PA&TIIS DES PLANTES
farine du froment; tandis qoe Texamen du son^ dont les proportions peuvent yarier des o,33 aux o/i5 , a été négligé. Les deux substances les plus remarquables dans la urine de froment sont V amidon ^ qui en forme la plus grande partie y et le gluten^ qui est après l'amidon , la matière qu'elle contient le plus aoondamment. Il parait aussi, d'après mes expériences, que dans la farine du froment , il J a une petite portion de principe amer. U y existe également de la matière saccharine, quoique dans une très-petite proportion. Fourcroy et Vauqueiin font mention de mucuage comme étant encore 1 une de ses parties constituantes , et il leur parut aussi y avoir présence de phosphate de chaux; mais ils n'y ont point découvert de phosphate de potasse '.
L eau dans laquelle on a fait macérer pendant six heures de la farine de froment , prend une couleur opale, et devient très-lentement transparente ; elle a une saveur douceâtre , une odeur de graine qui n'est pas encore parvenue à sa maturité, et elle n'altère pas les couleursbleues végétales. L'infusion de noix de galle, le chlore, et d'autres acides précipitent cette liqueur. Elle s'aigrit très-rapidement. Lorsqu'on la chauffe j il s'en sépare des flocons jaunâtres. Si on la concentre par révaporation , elle acquiert une saveur sensiblement plus sucrée. Lorsqu'elle est sufBsamment épaissie, elle prend une couleur jaune d'or : elle a une saveur sucrée, mais qui est en même-temps acide et acre. Il se sépare des flocons jaunâtres, et l'intérieur de la capsule dans laiiuelle on fait l'évaporation , se recouvre d'une croiite de poosphate de chaux. L'alcool coagule cette eau, et en précipite une substance qui a les propriétés du gluten- U est donc évident que c^est au gluten , qu'elle tient en dissolution , que l'eau doit ses pro-
ëriétés ', et probablement aussi à im peu de principe amer. Ile contient de plus , du sucre , du mucilage et au phosphate de chaux.
«•ifU. Le seigle est la semence du secaU céréale , plante qu'on cultive en très-grande quantité dans les parties septentrio« nales de l'Europe, et qui forme la principale nourriture dans beaucoup de pays. Le pain fait avec le seigle, est plus compacte que celui de froment; il a une couleur bise , et une
• Ann. du Mu8. d'Hût. nat. N.* XXXVII, p. 3.
• Fourcroy et VauqucUn , ihid. W.« XXXVll, p. 3.
SKMKNCli. ^tlf
saTeor âoncefttre particulière , qui , pour la {^part de ceux qui en mangent, est assez agréable. Nous sommes redevables à Einhof d'une analyse très*précise de la farine du seigle. II publia le résultat de ses expériences en i8o5 *.
Après avoir formé en pflte une portion déterminée de fa- Futki«htti^ rine de seigle , on lava cette pftte dans l'eau pure , jusqu'à ce que ce nquide cessât de se colorer ou de rien enlever à la pâte. La uquenr, après avoir été filtrée, était d'une couleur jaunâtre , insipide, et d'une odeur semblable à celle du petit-lait frais. Cette eau rougissait légèrement le papier de tournesol ; eDe était rendue trouble par une addition de carbonate de potasse, de sulfate d'argent , et par l'iofusion de noix de gaÙe. Chauffée au degré de Fébullition , elle se trou- Ua , et il s'en sépara un grand nombre de flocons blancs. Ces flocons, recueillis et lavés , avaient l'apparence d^ lait^ caiUé. Ils se dissolvaient dans les lessives alcalines, ils étaient insolubles dans l'alcool , et avaient les propriétés de Valbumine végétale. Lorsque le liquide fut concentré par l'évaporation, il déposa une autre petite portion d'albumine , qu'on «iileva.OnréTapora, après l'avoirfiltré en consistance de miel, et on le fit digérer à plusieurs reprises dans l'alcool, jusqu'à ce ^'il cessât d'en dissoudre. Le résidu était blanc grisâtre et insipide; l'eau le dissolvait lentement, et la dissolution , étant tvaporée, déposa encore davantage des flocons d'albumine^
La liqueur, après cette évaporation, avait l'apparence d'une dissolution de gomme arabique , et par l'évaporation à aiccité , elle laissa une portion de matière gommeuse.
