‹ Système de chimie (volume 3)Chapitre 4 sur 149 · Malique · texte numérisé non relu

Malique

I. On reconnaît aisément Tacide acétique à son odeur parti- ^^^^^'P**cnlîère et aux combinaisons au'il forme avec les alcaUs et les terres. Vauquelin Ta trouvé aans la sève de différens arbres qu'il examina, ainsi que dans le suc acide du cicer arietinum^ qui est composé d'acide oxalique , d acide malique et ètxm peu d'acide acétique'. Schéele eu obtint du sambucus nigra*. La présence de Tacide acétique a été aussi reconnue dans ks plantes qui suivent , savoir:

Phcenix dactilifera ^.

Gallium verum ^

Rhus typhïnus '.

VJoarn. de Phys. LU , 36a. * Aniu de Chîm. Vî, i3.

^ TonrerOTy cii^ par John. Chemische tabelien der Pflanseiunia'". kM^ p. 53.

^ffS^radcTy ihiJL ! JohO| ibid.

OsiUfM.

Flaatet

4 YàHTIBS CON8TlTt7Airt£S DES PLlKTCf.

a. L'acide oxalique se découvre et se distingue aisément par les propriétés qu'il a de décomposer tous les sels calcaires, et de former avec larhaux un sel insoluble dans Teau. D cristallise facilement. Ses cristaux sont des prismes quadrllatères. Il est entièrement détruit par la chaleur.

Scbéele est le premier qui ait reconnu la présence de Fa-

l^^^^ij^^cîdc oxalique dans les végétaux. U existe a l'état debinoxalate de potasse dans les feuilles de Voxalis acetosella^ de Voxalis corniculata € de différentes espèces àerumex^ et aussi dans \t géranium acidum. Scbéele trouva cet acide à rétat d'oxalate de chaux dans la racine de rhubarbe; et De veux , Dispan et Vauquelin l'ont observé , non-combiné, dans le liquide qui exsude du cicer arietinum, Scbéele a découvert la présence de Toxalate de chaux, non - seulement dans la rhubarbe, mais encore dans une grande variété de racines et écorces. Après avoir réduit en poudre ou en tranches très -minces les substances qu'il examinait, il les faisait digérer pendant deux heures dans de ra.cide hydretbiorique étendu, et versait ensuite de TauimoniaQue en excès dans la dissolution filtrée. S'il y avait présence «l'oxalate, le bquide devenait par degrés laiteux , et il le déposait.

On a formé la table qui suit des racines et des écorces ^ont il obtint ce sel ^

/. Racines.

Alkana.

Mandragora.

Apium.

Ononis.

Bistorta.

Iris florentina.

Carlina acaulis.

Iris nostras.

Curcuma.

Saponaria.

, Dictamnns aibns.

Scilla.

Fœniculum.

Sigcllum Salomonist

(îentiana rubra.

Tormentilla.

Yencetoxicum.

Valeriana.

Lapathum.

Zedoaria.

Liquiritia.

Zengiber.

Ecorees,

Berberîs.

Cinnamomum.

Cassia fistularis.

Cascarilla.

Canella alba.

Cassia caryophillata.

^ Cieli^s AnuaU^Ul»

a. Eps^b TraQf.

Chînà. Qaercns»

Calilavan.' Simaruba»

Fraogula. Lignnm sanctam*

Fraxinns. Ulmos»

Qaassia.

L'acide oTaliqne a été également trouvé à Pétat dWoB avec la potasse , la chaux ou la magnésie , dans les

Spînacea oleracea ■.

lacbois dioica ».

i&.tropa belladonna *•

3. Le caractère prindpal de l'acide tartarique est de former TartAriq«*{ da tartre commun ( tartrate acide de potasse ) qui se précipite au fond dn vase , quand on verse avec précaution un

peu de potasse dans une nquenr qui contient cet acide. L'a* 6de tartarique ne décompose ni le sulfate , ni le nitrate, ni ThydrocUorate de chaux. Le tartrate de chaux est însoteble dans l'eau. L'acide tartarique cristallise. Ses cristaux I «MUdes prismes longs délies. Il est détruit par la chaleur. Pi^it»

S ()iiaiEoové racide tartarique dans les substances végétales u coBtttaAMti r smrames, savoir:

' Pulpe du tamarîn ^

Le fus de raisins.

Rhus typhinum ♦.

Vaccinium oxyccos '.

Rheum raponticuui *.

Morus alba ^.

Rhus corearia*.

Pinus sylvestris •••

Pinus abîes ^.

Pinus îarix*.

Sium sisarum '.

Triticum repens '•.

Leontodon taraxicum **.

4. hes propriétés qui distinguent l'acide citrique sont celles citriqa*-

• Bracoonot, John, Chemische tabelleo der Pflaazenanal^seD, p. 09. ■ * M cJandre , John , Urid, p. 54*

# Vauquelin , Ann. de Cnim. V, 93. 4 John , ihid. , p. 5o.

S ^indheio», GrelPs ADmleo , t^^, p^. 537. * Ihid, 1788, Il , 4a. 9 Hcrmbswdt. * John f p. 5o. 9 MargrafF, Johu | ièid, p. 54- {f Scbéete , Crcll^f Jours. Il » 8. Eng. Ttass.

