IV. M
178 PAaTiKS GONSTiri^AHns DES PLANTJESJ
d'adde benzoîqûe. En traitant une partie du baume , avec nne partie de potasse dissoute dans quatre parties d'eau , il se forma une dissolution opaque <{ui se sépara peu-à*peu en deux portions; à la partie supérieure était une huile claire, qui tenait en suspension quelques flocons gris ; à la partie inférieure était une dissolution opaque d'un rouge brunâtre foncé. Après avoir saturé par Tacide sulfurique cette dernière dissolution , il s'en précipita une substance comme ré»neuse qui devint soluble par l'ébullition, et qui déposa des cristaux d'adde benzoïque '.
V* acidei. L'acidc uitriquc agit avec énergie sur le baume du Pérou,
3u'il colore en jaune orangé à Taide de la chaleur. Si on le istille avec une quantité suffisante de cet acide étendu , le liquide qu'on en ootient a l'odeur d'amandes amères. Lorsqu'après l'avoir sur-saturé de carbonate de potasse, on le mêle avec une dissolution de fer , il se forme un précipité qui , traité par l'acide hjdrochlorique donne de l'hydroçyanate de potasse ferrugineux , et indique ainsi la présence de l'acide bydrocyanique. Pendant la distillation il se sublime de l'acide benzoïque. Le résidu dans la cornue est d'un jaune clair , d'un aspect cristallin ; il se dissout en petite quantité dans l'eau bouillante, et se précipite par refroidissement en une poudre jaune'. Tel fut le résultat des essais de Lichtenberg. Hatchett remarqua que le résidu avait les propriétés du tannin artificiel.
Il se forme également du tannin artificiel lorsqu'on traite ce baume avec l'acide sulfurique, et il reste un cnarbon qui pèse les 0,64 du baume employé *.
st/i«c. 5. Le styrax est un suc demi-fluide , qu'on dit provenir du liquidambar styraciflua , arbre qui croît en Virginie , au Mexique , et dans quelques autres contrées de l'Amérique ^. On le retire , selon M. Petiver, dans 111e Cobros dans la mer Rouge , de fécorce d'un arbre appelé par les natureb du pays rosa mallos , et que les botanistes regardent comme • étant de la même espèce que ceux qui croissent dans l'Amerioue. On fait bouillir l'écorce de ces arbres dans de l'eau salée jusqu'à ce qu'elle ait acquis la consistance de la glu ;
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« Gchlen's Joiim. VI, 49*»
* Hatchett, Third Séries of Experimenls od arlifîcial Tannio. Phti. Trans. 1806.
* Lewis, Neoraanii's Chemîsirj, p. 291.
BAUICIS* 1^9
et on b net ensuite dans des tonneaux '. BouUlon-LagraDge a poUfé on expoaé de ses propriétés *• Sa couleur est verd^, sa saveur aromati([ne , et son odeur agréable. Il se Toktîlise aisément parla chaleur. En le traitant avec Teau , fâcide bensoïque est dissous. A l'exception des impuretés
ri l'accompagnent , il est entièrement soluble dans i'alcooL Tair il se durcit et absorbe de Toxigène. A la distillation, 'A foursit une eau acidulé , ayant Todeur de facide benzoïque, une huile chaude limpide et sans couleur, une huile colorée et solide , de Facide benzoïaue , et un mélange d'acide earbbdiqoe etd'hjdrogéne carbone. Il reste dans la cornue ua charbon léger qui contient de l'huile.
//. £)es baumes solides.
. On ne connaît jusqu'à présent que trois baumes solides , savoir :