‹ Système de chimie (volume 3)Chapitre 30 sur 149 · On obtient ce baame de Vamyris gileadensis , arbre · texte numérisé non relu

On obtient ce baame de Vamyris gileadensis , arbre

Îii croît en Arabie, et spécialement prés de la Mecque. Les S iUmA. arcs en font un si grand cas qu'on ne nous en apporte que très-rarement en Europe, et par conséqaent sa nature ne aous est pas bien connue. On dit qu'il est d'abord trouble et liianc, dune odeur forte et aromatique, et d'une saveur amère, icreet astringente ; mais en le gardant pendant quelque temps il devient limpide, et sa couleur passe d'abord au ▼en, puis au jaune, et finit par être celle du miel. Il a la coostscance de la térébenthine '.

2. Le baume copaku est le produit du copaifera oKcinalis, arbre qui croit dans l'Amérique méridionale , et dans quelques-unes des îles des Indes occidentales. Il découle d'incisions faites au tronc de Varbre. Le suc ainsi obtenu est transparent ^ d'nne couleur jaunâtre , d'une odeur agréable, et d'une saveur piquante. Il est d'abord de consistance huileuse, mais il devient peu-à-peu aussi épais que le miel. Sa pesanteur spécifique est 0,950*.

Lorqu'aprés Pavoir mêlé avec de l'eau on le distille , il (Fanait nasse avec l'eau une très -grande quantité d'huile volatile. ^^^**** Lewis en obtint jusqu'aux o,5o du poids de ce suc' , et Schonberg retira, }ar ce procédé, de 248 grammes de baume de copahu , 100 grammes d'huile. Elle était sans couleur, très-limpide et d'une pesanteur spécifique de 0,900. Elle avait la saveur et l'odeur du baume ^e copahu , mais à

* CTest la description qne nous en donne le professeur Alpînns 9 té psr Lewis. rieuroann'sChem. p. 384.

• Scbonberg, Gehien's Journ, VI, 49^.

' I^emnann'sCheiD. p. 2$5.

174 PARTIES CONSTITVAHTBS hE$ P|R4m£S.

un pliu hâat degré. Celle huile se «(issolvai^' dans 8 parties d'alcool; mais le baume de copabu lui^méoie est beaucoup plus soluUe '• L'huile cesse dépasser a vaut que toute Teau soit parvenue dans le récipient. Le résidu e^t parconaé<pieat composé de deux substances ; c'est - à - dire , de la portion aqueuse , et d'une matière jaune grisâtre, déposée au fond du vaisseau j qui se desséche par son exposition à l'air , en devenant cassante et transparente; lorsqu'on la chauffe elle se Coud, et, présente tous les caractères d'une résine. A la distillation, elle fournissait une huile épaisse et jaunâtre , de l'eau acidulé , et un gaz consistant , pour les o,i66, dans da gaz acide carbonique , et dont le surpins paraissait avoir les caractères du gaz hydrogène percarboué ■. De ces faits , qui étaient depuis long-temps connus , on inféra que le baume de copahu est une combinaison d'une résine et d'une huile volatile, qui se dégage à une chaleur d'un degré inférieur à celle de l'eau bouillante ; mais d'après les expériences de Schouberg , il est devenu beaucoup plus probable, que le baume est décomposé dans sa distillation avec l'eau , et que Fbuile ^et la résine sont des produits nouvellement formes. DUtiiution. Loîrsqu OU distille ce baume au bain-marie , il ne passe âutrc chose que quelques gouttes d'eau, et une ou deux gouttes d'huik**. îîi l'on continue l'opéra tio.i à une température de I la à ïa5** centigrades, on n'en obtient guère plus qab lorsque la distillation se fait au bain-marie. A la température de' 36s* centigrades le baume commence à bouillir doucement, il se développe un gaz, et les gouttes se succèdent avec plus de célérité dans le récipient; à 288® centigrades il haut avec force, et là distillation va rapidement. 11 passe dans le récipient une huile limpide jaunâtre , mêlée par fois d'une ou de deux gouttes d'eau. A mesure que la distillation avance , Thuile devient de plus en plus jaune. Le baume est alors aussi liquide que de l'eau , et il bout sans se boursoufBer , ou sans former d'écume. Après cela l'huile devient jaune, et sa couleur passe au rouge brunâtre; mais elle conserve encore assez de limpidité. Schouberg obtioc ainsi de 1 a4 grammes de baume de copahu , 96 grammes