6 PARTIES COVSTIT17ANTS5 DIS PIÀNTCS.

qui suivent : il ne forme pas de tartrate acide de potasse , lorsqu'on y ajoute de tel alcali. Avec la chaux il produit un sel insoluole dans Teau , que décomposent les itcides suUuh rique , nitrique et bydrocnlorique. ïl cristallise* facilement. La chaleur le détruit.

Pbritet On a trouvé l'acide citrique , sans mélange avec d'antres !• on&iatf. Acides, ^ans plusieurs substances végétales "*", telles que Le jus d'oranges et de citrons.

Les baies, du vaccinium oxycoccos , airelle cannebtrge. Vitis idaea , airelle â fruits rouges.

Prunus padus , merisier â grappe.

Solanum dulcamara , belle de nuit.

Rosa canina , églantier.

L'acide citrique se rencontre k l'état de mélange avec d'autres acides dans un grand nombre d'autres fruits. Le citrate de chaux existe aussi dans l'oignon. MoroxyKqot. 5. L'acîde moroxyliquc n'a été trouvé jusqu'à présent que dans récorce du morus alba , ou mûrier blanc. On a précé* \ demment exposé les propriétés caractéristiques de cet acide , ^ vol. II, p. loa. • . . V

Eoiétiqtit. 6. On n'a jusqu'à présent reconnu l'existence de Tacide bolétTque que dans le boletus pseudo ignarius. Cet acide a été décrit vol. U,p. i65.

MaiiqQ«. 7. Les propriétés connues de l'acide maUque ,sont de former avec la chaux un sel soluble dans l'eau , qui est décomposé par l'acide citrique ; de né pas former de tartrate acide de

f)otasse avec cet alcali, et de n'être pas susceptible de cristal iser. La chaleur le détruit.

puntei Schéele trouva l'acide malique dans les frm'ts des plantes

i«eoii2ëiatnt^ont Ténumération suit, qui ne contiennent pas d'autre acide, savoir:

Pans les pommes.

Berberis vulgaris , épine^vinette.

Prunus domestica , prunier des jardins.

— ^ — spinosa ^prunier épineux , pruneltém Sambucus nigra , sureau.

Sorbus aucup^ria , sorbier des oiseleurs.

coDienânt Schéclc rccounut une quantité à-peu-près égale d'acide

tcidts citriqit -

etma ique, ^ Schédc, CrcU's Journ. II , 8/Eog. Trnns.

jufiqae et d'adcfe cUricpie dans les fruits qui suirent*. Ribes grossnlaria, jTo«ei/&r à fruits velus. — ^- rubram , groseiUer rouge.

VacdDiom rojrtillns , airelle myrtille^' Crategusarîa, alisier commun.

Prunus cerasus , merisier.

Fragaria vesca , fraisier.

Robus chamaemorus , ronce sans épines* làsRVA^ framboisier.

On a aussi trouvé de l'acide luallque dans Fagave d'Ame* riqne ', et dans la pulpe des tamarins '. Dans la première de ces plantes , il est mêlé avec de Tacide taftarimie , dans la seconde avec des acides tartariaue et citrique. Vauquelin Fa dernièrement découvert , combmé avec la chaux , dans les plantes suivantes :

Serapervivam tectomro.

Sedum album , acre , telephium.

• Kmi macolatum.

• BiBéstntes espèces de cras^ula et de mesend>rianthe»

Laddemaliqueaété aufsi reconnu dans les plantes dont féaofflération suit , combiné principalement avec la chaux ou la potasse:

Bromelia ananas ' . Rubia tinctomm*

Buta, çraveolens ^. Reseda luteola.

Delphinium elatum* Stapbylea pinnata*

Portulacaoleracea. Sambucus ebulus.

Eopatorinm cannahinum. Chaerophyllum sylvestre.

Nicotiana rustica. Actsea spicata.

MirabOis Jalappa. Brionia alba.

TropœcJum majus. Syrin^a vulgaris.

Ricînus communis. Valeriana otuqioatîs.

TrifoUum melilotus. Spinacea oleracea.

* Sciiëele, CreU's JoarD. II, 8. Eog. Trans.

* HoÂnm (le "Weimar .

> Vaaqaelia , Ann. de Ghim. V, 0^. 4 Ihid. XXXY, i53. ' Adet. Ado. deChim.XXV, ?2. . .

* Braconnot « Ann. 4ç Ghim. LXV, 17^. G*e&î lui aussi qui a re- «Donu la prtfsedce de Tacide malique dans toutes les plantes eaoucccs àmja cable.