La diissolution alcoolique devint trouble lorsqu'on y mêla de l'eau. Après qu'on en eût séparé l'alcool par la distillation, il resta dans la cornue une dissolution aqueuse d'une couleur faune de vin , dans laquelle nageaient de gros flocons brunâtres. Ces flocons ayant été réunis, on leur reconnut les propriétés du gluten. Ds formaient avec Teau froide une masse glutineuse, dont le volume se contractait lorsau'on faisait bouillir l'eau. Cette masse se dissolvait dans lalcool bouillant, mais l'éther n'en prit que la matière colorante. Les «kalis la dissolvaient , et les actdes la précipitaient de non- Teau de sa dissolution.
La dissolution aqueuse , ainsi dépouillée du gluten , ayant
-* QcUen's Jouro. Y, i3i.
a8S PARTIES DBi PLANTES.
été évaporée , laissa un extrait de couleur jaune de Tin« Ea Êiisaot digérer à plusieurs reprises ce résidu dans Talcool y en retendant d*eau, en Févaporant , et en renouvelant ces opérations plusieurs fois, on enleva la portion de gluten qui y adhérait encore. Sa saveur alors était sucrée , mais âpre; sa couleur était jaune de vin ; et il était soluble dans Teau , dans falcool et danst Téther. On considéra ce résidu comme étant la matière saccharine du seigle.
iBftoiobte. On mêla la farine de seigle , ainsi dégagée de toute matière soluble dans Teau , avec une grande quantité de ce liquide ^ et on agita la liqueur à plusieurs reprises : après l'avoir laissée ensuite en repos pendant quelque temps , on la décanta. La faijne s'était aivisée en deux portions , savoir : en une substance grisâtre, qui, comme étant la plus légère , ne se déposa pas aussi promptement, et dans une poudre blanche, qui avait les propriétés de Tamidon. Par des digestions réitérées dans l'alcool et dans l'eau, la substance grisâtre se sépara en trois portions; le gluten, l'amidon et les enveloppes des semences du seigle. Telles sont , suivant Einbof, les parties constituantes de la feirine de seigle. Les proportions de ces 'différentes substances, découvertes par ce chimiste dans les meilleures semences et dans la meilleure farine de seigle, se trouvèrent ainsi qu'il suit :
Ptrfa'M 3840 Parties de bonnes semences se composaient de
Enveloppe o5o
Humidité 390
Fariue pure aSao
100 Parties de bonne farine de seigle contenaient
Albumine. ..•• 3,27
Gluten non des:>éché 9,48
Mucilage 1 1,09
Amidon •.... 61 ,09
Matière saccharine. 3,27
Envelqppe* 6,38
Perte. 5,4a
100,00 Mais la proportion de ces substances doit varier beaucoup selon le sol , le climat , et Tâge du seigle. Lé duten dn seigle diffère sous plusieurs rapporu de celui du fromenu U
9«B»titaaBtM.
SEMEKCIS. S189
€st moins tenace et plus sold^le. Abandonné à la fermenutien, il répand, ainsi que le reconnut Einhof, une odeur forte d'aciae nitrique, qui est particulière a cette espèce de gluten. L'amidon da seigle ressemble beaucoup à celui du froment Gomme celui-ci , il forme avec Teau bduillante une dissolution sans couleur, et il finit toujours par se précipitera lorsque la dissolution est abandonnée à eUe-méme pendant assez long-temps.
Einbof n'examina pas les cendres du seigle ; n^ais nous ctiKim. savons, par les expériences de Schrader, que la même quantité, analysée par Einhof, c'est-à-dire celle de 384o par« ties, fournit les suostances fixes suiyantes.
Silice 3,90
Carbonate de chaux 5,55
Carbonate de magnésie 5,55
Alumine •••••• o,55
Oxide de manganèse 0,80 ^
Oxide de fer 0^22
3. L'avoine est la semence de Yavena sativa , plante qu'on Avoioa. cultive en grand à raison de ses propriétés nutritives. It n'a
£as encore été fait d'analyse chimique de cette semence, 'enveloppe en est très-épaisse, et elle forme une proportion considérable du grain. Celle de l'amidon y est aussi trèsgrande, quoiqu'il soit difficile de le séparer aune autre substance à laquelle il est uni.
