Calculs fnûraux. L'oxalate de chaux , ou 1 oxalate et le
urique.
4. Calculs de terre d'os. Le nom de ces calculs indique qu'Us sont princiualement formés de phosphate de chaux. lis sont solubles aans l'acide hjdrochlorique.
Il parait résulter des observations et expériences de M. Brande , que les calculs qui se forment dans les reins, consistent presque toujours dans l'acide urique et la matière animale. Quelquefois, mais très^rarement , ils se composent d'oxalate de chaux ; et lorsque les calculs restent dans le rein pendant très-long-temps après qu'ils y ont été formés ^ leur enveloppe extérieure consiste quelquefois dans un phosphate triple de magnésie et phosphate de chaux'.
De i5o calcus trouvés dans la vessie, et analysés par M. Brande, il en reconnut ainsi qu'il siut , la différente corn- ^ position , savoir :
16 composés d'acide urique.
4^ ........ acide urique , avec une petite proportion relative des phosphates.
66 les phosphates , avec une petite proportion d'acide urique.
12 les phosphates , entièrement.
5 acide unone , avec les phosphates et
noyau a'oxalate de chaux.
6 principalement d'oxalate de chaux.
• Phil. Mag,XX7ai, 167. î ibid. 171,
CORCRiTIONS MORBiriQUES. 649
Od voit, par cet exposé des dÎTers calculs nrinaires, cpie leurs principes coDStituans existent , pour la plus grande partie , dans l'urine. Mais on a peu de notions satisfaisantes sur la manière dont les concrétions se forment , ou sur U cause de leur formation. On a remarqué, <{ue toutes les fois qu'un corps solide pénétrait dans la vessie , il se recou* Trait promptement d une couche de phosphate de chaux , et oue ce premier noyau devenait bientôt un calcul. Il ne se lorme que très-rarement, ou presque jamais, de concrétions d'acide urique dans la vessie, i-moins qu'un noyaa primitif n'ait pris son origine dans les reins. Les graviers, qu'éva* cuent si fréquemment les personnes menacées de la pierre , consistent toujours dans cet acide. Comme l'acide oxalique n'existe pas dans l'urine , il faut qu'il se produise dans ce liquide quelque changement morbinque , lorsqu'il s'y forme des calculs composés d'oxalate de chaux. La découverte de Brugnatelli sur la conversion instantanée d'acide urique en acide oxalique par le chlore , et qui a depuis été confirmée par les expériences de Fourcroy et Vauquelin, répand un grand jour sur la formation de l'acide oxalique dans l'urine , en nous faisant voir que l'acide urique en est probablement la base; mais comment le changement a-t-il effectivement lieu? c'est ce qui n'est pas aussi facile d'expliquer.
L'ignorance où nous sommes de l'origine des concrétions Emu mînaires, nous laissant sans aucun moyen d'en prévenir la^'^u^viTc' formation , tous les efforts des médecins ont du se diriger ^** ^^'^^^ vers la découverte des substances capables de les dissoudre après qu'ils ont été formés , afin de parvenir ainsi , s'il était possible , à délivrer la race humaine de l'une des plus effroyables maladies, de celles en si grand nombre, qui l'afiBi- Sent. Ces tentatives ne pouvaient qu'être infructueuses , ou îur succès a dû dépendre entièrement du hasard, tant que les propriétés des concrétions elles-mêmes n'avaient pas été découvertes , et qu'on ne s'était pas assuré , par expérience ,
Îaelles pouvaient être les substances capables de les dissoure. Je ne m'arrêterai donc pas à pdrier des nombreux lithontriptiques'^ recommandés de tous temps, et je me bor-
* Il n'y a pas liea de croire au^aucon de ces medicamens Jusqu^à présent proposés, soit acides, soii alcalîs; aient produit quelque elFct comme oÎMoIrans des calculs.
J 650 PARTIIS DES ASTIMAUX.
nerai à Texposé des experieftces faites, par Fourcroy etTauqaelin, poor dissoudre les calculs par des injections dans le canal de Turètre , tenutîvcs fondées sur les résultats de leurs analyses des calculs urinaires«
Les parties constituantes des calculs urinaîrcs peuvent se réduire ) en ce cjui concerne Faction des dissoiTaas, aux trois principales vivantes , savoir :
DiMoiTuu. i« Acide urique et urate d^ammoniaque.