^ PARTIES COtrSTITUÀITTSS DBS PLÀirTES.

s«rbiqae. 8^M. DooovaD découvritracide sorbique dans les baies d« pyrus aiêùuparia ; il s'y trouvait accompagné diacide malique» Il recooout également la présence de lacide sorbi(|ue avec Tacide roallqûe , dans les pommes y les prunes , Tepine-vi* nette et les prunelles. D'après les observations de M. Do* novan , toutes les fois que tout autre acide que Vacide ma« lique est présent, on ne peutreconqaitre aucune trace d'acide sorbique '4 ainsi les framboises et les groseilles à maquereau ne Contiennent pas sensiblement d'acide sorbique , les acides citrique et malique existant ensemble dans ces fruits. Les caractères de l'acide sorbique o«t été décrits vol. II de cet ouvrage , p. ao4.

Bfntoïqot. g. L'acide benzoïque se distingue par son odeur aromatique et par sa volatilité à une chaleur très-modérée. Jus* qû ici on ne Ta trouvé que dans un très-petit nombre de substances végétales auxquelles les chimistes français ont restreint la dénomination de baume. Ces substances sont le benjoin y le baume de toliày le storaar^ etC

On a également découvert l'acide benzoïque dans les plantes qui suivent , savoir :

Qrigannrn mi^joraua \ Gicer anetinuin ^«

Salvia sclarea *. Fungi*.

Epidendron vanilla '.

BydroçywUij» io. L'odeur de l'acide hjdrocyanique et la propriété qu'il a de former du bleu de Prusse avec les sels oxigénés de ler, sufiSsent pour le caractériser. Depuis que Schéele a indiqué la méthode d'obtenir cet acide a l'état de pureté, on avait bien remarqué la ressemblance qui existe entre son odeur et celle des amandes amères, des fleurs de pêcher, ainsi que de plusieurs autres sfibstances végétales; mais ce ne fut que vers l'an 1802^ que Bohn observa de Panalogie entre la saveur de l'acide hydrocyaniquè et celle de l'eau distillée des amandes amères , et qu'il reolarqua qu'en mêlant cette eau avec de la potasse,

• GottiÎDg , cît^ par JoKn, Tabellen^ p. 5;k/^«U je pense que Gottliog iTâit pris par erreur le camphre pour de Taclde b^moiquie^

• BriKJ^pot, Afin. dA Ghioou LXV, q^S, » John, TabelIeoL, p. 53. . '

4 Tronst, Ann. îe CUii. XXXVI, 273 j elXUX, ^8i. ? Ibid.

leinss; ^

de ftCipiénât la propriété de précipiter en bleu les ditsok*

lk»is de fer. Ces résultats furent confirmés bientôt après

JK Schneder, qui réussit aussi à obtenir , par les mêmes

moyens 9 du Ueu de Prusse des eaux distillées des feuilles da

laurus cemsus et des fleurs de pêcher. Si Ton ajoute de^

k chaux aux eaux concentrées de ces substances, il s y forme

un hyârocyanate de chauxy car si après avoir mêlé le Iiai|ide

avec UD sd de fer, on y verse un autre acide, ibse ^[èd*

pÂte aussitôt du.bleu de Prusse. Quand on distille ces eau^ *

sur de la potasse pure, il reste de 1 bydrocyanate de pota^R/^^

et même cethydrocyanate cristalliseX'ean qui passe ne ooo*

tient point d*acide hydrocyanîqUe. Lorsqu'on distille avec de

f ammoniaque , on n obtient pomt de liqueur hydrocyanique *•

Cette découverte fut bientôt après vérifiée par les expé-

rîcttces de Gehlen, deBucholz et de VanqueKn. Bucfaolz

trouva que PhuHe essentielle d'amandes amères contenait de

Vadde hydrocyanique, qu'on pouvait l'en séparer à l'aide

des sdcalis fixes, mais non par l'ammoniaque *. VanqueLa

* ^Ihwi de Facide hydrocyanique en distillant de l'eau au bain-

ftasvt sv des noyaux d'abricot. Lorsqu'après avoir mêle la ,

JfçneiffaTec du sul&te de fer , on y ajoute un peu d'ammo*

oinpie, elle donne un précipité qui n'est soluble qu'en partie

dans Facide sulfurique : le résidu est vert ; mais en le faisant

boQÎlKril devient bleu, ce qui fait supposer à Vauqueliii que

Facide hydrocyanique y est dans un état particulier • Schrae*

der a obtenu depuis de l'acide hydrocyanique, des fleurs du

fironier sauvage ou épineux (^prunus spinosa ) et. des

lenilles du saule a feuilles de laurier (saUw pentandra ) ^;

et il y a lieu de croire que presque tous les noyaux amers

continaiem cet acide.

II. L'acide kinique n'a été trouvé jusqu'à présent que Kimqvt. dans Fécorce du cinchona officinalis^ il y est combiné avec la chaux. Voyez vol. II de cet ouvrage , pag. 191 .

] 3» On reconnaît l'acide ^allique aux propriétés qu'il a caii^ot. de produire une couleur noire avec Foxide rouge (peroxide) de fer; il cristallise, la chaleur le détruit. On a trouvé

' JoQiti. dePhys. LVl, aaf.

» Gchleo^s Joorn. I, r8.

• Ami. ^ Chim. XLV, aoO.

4 Geblen'fi Jouni. I, 394.

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