4. L'orge est la semence de Xhordeum vuîgare, plante trop Org», bien connue pour qu'il soit nécessaire de la décrire. On en fait de très-grandes récoltes tous les ans , et elle est employée en partie comme aliment , et en parue comme matière dont on retire la drèche et des liqueurs spiritueuses. Les chimistes ont examiné dernièrement avec beaucoup d'attention cette espèce de blé , afin de se former, s'il est possible, des idées précises sur la nature de la fermentation , et aussi pour parvenir à reconnaître les parties constituantes de l'orge. Fourcroy et Vauquelin publièrent, en 1806 , plusieurs observalions et expériences très ingénieuses sur cette substance *; et
* GcWen'sJonra. m, 5^5.
• Anti. da Mus. d'Hisi. nat. N.o XXXVII, p. 5.
^Qo Parties des plantes.
ati commencement de la même année, Einhof en fit imprimer une analyse encore plus étendue , ayant examiné ce grain aux différentes époques de son accroissement, et après qu'il est parvenu à son état de maturité*.
Orgt en veni. Lorsqu*on tHture des grains Jorge avec l'eau avant que la plante soit nràre , le liquide pread une apparence laiteuse. 8i l'on continue l'opération, et qu'on ajoute de nouvelles portions d'eau fraîche jusqu'à ce que le liquide passe parfaitement clair , il ne reste que la substance verte ae l'enveloppe. Par une macération dans Teau froide , suftisamment prolon* gée , cette substance acquiert une couleur grise v^rdâtre ; et lorsqu'elle est sècbe , elle a l'apparence de libre végétale. En faisant alors bouillir l'eau daus laquelle la macération a eu lieu , il sç dépose des flocons d*albumine , et en l'évaporant à siccité , elle laisse une petite portion d'extractif.
L'eau avec laquelle on avait d'abord trituré Torge , commence par être laiteuse, et ensuite elle dépose peu-à-peu une poudre blanche -, mais elle reste toujours plusou moinsopaque , même après un très-long repos. Par la fdtràtion , elle passe transparente , et il reste sur le filtre une substance visqueuse d'une couleur grise verdâtre. Cette substance a les propriétés du gluten. Lorsqu'on fait bouillir la dissolution . après qu'elle est ainsi devenue transparente et jaunâtre , elle dépose des flocons d'albumine. Cette liqueur rougit le papier de tourniesol , et précipite abondamment par l'eau de chaux, par le nitrate de plomb et par le sulfate de fer , ce qui indique la présence des sels phosphoriques.
Si l'on évapore le liquide en consistance de sirop, qu'on traite ensuite le résidu avec l'alcool, et qu'après avoir étendu d'eau ta dissolution , on en dégage l'alcool par la distillation pour séparer le peu de gluten qui y restait encore , on ob^ tient une substance sirupeuse d'une saveur sucrée , qui semblait être la matière saccharine de l'orge. Une portion de cette matière refusa de se dissoudre dians l'alcool. Elle fut considérée comme étant de l'extractif.
La pondre blanche précipitée de Feau dans laquelle Forge avait été d'abord triturée , avait les propriétés de l'amidon.
Telles sont les parties constituantes de l'orge verte , selon
♦ Gchlcn's, Journ. VI, 62.
SSMSNCSS* 291
fes expériences de EîohoL a88o parties «le cette substance lui doDoérent , savoir :
EoTcloppe verte, etc 4;^ ParUct
Albumine , mêlée de phosphate de chaax . 1 5 -^««»*«^»-
Glulen 5i
Matière saccharine 160
Extraclif. 76
Amidon • 4ao
Matière volatile iSoo
Perte 18a
aS6o
Lorsqu'aprés avoir fait macérer pendant assez long-temps Oifc mftr«. dans Tean de l'orge mûre, on la pétrit avec précaution entre les doigts dans nn linge, chaque partie du grain est délayée, à l'exception de l'enveloppe qu'on peut dessécher et peser.
