calculs en quatre classes , savoir :
1 . Calculs uriques. Ces Calculs sont ceux composés d'acide urique, ou qui consistent principalement dans cette substance. Ils sont entièrement, ou presque entièrement, soIuUes dans les lessives d'alcalis caustiques.
2. Calculs fusibles. Ils sont principalement composés de phosphate de chaux et de phosphate ammoniaco-magnésien. Ils se fondent au chalumeau en un émail. L'acide hydrocblorique les dissout complètement ou presque complètement.