‹ Système de chimie (volume 3)Chapitre 132 sur 149 · I . .0 AECTIdN .IV · texte numérisé non relu

I . .0 AECTIdN .IV

r . ..,- h jy^ i^ Transpiration.

INfous avons tu que les principaux cbangemens que le sang /prouve, aju-moins autant que pous avcms pu jusqu'à pr&cot l'.b reconnaître , ont tleiidans les poumons, dans les reinS/ t't dans les artères. Dans les poumons ] il "se d^âçe du sao? une certaine quantité d'eau et de ^aa acide carbonique; et

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dans les reins, l'urine est formée et s'en sépare. Il parait aussi

3u'il est rejelé tjuelque chose du sang pendant qu'il circule ans les artères, au-moins à travers ceux des vaisseaux qui a voisinent le plus la surface du corps; car il est de fait qu'il s'émet continuellement certaines substaocesdespeaux desani* maux. Ces substances sont connues en général sons le nom de matière transpirable ou transpiration. Elles ont beaucoup de ressemblance avec ce qui est émis dans les poumons ; ce

3ui rend probable que Tune et Vautre de ce& excrétions «ont ues à là même cause; savoir , la décomposition produite dans le saog par les effets de la respiration.

On a fait beaucoup d'expériences pour déterminer la quan- goamué tité de matière qui transpire par la peau. C'est à Sanctorius *""*'*"*• qu'on en doit la première suite , et elle n'est pas la moins remarquable. Il continua ces expériences pendant ao-raoins 3o ans. Après s'être assuré de.son propre. poids, et de celui de SCS alimens , tout ce qu'il perdait en poids en excédant de celui de ses excrémens, il l'attribuait à la transpiration. Des expériences semblables furent faites depuis en France

Sar Dodart ; en Angleterre par Keil ; en Irlande par Bnran , .oberston et Rye ; et dans la Caroline par Lining. Haller recueillitle résultat de tontes ces expériences; mais elles ne donnent aucune évaluation prédse, de la quantité totale à laquelle la -transpiration peut s'élever, puisque ces savans n'ont pas fait de fsfinctioo entre la perte qui se fait par la peau , et celle qui a lieu par les poumons. Lavoisier et Sesuin sont les seuls qui aient essayé de déterminer la quantité de matière qui transpire par la peau. Seguin fut ordinairement lui-même le sujet des expénences. Il se renfermait dans un sac de taffetas gommé , et parfaitement imperméable a l'air, et ce sac éuit exactement fermé au-dessus de sa tête. On avait fait à ce sac , au devant de la bouche de Seguin , une ouverture dont on collait avec soin les bords tout à l'en" tour de la bouche au moyen d un mélange de térébenthine et de poix : de cette manière tout ce qui se dégageait du corps était retenu dans le sac , à l'exception de ce qui s'échap»

Ïait des poumons par la respiration. En se pesant dans une alance très-sensible au commencemunt de Texpérience , et après être resté pendant un certain temps dans le sac , il s'assurait de la quantité de matière enlevée par la respiration. Il se pesait ensuite sans cette enveloppe de taffetas gomnié ,

Ôefi roncTioKs des aniicaux.

et eo 8ç pesant de oouveaa après le même espace de tenipi que dans la première expérience, il avait exactement ainsi la perte de poids occasionnée par la transpiration et par la res* piration. En déduisant de la somme totale la diminution de poids indiquée par la première expérience, il déterminait la quantité de matière qui s'échappait par la traospirationdans un temps donné. On parvint à constater au moyen de ces expériences les faits suivans.

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