Lorsqu'on traite de la même manière la farine d'orge , préalablement réduite en pâte , elle laisse un résidu brunâtre . qui est principalement composé de l'enveloppe, quoiqu'il contienne aussi des portions d'amidon et de gluten qu'il irest
{>as Udle de bien séparer. L'^au dans laqueSe la farine a été avée, dépose peu- à-peu une poudre blanche , mais die reste tonjears • trouole , quoique abandonnée k eue - même. Elle tooroe très-pr omptement à l'addité. Et,en effet, l'orge contient souvent , suivant Fourcroy et Vauquelîn, un acide , Teau dans laquelle on la fait macérer rougissant l'iniusion de tournesol : cet addeèst l'acide acétique. La couleur de cette eau est brune rougeâtre. Elle tient en dissolution une portion considérable d'une matière, qui , d'après Fourcroy et Vauquelîn , consiste principalement dans du ghiten , mais qrfEînhof trouva être d'une nature plus compliquée» comme étant composée d'albumine ou plutôt de gluten . de mucilage et de matière saccharine. Elle tient aussi en dissolution une portion notable de phosphate de chaux^
Lorsqu'on fait maoérer pendant assez long-temps de la farine d'orge dans l'alcool , ce liquide acquiert une couleur }aune ; il se trouble et devient plus odorant. Quand on le fait évaporer, il laisse une matière huileuse de couleur jaune, d'une saveur acre et d'une consistance butireuse. Cette ma*
♦ Gchlen'»Journ.VI,83.
«iga PARTIES D£S PLANTES.
tiére brûle comme une faiiile grasse , et forme un savon avec les alcalis. Elle ne se dissout qu'imparfaitement dans lalcool *"* Cette huile échappa à l'observation d'Einhof. Je robtins par un procédé semblable à celui qu'ont décrit depuis Fourcroj et Vauquelin ; mais sa couleur était d'un vert d'asperge , et elle ne brûlait pas avec la même facilité qu'une hiule. EUe avait beaucoup de rapparence de l'huile d'olive iigée j mais avec moins de consistance , et sa couleur est plus foncée. C'est à cette huile qu on attribue aujourd'hui le goût particuUer des esprits retires du grain vert. Si cette opinion est fondée , il faut .que cette huile soit dissipée ou détruite par le procédé de préparation de la drèche.
Einhof obtint de 384o parties de grains d'orge , savoir :
FjtrHet Matière volatile. •> 43o
c<m>titiuDi«f . Enveloppe 720
Farine. ...•• 2690
Total. .... 384o
Il obtint du même nombre de parties de farine d'orge;
Matière volatile 36o
Matière saccharine »... • 200
Mucilage 1 76
Phosphate de chaux mêlé d'un peu d'albumine • • 9
Gluten i35
Enveloppe, avec un peu de gluten et d'amidon. . . 260
Amidon , non entièrement privé de gluten 2680
Perte y6
ToTiï. 384o
Outre ces substances, Fourcroy et Vauquelin reconnurent dans la fanne d'orge la présence du phosphate de chaux, du phosphate de magnésie , de la silice et du fer ; et j'y ai trouvé de plus du phosphate de potasse et du nitrate tle soude. Saussure fils y reconnut aussi la présence du phosphate de potasse.
Ri^ 5- Le riz , la semence de Vorysa sativa^ a été analysé par Braconnot. 11 trouva ce grain composé ainsi qu'il suit, savoir :
* Foc Kvoy et Vauqaclio, Ann. du Mu». d'Hist. nat. N.<> XXXVIÏ,
dIM£!fC£S» . 2()i
IUe Rii
de la Caroline, d'n Piémont.
Grammes. GnaiMt.
Eau. ...... . ^ . . • . • . 5,00 7,00
Amidon. •, ^ ......... ^ 85,07 83,8o
Parenchyme .> . • • 4)^0 ifio
Matière Végélo^-animale.. . . • 5,6o 5,6o
Sacre incristàllisàble. . . . . •' * 6,29 e,o5 Matière o^emmease approchant
de Tamidon 0,71 0,10
Huile ^ o,i5 0,2s
Phosphate de chaux 0,40 o,4o
x^oo^oo 100,00
Braconnot reconnut en- outre des indices dliydrochlorate de potasse j de phosphate de potasse, d'acide acétique, de soufre , et un sel végétal à base de chaux et de potasse '.
6. Mats. C'est la semence du zea mats ou blé d'Inde, mmu Proust a fait quelques expériences sur cette substance. En la convertissant ea charbon à la manière ordinaire, elle en fournit les o,a5 de son poids. Ce charbon est extrêmement dit&cUtk incinérer. Il contient du phosphate de potasse '•
Après avoir ainsi présenté l'expose des parties constr*' tuantes des diverses espèces de b£é qui ont été examinées jusqu'à*présent, nous 'allons porter, notre attention suc les semenees des plantes papilionacées , dont les plus remarquables sont les pois, les fèves , les haricots, les lupins , les lentilles , etc.