* Scbonberg Gehlen^s Journ. VI, 494*

* Idem. Gchlen^s Journ. VI, 497*

* Idem, ibid, p. 495.

dlniHe. L'eau arak une sareor aigre, et roogisMÛt le pa|^r de

dMvpu

toaroesoL H recaeiOit a, 5 cubes de gaz dont les 0,1 1 1 étaieot du gaz acide carbonique ; le surplus paraissait être du gaz hydrogène percarboné *.

L'acide nitrique agit avec beaucoup d énergie sur le baume radd^tri^ de copahu. Si 1 on en mêle une partie uvec quatre parties de cet acide étendu de deux parties dVau , ei qu'on cbâuffe le mélange, on obtient une dissolution^ jauiiârre^ âejnblable ^u baume, mais plus foncée. Lorsqu'on la distille, il vient âvec le liquide qui passe dans le récipietU^ mm huile Je couleur Tert-pomme, qui tapisse la voûte de Id cornue. On u'a pas exanuné la nature du résidu. On y aurait sans Joute trouvé du tannin artificiel, si toutefois on avait employé une quantité suffisante d'acide*.

Traité par l'acide sulfurique , le baume de copahu donne 'SâS^it^ do tannin artificiel ^.

On ne s'est point encore assuré si ce baume fournit de Vadde benzoïque. Ses propriétés semblent ne devoir pas Tcadre cette conjecture proDaBle. Il a beaucoup de ressem- Uaoce avec la terébenthme , et ainsi qu'elle, il doit coDsti^ toer une classe de corpsj'ntermédiaires entre les huiles vo- Utiles et les résines , auxquels ou pourrait donner le nom de téréhenthins.

3- Cette substance se retire du toluifera balsamum^ arbre '*""*^**^'^

Îoi croit dans l'Amérique méridionale. Le baume découle îacisic>ns faites dans I écorce de l'arbre. On l'apporte en Europe dans de petites gourdes , ou coques de courge. Il est d'ua brun rougeâtre , et d'une très -grande consistance; ^pose à f air , il devient solide et cassant. Son odeur est 5iia?e , et continue de l'être ainsi tors même qu'à la longue le baume s'est épaissi. Dans sa distillation avec l'eau, il fournit très-peu d'hnile volatile, mais il comipunique à Teau bon odeur et sa saveur : si l'ou continue la distillation , il se sublime une certaine quantité d'acide benzoïque ^.

Hatcfaett reconnut que ce baume est soluble dans les alca- d^^». Is, comme tous les autres baumes. En le dissolvant dans la

Scbonbene, Gehlen's Joura. YI, 4î>5- Idem., ibid, p.. 4f)9- * UatcfaeU, Third berics of Experimcnts on arlificial TannSn.

Pfafl. Travs. t8o6.

4 Lcifis, NeumaDD^s Chcm. p. a85

dtt Péroa.

176 PAaTiii coMtnvAMtê dis plaictxs.

moudre quantité possible de lessive de pousse, il perd eiH fièrement Podeur qui le caractérisé , et en prend une antre des plus suaves, analogue k ceUe des clous de gérofle. « Cette odeur , remarque Hatchett , n'est pas fugace ; car elle existe encore dans une dissolution préparée dans le mois de juin, et qui est restée depuis quatre mois dans un vase de verre ouvert».

UfiMidtt. Si Ton fait digérer le baume de tolu dans l'acide stilfurique , il se sublime une quantité considérable d'acide beo* ;BOîque pur. En évaporant a siccité la dissolution , et en traî* tant le résidu par l'alcool , on obtient du tannin artificiel; lé cbarbon qui reste s'élève aux o,54 du baume employé '•

Hachett trouva qu'il se dissolvait dans l'acide nitrique en présentant à-peu-prés les mêmes phénomènes que les rési* nés ; mais il acquiert l'odeur d'amandes amères , ce qui le porta à soupçonner qu'il j avait formation d'acide hydrocyanique. Pendant la dissolution dans l'acide nitrique, il se sublime de l'acide benzolque. Par des digestions répétées , il se convertit en tannin artificiel *.

