‹ Système de chimie (volume 3)Chapitre 123 sur 149 · Oxalate dç chaux · texte numérisé non relu

Oxalate dç chaux

1. Une dissolution de potasse ou de soude caustiques ^ affaiblie au point de pouvoir la garder dans la bouche, et même de lavaler sans douleur, dissout en peu de temps les reculs composés d'acide urique, ou d'urate damedoniaque, pourvu quon les y tienne plongés^

2. Les phosphates se dissolvent très-promptement dnis lacide nitrique ou dans l'acide hydrochlorique, ajffaibtis également de manière à pouvoijr les avaler *8ans qu'il en résiute d'inconvéniens , et qu'ils n'aient pas plus d'âcreté qtte l'urine elle-même.

3. L'oxalate de chaux est beaucoup pks diffidle i absoudre que les substances précédentes. Les calculs, qui en sont composés, ne soot (pie très-lentement dissous par l'acide nitrique, ou par les carbonates de potasse ou de soude, assez af&iblis pour ne pas irriter la vessie; mais l'action de ces substances est lente , et presque toujours incomplète.

Comme on ta Ces dissolvaus injectés dans la vessie, à plusieurs ret*it uMge. pj.j5^5 ^ çj retenus tout aussi long-temps que le malade peut supporter leur action sans inconvénient , doivent agir sur le calcul et le dissoudre par degrés. La difficulté , cependant , est de s'assurer de la composition du calcul ^'îl faut attaquer, afin de connaître quels peuvent être les disaolvans à employer. Mais, comme dans l'état actuel de nos conBai»» sances , il est impossible de parvenii' à trouver aucune ittéthode capable de remplir cet objet avec eerlkuâe , il ftnc essayer une ou deux (ois l'un quelconque des dissolvasd, et l'examiner après qu'il est sorti de la vessie. On injecte d'abord , par exemple , une dissolution faible de potasse ; et après lavoir laissé séjourner dans la vessie pendant une demi-heure, ou même pendant plus long-temps, si le malade

COHC&BTIOITS MORBIFIQUIS. 65l

peut le supporter, on filtre le liauide aussitôt qu'il est rendu, et on j mêle nu peu d'acide fayarochlorique ; s'il y a eu de Tacide urique dissous^ la liqueur deviendra blanche. Le précipité qui s'j fi>rme est une preuve que le calcul est formé d'acide urique. Si l'acide hydrochlorique, étant resté dans la dissolution alcaline pendant quelques jours , te précipité blanc ne s'y manifeste point , il y a heu de soupçonner dans le calcul la présence des phosphates ; et ce sera par consé-

3uent le cas d'employer en injection une dissolution faible 'acide hydrochlorique. Si , après que cette dissolution a été rendue j on y ajoute de l'ammoniaque , le phosphate de chaux se précipitera, si le calcul en est composé. Si l'une et l'autre de ces dissobtions ne se chargent de rien , et que les aymptomes ne âiminaent pas , il faut supposer que le calcul est formé d ozalate de chaux, et aroir alors recours à l'acide nitrique. On doit persister dans l'appUcatioD de oes Afférentes dissolutions , et varier au besoin leur force & mesure Sin'elles perdeut de leur efQeacicé , afin de dissoudre les diféreotes couches du calcul. Tels sont les moyens indiqués par Fourcroy et Vauquelin. Il est sans doute inutile d observer, qu'on doit évacuer la vessie de l'urine qu'elle peut conteoir , avant de procéder aux injections , et qu'il faut préalaUemeat porter la dissolution em{doyée à k température du corps humain.

Foarcroy et Vauquelin , le docteur Pearson , M. Brande, , cau^ui» ainsi que plusieurs autres chiaiistes , ont examiné ^cs calculs ûblllliriot?. trouvés dans les vessies des animaux inférieurs j et d'après ''*""* les expériences faites jusqu'à présent, ces concrétions se rapportent principalement aux trois espèces qui suivent.

1. Carbonate de ciaua:. Ces calculs, ont une couleur blanche; ils sont opaques, et on les reconnaît facilement par l'action d'addes. C'est à Fourcroy et à Vauquelin qu'on en doit la découverte. Ils se rencontrent le plus souvent dans la vessie des animaux herbivores. La chaux y a pour ciment une matière animale. On a trouvé des calculs de cette espèce dans la vessie du cheval ', de la truie* , du lapin ^ et du boeuf*.

a. Phosphates terreuùc. Le docteur Pearson semble être le premier qui ait examiné ces calculs : ils appartiennent prin-

» Pearson. > Pearson.

' Bnrgiiatelli et Fonrc^oj. 4 Foarcroj.

PAUTIES DES AKIMÀUX.

cipalement aux animaux carnivores. Ils consistent quelque* fois dans du phosphate de chaux et une matière animale ^ et quelquefois dans un mélange de phosphate de chaux , de phosphate ammoniaco-magnésien et de matière animale. On les a^trouvés dans la vessie du chien' , du cochon*, du rat et du chat' : un calcul de cheval, examiné par le docteur Pearson , était évidemment composé des deux phosphates. J'ai trouvé le calcul d'un cochon composé en totalité de phosphate de chaux ^.

3. Oxalate de chaux. Fourcroy et Vauqnelin ont observé des calculs composés de cette substance, trouvés dans la messie du chien et du rat'.

La table qui suit présente les différentes parties consti* tuantes des calculs de différens animaux ^ d'après les analyses qui en ont été faites par M. Brande. .

Phosphate de chaux ^ .

Carbonate de chaux. .

Phosphate demagn ésie

et d'ammoniaque..

Matière animale

Perle

Cheval.

Qiien.

Plusieurs calculs de la vessie du bœuf, également examinés par M. Brande, étaient composés de carbonate de chaux et de matière animale ^.

' Pearson. • Baitboldi.

' Fourcroy et Yaotnaelin. 4 AniiaU of Pliilosopbj^ II, $9. » Ann. du Mus. «THist. nat. IV, 338.

* Le premier calcul , daos la table , provenait du reio ; tous les autres e'uient des calculs de la vessie. i Pbil. Mag. XXXII» 19^-^

con-

CONCRÉTlONS MORBiPiQtES. 655

n parait ainsi, que les calculs des animaux camirores ressemblent aux calculs humains dans leur composition, si ce n'est cependant qu'on n'y a jamais découvert la présence de l'acide uriqne.

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