7* Pois. Les pois, qui sont fea semences ànpivum satV'V^Àu vum, forment m\ aUment très-commuti et très-nutritif. Einhof, qui s'est , pour ainsi dire , consacré à cette branche particuh'ère delà chimie , les a examinés dernièrement dans leurs différens états *.
En opérant sur la plante verte à-peu-près de la même manière qu'il l'avait fait sur l'orge , il obtint de 384o parties :
» Ann. de Cfcira. et Phys. IV, 870.
» Kioholson'i Jonrn. XVIIl, a3t^ » Gehlcn'g Journ. VI, ii5.
394 PARTIES DBS PLANTES.
^, . Matière volatile. Sooo
Fiante Tertt. * o rr
Amidon .....*. 55
Fibre végétale 4oo
Gluten ' 70
Albumine.. . / ôS
Phosphate de chaux* « . . . ^ • • 4
Matière saccharine. 176
Extractif.. aS
Perte 77
CoM«. Eû snrvant le même procédé, 384o parties de cosse verte du pcîsj fournissent * :
Matière volatile 5i30
Fibre végétale 344
Amidon • 90
Gluten vert aai
Phosphate de chaux '. . 3,5
Sirop saccfaarin 1 B2
Perte 6jl
Les pois eux-mêmes , lorsqu'ils sont très-jeunes , sont son* veat remplis d'un suc sncré^ qu'on peut oUenirpar une légère pression* Einbof examina ceh'quide. Il a une couleur jaune verdâtre, et une saveur très- sucrée. Lorsqu'on Pexpose à Tair , il se forme à sa surface des pellicules minces» et il se
Srécipite des flocons blancs. Il subit par degrés une espèce e fermentation et devient aigre. De i44o parties de ce suc , Einhof obtint par l'analyse ' :
Albumine. 10
Extractif «8
Sirop saccharin.». i55
Ce sirop avait beaucoup de la saveur du suc brut; maïs on ne put le faire cristalliser.
Pois nftrf. Eu faisant macérer des pois mûrs dans Teau , et en em-
' Dans le même ^tat qne c«lm 9fà exûte dans \n feuilkt dies plantes. Il était mélë avec de la matière colorante Ycrtc.
• Gehlen^s Joarn. VI, il g. ' . .
* Ibid, p. lao.
plojantbn mode ^analyse sembkble k eeloi dont il s'était senri pour parveDÎr à coDDaitre les parties coasiituaiites de TiNTge, EioAof obtint de 384o parties '.
Matière volatile. • • • . 54o
Matière fibrease amylacée^ afec
les eoTeloppes des pois 84o
Amidon »...• ia65
Matière-Tégéto-aDÎmale SSg
Albumine 66
Matière saccharine 81
Mucilage ^4^
Phosphates terreux 11
Perte 229
"384^ Les j>ots ayant été rédnits en pnlpe, en les broyant dans Matièrr no mortier ayec de l'eau, et après les avoir layés jusqu'à ce "bw'ï^.^' qu'ib eussent cessé de colorer le liquide , il resta la substance appelée matière fibreuse amylacée, formant la seconde des parties constituantes ci-dessus. Ce résidu était composé en partie des enveloppes des pois , et en partie d'une matière fibreuse blanche sans saveur et sans odeur. Par la dessication. il devint jaunâtre, et il était très- facile à réduire en ponore ; cette poudre formait une pâte arec l'eau , et se dissolvait comme l'amidon dans l'eau chaude. Il présentait alors une certaine ressemblance avec l'amidon , et avait àpeu-près les mêmes propriétés que la matière fibreuse de pommes de terre •.
La quatrième des parties constituantes , dénommée ma- Mau«re ftère végéto-animale , fut obtenue de la manière suivante : v#;éio-«i»im*:# Fean laiteuse , dans laquelle on avait fait macérer les pois après qu'ils eurent déposé l'amidon, continuait d'être trouble; cependant elle ne déposait rien, et ne passait pas non nlus à travers le fihre. Mais lorsqu'on l'étendit d'un volume deau égal au sien , elle déposa peu-à-peu une poudre»dont la totalité rassemblée sur un filtre, formait la substance à laquelle Einhof donna le nom de matière végéto-animale. Cette matière se rapproche de très-près du gluten; mais comme elle en diffère sous plusieurs rapports , ainsi que de toutes les
* Gchlcn's Jonrn, VI, i3.