Le baume du Pérou est fourni par un arbre qui croît dans les contrées chaudes de l'Amérique méridionale , auquel les naturaUstes ont donné le nom de myroxylon peruiferum. Cet arbre est plein de résine , et le baume s'obtient en en faisane bouillir dans l'eau les jeunes branches. Ce baume a la con« sistance du miel; il est de couleur brune, d'ime odejur agréa* ble et d'une saveur acre , chaude. En le faisant bouillir peu-» dant quelque temps avec de l'eau , le liquide séparé par la filCration rougit les couleurs bleues végétales, et dépose par refroidissement des cristaux d'acide nenzoïque. La liquear ne contient pas d'autre substance '. Lorsqu'on distille ce baume avec l'ean , il donne une très-petite quantité d'huile L'mpide rougeâtre. Hoffman n'obtint qu'une partie de cette huile de seize parties du baume, soumises à ta distillation ^. Litchtenberg aistilla un mélange de 6a grammes de baume et de 248 grammes d'eau ; les 6a premiers grammes d'eau qui

' Hatchett, Third Séries of Ezperimenu 00 artificîal Tannin. Phil. Traos. 1806.

• Hatchett, Second Séries of Experiments on artificial Taonin. Phil. Trans. 1806.

* Lichtenberg , Geblen*s Jonrn. VI , 4^, ^ Obsery. phys. chim. sdect. p. 7T«

BAUMES. Jf^

passèreot , étaient sans couleur , et n'avaient qu'une légère odeur de baume. Les gi grammes qui vinrent après étaient laiteux , et avaient une forte odeur de baume : il y avait au fond du récipient quelques gouttes d'huile sans couleur. Les 46graamies qui passèrent ensuite étaient à r peu -près de même nature , si ce n'est qu'ils contenaient plus d'huile. Il 3'était sublimé au col de la cornue de trois à quatre grammes d'acide benzoïque. Le feu ayant été augmenté par degrés , il passa dans le récipient i4 grammes d nuile jaune et une certaine quantité d'acide benzoïque. Il resta dans la cornue un charbon noir luisant ^

Ce baume chauffé au bain- marie , ne donne qu'une ou Action deux gouttes d'eau et quelques gouttes d'huile •. Si on le place ^* ^* *****"'' sur uo bain de sable, et qu'on le chauffe par degrés , il ne passe heo d'abord ; mais quand la température est parvenue à environ i So** centigr. , il se sublime de l'acide benzoïque. A 1620 centig., il commence à passer de l'eau et quelques gouttes d'huile. A sSS'^centig. , le baume entre en ébuUition; et il se développe du gaz. A 3 1:10 centig. Vhuile , mêlée d'un ^d'eau , passe assez rapidement, et avec beaucoup plus ^ucâération encore à 325<» centig. Lichtenberg, à qui nous sommes redevables de ces expériences, exposa pendant (feoziieqres à cette température 124 grammes de baume ; il en obtint 62 grammes d'une huile jaunâtre , et une certaine quantité d'acide benzoïque cristallisé, oui , avec l'eau, pesait 25 grammes* Il se dégagea penclant cette opération

d£cim. décim.

jfl cubes de gaz consistant, pour 1,1 cubes dans du ^az acide carbonique. Le reste brûla comme du gaz hydrogène percarboné. En augmentant ensuite la chaleur il passa une huile brunâtre , et à-la-fin une huile noire qui avait la con-

(Mcim.

sistance de la poix, et il se développa i,5 cubes de gaz, dont 1 86 centimètres cubes étaient du gaz acide carbonique. Le résidu brûla avec une flamme d'un blanc bleuâtre ^.

Une dissolution saturée de carbonate de soude forme avec d^i txaài^t le baume du Pérou unt masse épaisse , qui , étendue d'eau et chaafTée , se dissout en partie. Si l'on sature cette dissolution par de l'acide sulfurique , il s'y dépose des cristaux

' Gehlen's Jnarn. VI, 485.

• Lichtenberg, ibid.

• Jdem^ GeUen'sJonra. VI, 4^7.

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