• ibid. p. ia3.
Ùg6 PARTIES DES PLANTES.
autres parties coDsutaantes des végétaux, on doit la consl" dérer comme un prîndpe particulier.
Sa couleur était d'abord blaoche; elle n^avaît ni saveur | ni odeur ; mais elle rougissait les couleurs bleues végétales j même après qu'on Teùt lavée à plusieurs reprises dans Teau froide. Elle était glutineuse et coUanie , et on ne pouvait la
f)étrir en pâte. Elle était insoluble et dans l'eau froide et dans *eau chaude; mais lorsqu'on la mêla avec ce liquide, elle se putréfia três-promptement. Traitée avec la cnaux , elle dégagea l'odeur d'ammoniaque. Celte matière se dissout facilement dans les lessives alcalines pures, et forme une espèce de savon; mais avec les carbonates il est nécessaire d'élever la température pour en opérer la dissolution. L'acide sulfurique la dissout. La dissolution est d'un brun clair , et si on retend d'eau elle dépose une substance blanche et filante. Les acides acëti({ue , hydrochlorique et le chlore, la dissolvent. L'acide nitrique lui donne nne couleur jaune citron. Elle se dissout aussi dans Talcool , et lorsqu'on mêle la dissolution avec l'eau, elle devient laiteuse. La teinture de noix de galle y produit un précipité blanc , abondant. L'éther et les huiles volatiles n'ont sur elle aucune action. Par la dessication elle prend une couleur brune claire , la derai-lransparence de la colle-forte , et elle devient très-facile à réduire en poudre '• Telles sont les propriétés de cette substance , autant que Einhof put les reconnaître*.
384o parties de pois mûrs , furent réduites par Tincinéralion à 1 1 a parties ; Einhof retira de ces cendres de l'acide phosphorique , de ! acide sulfurique , de l'acide hydrochlorique, de l'albumine , de la silice, du carbonate de chaux, du phosphate de chaux, de l'oxide de fer, et du phosphate ammoniaco-magnésien \ Fèvederatrai*. 8. Eiubof a aussi examiné les semences du vicia faha^ petite fève, qui devient noirâtre lorsqu'elle t^t mûre, et dont on fait usage comme aliment L'analyse en fut faite de la
' Einhof remarque qa'il a tu prendre cet aspect au gluten du froment. J^ai ob$erv<^ la même chose deux fois \ mais toutes les Jeux fois le froment cuit d^une qualité inférieure , cl a?ait clé recolle dan» une saison trés-pluviense.
• Gehlen's Journ. VI, laj.
» Ihid, p. i3î.
SSMS5CES. 297
même manière aue celle que nous Tenons de décrire. De 384o parties de levés mûres , il obtînt :
Matière Tolatile 600
Enveloppes 386
Matière fibreuse am jlacëe 610
' Amidon i3i2
Matière Tegéto-animale 4 1 7 .
Albumine 3i
Extractif, soloble dans Talcool. . i36
Matière gommeuse 177
Phosphate terreux 57,5
Perte i33,5
Fonrcroj et Vauquelln, qui firent des expériences sur cette substance, trouvèrent aussi que les cendres qu'elle laisse étaient composées de phosphates de chaux , de magnésie, de potasse et de fer, et de potasse non combinée. Us ne purent y découvrir la présence du sucre '.
9. Les haricots, sont les semences du pkaseolus vulgaris. Hu-ieoii. Us ont aussi été analysés par Einhof ; ils se distinguent par la grande proportion de matière vécéto-animale qu'ils contiennent. Einhof obtint de 384o parties de haricots , savoir:
Enveloppes a88
Matière fibreuse amylacée.. ; . . . 4a5
Amidon i38o
Matière végéto-animale, non entièrement privée d'amidon. • 799
Extractif. 101
Albumine, avec un peu de matière végéto-animale. .'.... 5 a
Mucilage » 744
Perle 21
384o' lo. Lentilles, Ces fèves sont les semences de Vervum Untuie».
• Geblen's Jonni. VI , i36.
" Anu. da Mas. d'Hist. nat. N.o XXXVII, p. 9.
* Gehlen's Joarn. VI , 545.